‹ Histoire des variations des églises protestantesChapitre 39 sur 59 · EXTRAITS · texte numérisé non relu

EXTRAITS

IMS QUELQUES LETTRES DE M. BURNËT.

Eu attendant le livre de M. Papin '', que ses infirmilh continues retardent depuis si longtemps, le lecteur sera bien aise de voir les extraits des lettres de M. Burnet, que j*ai promis ', et en même temps de savoir à quelle occasion elles ont été écrites. Ce jeune ministre, célèbre dans son parti, pour son esprit et pour son savoir, comme il paroît par le témoignage que lui rend M. Jurieu, et Protestant de trèsbonne foi^ s'il en fut jamais, a toujours cru, comme ilôt vrai , que le principe fondamental de la religion protestants étoit de ne rcconnoître sur la terre aucune autorité que celle de FEcrilure en général, sans se croire astreint à aucune tradition, interprétalion , détermination de l'Eglise, soit ancienne, soit moderne : voilà son principe, ou plutôt celui de la religion où il avoit été élevé. Zélé qu'il étoit pour son parti, il se retira comme les autres, depuis le révocation de redit de Nantes : et après avoir été fait prêtre de TEglise anglicane protestante, avec toutes sortes de bons téinoigMges, il exerça son ministère, avec beaucoup de réputaliott dans quelqnes villes des plus célèbres du Nord. Le caractère de son esprit est d'être suivi, et de pousser un principe dans toutes ses conséquences. Celui de ne reconnoître aucune autorité sur la terre, lui tenoit autant au cœur que la religion qu'il professoit ; parce que c'en est le fonde-

* La Tolérance des Protestants cl rautorité de V Eglise , imprimée en 1C9?.. M. Papin mourut 1709, dans le temps qu'il préparoitune seconde édition de cci ouvrage, que le P. Pajon, prêtre de rOriitoire , son cousin, et fils du célèbre ministre Pajon, publia depuis avec que'ques autres de ses ouvrages. {Note de Lcroi.)

' Ci-dessus, n. 112.

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