‹ Histoire des variations des églises protestantes, suivie des avertissemens aux Protestans, sur les lettres du Ministre JurieuChapitre 14 sur 55 · ET SUR L ERREUR DES PAÏENS · texte numérisé non relu

ET SUR L ERREUR DES PAÏENS

Pîi la calomnie dés ministres est réfutée par

eux-mêmes*

Mes chers Frères,

Ije reproche dldolâtrie est celui. qu'on a tour« I. jours le plus employé pour allumer votre haine /^/»*<*"^'

' ' ^ J T . . me des mi-

et doQuer quelque prétexte au schisme de vos nUtres, qui Eglises prétendues. « Si l'Eglise romaine est ^^^ •*^*^""

.--.*, , . A sent d'idolà-

» idolâtre y notre séparation ne peut être un trie, détruite » schisme ». C'est ce que dit M. JurieU, dans P" elle-méle livre de l'Unité (0 ; mais il ne le dit pas ^'^/^ j^n^ plus dans ce livre que dans tous les autres; œ discours surtout dans toutes les lettres de la dernière P*'/^*P'"^"

cipes des

année (^}; et sans cette accusation d'idolâtrie , ministreismé.^ ce ministre seroit muet. Il la pousse à un tel ™^

(>) Traité de VUrùté de PEgUse contre 3f. Nicole, en i68i. ^ C*) i68S.

a38 ÀVEaTISSEMENT

excès ^ que dans des esprits moins prévenus elle se détruirôit par elle -même; puisqu'il veut, et qu*il le répète cent fois, que nous sommes des idolâtres aussi gi^ossiers et aussi charnels que les Païens, qui ne soupçonnoiêut seulement pas qu'il y eût une création ; et qu'il prétend que nous égalons avec Dieu connu' comme Créateur, sa créature, qu'il a tirée et qu'il tire continuellement du néant , à laquelle il ne cesse de donner tout ce qu elle a , et dans l'ordre de la nature , et dans Tordre de la grâce, et dans celui de la gloire. II n'en faudroit pas davantage pour vous convaincre qu^il n'y eut jamais de calomnie plus grossière. Garqui jamais s'avisa d'égaler , par son culte, des choses où il reconnott une différence infinie par leur nature; ou de rendre les honneurs divins ' à ce qu'il ne croit pas Dieu? Nous serions les seuls dans l'univers et dans toute l'étendue des siècles, capables d'une semblable extravagance, de ne croire qu'un seul Dieu, 'et d'en adorer plusietirs, comme Dieu même, et du même honneur . que lui. Et néanmoins, sans cela, il n*y auroit rien, ôtt presque rien à nous dire. Sans cela premièrement , il n'y auroit plus pour M. Jurieu d'Eglise antichrétiennè , comme on a vu dans les précédens discours î on auroit été le plus grand , ou pour mieux dire, le seul obstacle que ce ministre tâche de mettre à notre salut. C'est Tendroit où il triomphe le plus. Car ayant bientôt laissé là les variations, trop ennuyantes pour lui, après les avoir tâtées pdr cinq ou six lettres , de peur qu'on ne croie qu'il n'a plus rien à me re- .procher, il s'avise après trois ans d'interruption.

SUR LE REPAO<!HE DE L^IDOLÀTKIE. aSg

de retomber tout de nouveau sur ma Lettre pas^ torale (0^ et s'attache presque uniquement à cette accusation d'idolâtrie. Je veux donc, bien aussi interrompre un peu la matière des varia'tionSy pour entrer dans celle-ci ; et quoique j'aie fait voir dans le dernier Avertissement W , qu'assurément il n'y eut jamais d'idolâtrie plus inno* centQ et plus pieuse que la nôtre ^ puisque, de l'aveu de M. Jurie.u y loin de damner ceux qui la pratiquent , elle leur est commune avec les saints; de peur qu'on ne s'imagine que nous ne pouvons nous dauver que par des exemples y je dé^ montrerai, par des principes avoues des ministres mêmes, que l'accusation d'idolâtrie formée contre bous ne peut subsister.

Je pose pour fondement la définition de l'ido- îîlâtde. Idolâtrer, c'est rendre les honneurs divins , rTiki & la créature : c'est, dis-je , transporter à la créa- trie ; définiture le culte qu'on doit à Dieu. Or est-il qu'il *»^'* ^« *'^'*-

* 1 r • . ^ vocalion des

est manifeste que nous ne le faisons pas, et ne maints. Dé* le pouvons pas faire selon nos principes; ce. que monstratîon, je prouve premièrement dans l'invocation des n^^o^cfu efsaints , pour de là successivement passer - aux lenepeatpas autres matières. La chose est aisée à faire « pui&- ^treun bon-

* ncur divin ,

qu'il n'y a qu'à définir cette invocation pour la ni un acte

justifier. ' d'idoUtrie.

Qu on ne chicane point sur le mot. L'invo^ cation dont il s'agit, aux termes du concile de Trente^ est inviter les saints à prier pour nous, afin d'obtenir la grâce de Dieu, par notre 5ei- x^

(0 ufux nout^eaux 'VaihQlUjues , imprimât dis i6d6. — « (») m AverL

a4o ATERTISSEMENT

gneur Jésus -Clirist (0. Or est -il que c'est là sL peu un honneur divin ^ quau contraire il n^est pas possible de l'attribiier à autre qu*à la créa* ture y n^y ayant visiblement que la créature qui puisse prier y demander, obtenir les grâces, et encore par un autre; c'est-à-dire, par Jésus- Christ, comme on vient de voir que font les saints. Cest donc si peu un honneur divin , que cest chose, dans les propres termes, absolu* ment répugnante à la nature divine, d*oîi se forme ce raisonnement : Tout honneur qui renferme dans sa notion la condition essentielle à la créature, ne peut par sa nature être un honneur divin ; or la prière , par laquelle on demande aux saints qu'ils nous aident auprès de Dieu , par leurs prières , pour nous obtenir ses grâces, enferme dans sa notion la conditiotk de la créature, c'est-à-dire, sa dépendance : ce ne peut donc pas être un honneur divin, m. Cette preuve est si convaincante , que pour

Pourquoi j^^ J^truirc , il faut nier que nous nous bornions

onditcpieles . *

saints font , à demander aux saints le secours de leurs prières, et que les Car, dit- OU, l'EgUse les prie non-seulement de "*1't^ ^"îl- prier, mais de donner, mais de faire, mais de

nent.Qucces r f ' »

façons de protéger , mais de défendre : donc on les regarde parler sont non-seulement comme intercesseurs , m'ois comme

Je FEcntu- , . ., i

re. auteurs de la grâce. Mais cela visiblement est

moins que rien.

Car celid qui prie et qui obtient, protège ^ défend, assiste, donne et fait à sa manière. Lorsqu'on attribue aux saints des effets qu'on

'(0 Dcer, tic inivc* Sanetwrum, etc &##. xxr.

sait

SUR L£ EBP&OCHE DB LIDOLAT&IS. ll^X

^t très-bien éans le fyûd qu'il faat attribuer à Dieu , on* ne fait ({n'exprimer (>ar-Iâ TeffiOacè d^ la prière : qu elle peut tout, qu'elle pénètre le del , qu elle y va fojrcei: Dieu jusque dans soa trône; il ne loi peut résister; elle emporte tout sur sa bonté; it.fidt la 'volonté, de ceux qui le craignent (0; il obéit % la voix de l'homme (^). Presfié et comme forcé par Moïse y il lui dit : Làis-i^t^moij ^ue je punisse oe peÊiplfi /^ mais Moïse rempoirtji contre lui^ et hii arrache^ pour ainsi dire> d63 mainsi la gr&ce qu*il lui demande & : egi un mot y l^jfoi peut tout^ jusqu'à transporter les monUignes (4) ; et si œla est vrai î de la piièaoe gui se fait parmi .les té^ièbres de la foi , condnen pins le s^ra-t-ilde celle, qui est formée ftu milieu des lumières des saints ^ et ^Ui^ partapt de la sainti^ aitieur de la charité ^nsommée \ porte, en eUe-méme le caractère de Dieu dont elle ^it« Ainsi les saints peuvent tout : asàis^ sur le trâne de JésusrChrist (5) , selon sa. promesse ^. nevétus de sa. puisfiancer par rttmon«où ils «pnt avec lui : comme lui » ils gom^rmènt Jés , Gentils, et les briseM a^epiwi sceptre de fer^ (^). En un^ mot , il n'y arien<{ii'ilB ne puissent ;;e)t TEonture n'hésiteipoînt.à; leur atta*ibuer>en ce sehs> ce<]u'ail-» lettre £lle ^tiribué à Jésùs-dhcist même.. y.\ "-

Q^aod.on attribMe à.la prière les éfiètade la IVtottte-pipfSsan^^fde Dieu^ ce* nVesfr pas ~li seule? ^^^J^' iaeqi( un Jiinggge bunvitnr c'est lejangàige du comme noas Saint-^Esprit et de ï^cùi\miMaeinteÉ>^moiîèi de l'efficace

'' ' de la pncre,

{}\Pm. CXU7. f ^ f!** (») Jqs. X. i4- "— ^^) Exùd. xzxtf. 9 ei #eç. — 1.4)i. Cor. xiii. a. — (5) Apoc, ii. 26. iii^ax*— (f) AV.xix. i5»

Bossu ET. Avert. aux Prot, u 16

et que, selon ^miracles fu'a faiM Elisée , disait on roi d^Idraâ notre cro- ^ ^^^^ (t). Un Pl<ot«itat|t lui diroit ici : Voiu

Tance, toute , % ^ % *. •• /.. »

la force des p^iieK mu. Ce n est pas m 4{ui les a foits ; o est

saints est ])ieu par luî et à sa prière»

pr^»!"" ^^ ^^ texte sacre poarsaît : et Giesi Mrm^ tùnta commem ii «^ùe réssu&eiîé un riwrt. Dites toujours : ce n^^toît pas lui , c*étoit Dieu % mais le Saint-Esprit continue : ef comme Giesi racwooil €ûs choses y Itt fe^hme dont il ai^it ressuscité Je Jils > umi toia^à<oup dcMnt le roi, et 6iee( s*é* criâ : iScr^netir, voilà la Jkmme , et ^kwifà le fiU ffu'EUsée tt ressuscité. Tout le peuple de Dieu parlait ainsi ^ et IW i^peloit cette femmes la femme dont Elisée <uwà fait mvte 1$ jUs (a), U ne Faveil pourtant fait que par ses prières , et je ne ctx>is pas qu'il Ait plus puissant que )e Fils de Dieu ) qui voulant roisusdter Lazare : JÊfen F^rv , dit4( &>j je 0e«P rends grâces de ce ^ anms m'ai^js exmitié.

n y a ilo»e toujoura une prière secrète d^ns tôuà les BÛrades, et iquoîqu^elle ne soit pas lou^ )oui^ exprima y il la faut 90tts--entendré^ même dans tous ceux qui se > font par une espèce <le cbmmandnnenl \ puisque c'est tou|ourB la foi et rinvopation ^u nom de fiieii qui fait tout. Cest pourquoi k roi de Sjrrîe toivoit a« roi d'Israël i Jf^ ffom ûi em^ojré Sfmeman, efim, ^ue ahhu le gsérissiee de se lèpre (4); ii vottluit <fire qull le fil; ffféôr par Elisée. Ils entendoient pourtant kâèn ifu'îl ne le fcroit que par sa prière; puisque

4». !^) IF. iky. W.S.

SUR LE RBPHOCHB p£ |.^IDOLATRIE. à^i

]!faamaD dit ce$ paroles : fy pensais qu'il vien* droit à moi, etçfte s*i^pprochant , il ittmçuèroit Ip Mm d^ 4on IHeuyetme tawheroit de sa main, et me giériroit (0. Ainsi Foffet pst attnbué k gelui qui prifs et qfii obtieat ; et si Ton a^eiqpfime paf toujours ia prière , c'est que la chose est si daire , ffiotk la regarde comoie toujours aous^^nteadue. L'Eglise dit tant de fiais, dans ses oraisons, que pe qiii*^e e^re des saints , elle Tespère par leur intercession et parleurs prières, qu*elle sait qn*il n est pas possible qu'on l'entende jamais antrement, ni quon attende autre chose dn secours des saints, qu'une puissante intercession* auprès de Dieu, par Jësu^-Gbrist. Il n'est pas toujours nécessaire d'exprimer dans les prières ce qu'on sait déjà. Je vous prie, disoit E}isée au pro^ phète Eue C^), que votte double esprit soit efi, ' nun, ou que votre esprit soit en moi oi^ec abonr dance ; et Elie lia répondit : Fous demandez une chose diffieUe : toutefois si vous me voyez lorsque /e serai éle^i , cela sera ; et il avoit dit ^auparavant à Elisée : Que voulez -voidsqme je vous/assp f comme tout étant en sa main , parce qu'il est en celle de lÂea , qui ne refuse rien à ses amis, Ils se parïent de Dieu ni l'un ni Tautre. En savoieat-ils inoias que c'éioit Dieu seul qui pouvoit donner son e^rit? A Dieu ne plaise ! H ne faut point abnser de ces laçons de pailer^ mais aussi uèfeutHl pas tomber dans la pet^tefisp de croirç qu'on déplaire h Pieu en so^5-enHen-

a44 AVEUTISSCMEirT

dant une chose dsure y comme s*il ne voyoit pas les intentions y 6u qu'à l'exemple des ministres ^ il fût toujours attentif à ëpilogner ^ur les paroles. L'Eglise ne manque point de bien instruire le peuple que la puissance des saints est dans leurs prières. Ecoutez le concile (0 : <c II faut enseigher 3» avec soin que les saints prient ; qu il est bon » demies appeler à son secours ^ pdur nous obtenir » les grâces de Dien par Jésus <» Christ ; quil est j* bon d'avoir recours à leurs prières; qu'il ne » faut point assurer qu'ils ne prient pas pour » nous y jd que ce soit une idolâtrie de leur de- » mander qu'ils prient en particulier pour cha- » cun de nous ».. Voilà leur prière répétée cinq ousU fois en dix lignes , afin que nous entendions que les saints, encore un' coup , ne sont pûissans qu'en priant pour nous,

. Il n'y a aucfin de nos catéchismes où il ne soit ' exprimé soigneusement que Dieu donne, et que less^int^ demandent. Si nous leur attribuons du pouvoir auprès de Dieu , c')est qui3 Dieu , qui leur inspfre tout ce qu'ils demandent , ne leur peut ' rieur refuser. Nous imputer une autre pensée et nou&.chioaner sur les mots , c'est faire le procès à l'Ecrittire , où il est écrit taiit de fois : Que l'au-mâm éteint, i^ péché. (^) ; ^u^ la prière de la foi saupie le malade (^) / et cent autres choses sembla* blés ; et reprocher à Jéslis-^Ghi'ifit même qu'il n'a

pasjparlé^correctement quand il a dit; « Gv^ériissez

WDècr, de invoc. SS. sas. xxy. — W Tob. xii. 9, et in S,ScnpC, putiim* — *(^) Jac. Y»i5, , , \

SU& LE &EV&OCm ]>B l'iOOLATBIE. ^4^

» les malades, piirifieï I^ lépreux , ressnscitei» k& » morts y chassez les dépions; vous avez reçu gra- » tuitement , donnez de mèm^e C^) ».

Cest en cette . confîaixce que saint Âognstiii , T. un si sublime docteur , un théologien si exact , loue f "^f ^ ^*^ la prière d'une mère qui disoit à saint Etienne : tin, de saint « Saint martyr , rendezr-moi mon fils, vous savez ^^'^® ®*.****

..11 . ,., antres saints

» pourquoi )e le pleiu-e , et vous voyez qu il ne me ^^^ ^^^^^ » reste aucune consolation (^) », Cest qu'il étoit martyrs. mort sans baptême^ Saint Augustin ne s'avisa pas de chicaner cette femme sur ce qu elle disoit au martyr \ Rendez-moi monjîls. Il savoit bien qu'elle n'ignoi oit pas à qui c'étoit à le rendre , et à don* ner l'efficacité aux prières du saint martyr. Saint Basile demandant les prières des saints quarante ' martyrs , les appelle .« notre défense et notre re- 3> fuge , If s protecteurs et les gardiens de tout le » genre humain (3) ». Saint Grégoire, évéque de Nysse , son frère , prie saint Théodore « dé regar- » der d'en haut la fête qui se célébroit en son M honneur (4). Nous croyons, lui disoit-il, vous » devoir le repos dont nous jouissons à présent ; » mais nous demandons la tranquillité de Tave- » nir ». Saint Astère, évéque d'Amase, contem* porain et digne disciple de saint Chrysostôme , introduit dans son discours un fidèle qui prie ainsi saint Phocas : k Vous qui avez soufiert pour Je— » sus- christ, priez pour nos souffrances^ et noa » maladies^ vous avez vous-même prié les mar-

0) HfatL Xy ete, — (*) j4ug. Serm. cccxxiV , in nat. Afar. alias xxxni. de dipert. tom, r, ooL 1279. ^* i?) OraU in x&. Mari, ^* (A Orat. in Theod.

» tyrs y ^VhM que de Tétrë i dors Vous ave^ trouvé » eit cherdiàtit) màintëhàtit (|ue tous possédez ^ » donnez-nous (0 >>. Ssiiht Grégbire dé Nazianze a prié saint Gyprieti ëi saint Atlianase « de le 3tf re^aitier d*eii haut ^ dé gouvertier Ses discours » et sa vie^ de paitré atéc lui Son troupeau y de ^ lui donneï* ilûë ëbnhoissance plus parfaite dé 34 la Trinité , et enfin de le tirer où iîs étoienl , )) de le tQiettre avec eux et avec leurs sembla* » blés (^) » . Les autres Itères ont parlé de même. Si ces grands saints ignoroiént que Dieu donnoit toutes choses j et crdyoient les recevoir des saintes amek autrement que par leurs prières , ils ne sont pas seulement y coihmé lé veut lé ministre , des Ântéchrists coMmencés, mais des Antechrists consomitiés, ou quelque chose de pire.

"VI. RévéïlotiS donc y et disons: Idolâtrer est rendre

Cc«t chose jj i^ créature lés honneurs divins; Or prier les

claire par la , *

raison ^ et saitits de prieJT , c est si peu uh honneur divin , que d\imears ex- ^'^g^ chose qu'il n'est pas possible d'attribuer à

presaëment -, ,.* x ^ . » i

révélée de " autre qu à la créature : ce n est doriic pas un Dieu , que hduneur diviki ^ ûi énfitl rien au-déssuk de la créan'esi^***^'^**'^ titre , puisqu'au conti^aire son apanage naturel honneur di« est qu'ùn lui demande de prier.

Et cela n'est pas seulement cohstant pat* la ratson liàtuhellè ; c'e^t une chose expressément révélée dé Dieu y puisque saint Paul a dit à la créature , et qu'il a répété souvent : Mes Frères ^ priez pour mai. C'est donc chose révélée de Dieu, en termes formels , que demander des prières ne peut être un honnem* divin ni au-dessus de la

(0 Hom. in Phqç, — (») Orat. XViii, etct

Tin.

SUE LE KIMIOem MS L-IBOLATRIE. ^4?

créature. U n*en feudroit pas davantage pour confondre M* lurieu et tous, les ministres. Car -voilà y en termes pnéois , çeitie demande : Prhv pour nous , déclarée pat itn apôtre un jbioiinetir imoiain et ooavenable à la créature. ; or cet Ikhi-i n^nr^ qtù est humain en le fai^ftnt aux fidèles quj' sont sur In terre , ne peut pas devenir divia enle faisait aniL eq^iits bienheureux f pui^u'on fait Tun et Tautre dans le mente esprit de demander* la société des prières de nos frères.

Une reste à vos nûnistres qius de nier y coi9m0 Wils osent le fan^^ ilue nous prions le» bienheui^nx ^ Calomnia ^apnîs mm le màne espnt que nous prvms noe très, qui yeafrères. Mais c'est là nous contredire dans U ohose ^^^^^<^^ ^^ du monde la plus daire^ puisqu'il est dair, et Jiç po^âc! attesté par tous les actes de notre religion ^ que msndonsaux nous ne demandons aux plus grands saints et ""^^^/""^^ même à la sainte Vierge que des prières* Cest ce des prières , qne démontrent tous nos conettes, tous nos cité- ^" "P® °^"* cfaismes^ tout notre service, tous noâ ntuds, et dans an auen un mot; bons les actes de notre retigion; et treespritqne pour en venir à un tsemph , c'est ce qui parok ^f^tuT'Sa dans le Confiteor^ prière si familière à tons les terre. fidèles, oik ^après avoir confessé nos pédiâ à Pieu, à ees anges , à ses saints et à nos frères pré^ens, pour noua àumâier non*seulement devant Dieu » mais encore devant toutes ses enéattires, nous finifisons en disant : Je prie Im saùOe Fserge, tes saints mn^y^aànlJean^BepÊifiêe, saint Pierre^ smnt Pmul^ m» ks mUres saints, et ^voêbs mes fihres > sks prier pour moi notre Dieu ieut^pm»* sont.

a48 AVEkviêSEHan ^

Vous le voye^y mes chers Frères; nous ne

prions point les saints et la sainte- Vierge eUe^

même de prier pour qous autrement que nous en

prions nos frères , parmi lesquels nous vivons^

Cette prière adressée à nos frères viians • «riso

nous j se trouve , en termes formels-^ dans TEeri^

ture ; donc celle que nous adressons aux saints

qui sont avec Dieu , étant de même nature , eslt

clairement autorisée dans l'équivalent.

^^^^ Qui veut voir combien ce raisonnement em-

cances du' barrasse les ministres, n'a qu'à entendre les ex-

minUtre Ju- travagauces où il jette M. Jurieu.r II entreprend

"®"' . *7^ de prouver que la glorification des bienbeureux

est moins est un oljstade à cette prière qu'on leur pouproit

permis de faire; et la raison qu'il en apporte, est, dit- il ^

prier etd DO- ,.■. •.**•• i if i

norer les ss. " ^^ ilseroit moins crimmel d invoquer un homjùOLe danslaglûî- » sur la jterre , que de l'aller cherdier dans les re. que lors- ^ deux. Sur la terre, uu homme estloiu. de Dicttî

quilssontea . '

cette yiei ^ U cst OU il parott être quelque chose étant seul ; » mais uni à Dieu , réuiii à sa source , comme un » fleuve est réuni à l'Océan quand il é'y est jeté ^ •» il* n'est plus rien , il est englouti et abtmé, pour » «ainsi dke , dans les-ray ons de la gloire de Dieu »v X^ueljie^ vision de :s'imaginer qu'un bienheureux ^ uni à Dieu , n'est plus rien , qu'il n'agit plus et ne vit plus ! C'est du Dieu des Siamois que le ministi'e veut sans doute parler. Que si l'on dit que c'est une exagération qui fait voir qu'à comparaison de la gloire immense de dieu , celle de la créature doit être comptée pour rien , il faut donc avouer en même temps que le bienheureux, loin d'être clTectivement anéanti et sans action. dans

SITU LE KEPftOeSfl Dt L11>OLÀTKTS. 2^Q

ce glorieux état/^st'«iu'Coiitrinre d'autant plus^i Tk ^i agît d'autant |fliM> qu'ils est plu8 intimelnent uni à la ^iirce de la .vie et à' la plénitude de Tétre. -S'imaginer maintenant qu'il n'est plus pef^^ miaderhonorer dans cet dtat, oe seroit dire en mlnie tempa qu'on ne le peitt plus honoret* ni glorifier y à cause qu'il est arrivé ;au confie de la gloire^ ce qui seroitia plns> grossière de toutes les absiirditâs.;

Que Veut .donc dire ce yain discours de votre ^^ - i^mînîstte : tt On e^t ob%é de s^'absténir de rendre ^ i

^ cours et aïK-

» tout- hominage à un sujet en présence de so^ surdités du » souverain , et Ton ne ser» pas obligé de s'abste^* mémcnimis- » nir. de rendre un culte religieux à une créature ait'qu'îlnest » devant le GréKteur »? Quand on tient de pareils pas permis discours ^ où il n'y a qu'un son éclatant et des . *!^ j'*'^^* coulei]|i*^ ^>dcieu5es y on montre bien qu'on* oç Diea. veiift qu'éblouir le monde. Car laissant .à part l'équivoque du tenue de re/i^ieux* dont on parlera- bientôt , demandez:^ mes Frères , à votre nuH nisire, s'il, permet de louer et de glorifier les bi^nh€m*eux: Esprits dan^ l'état de gloire o£i ils sont. Voilà donc cette espèce d'hommage , puisqu'il veut l'appeler ainsi ; et pour parler plus correctement , voilà les justes louanges et la glorifia cation rendue aux saints y sous le» yeux de Diéu^ sans qu'il s'en ofiènse. Niera-t-on que les Touanges soient un culte, et les louanges de Dieu la principale partie du culte divin? Donc les louanges des sainta sont un honneur qu'on leur rendv Ou sait-bien ^ et il ne faut pas se tourmenter à nous l'expliquer y qu'on ne les loue pas comme Dieu; mais enfin en les louant on les. honore. Le. mi-

s5o ATEtTISCEVEITT

nistre nous dira, quand il kii plaira y si cet hoit^' neur qu^on leur rend', pow Famour de Dieu, est religieux èa profanèi fin attendatit, il est con* Etant qu'on ne les regarde pas devant Dieu ëcimmé des riens, puisqu'on les loue à ses yeux, et que cest là propremeift qi|e nous les devons gtorifier , puisque c'est là que Dieu les glorifie. X. La ' comparaison des rois de la tierre montre

•bsurdités ^^^^ encore quon ne s'entend pas« Gër sans duméotemi- parler de certains honneurs qu'on rend tiMs les ^"^^ {ours SLVùL énfans des rois en présence de lêttt

Père, et qui rejaiUissent sur les roie mêmes, ce qui montré qu'on peut honorer les enfims de Dieu devant leur Père céleste ; et oh est-oè* qu'on ks honorera , si Ton ne les honore paâ devant Dieu et sotis ses yeux? Où est-oe que Dieu n'est pas? Où est-ce que la foi ne nous le représente pas dans sa majesté et dans sa gloire 7 11 tie fe^droit donc jamais honorer nos frères, ni les prier de prier pour nous. Car nous ne le pouvons faire qu'en les regardant sous les yeux de cette suprême Majesté. Et d'ailleurs peut -on ne pas v^ir que ce qui oblige à supprimer devant les rois certains honnettiiB qu'on pourroit rendre aux autres hommes en leur absence, c'est qu'après Coût le roi n'est ipi'un homme , et l'honnear qu'on lui rend est un honneur fini , qu'un autre faonneur peut partager et dimihner ; mais rbonneut* qu'on rend à Dieu n'ayant point de boraes, puiaqu'on y regarde toujours la di^oportion de criéature à créateur, qui est infinie, Dieu ne peut rien perdre du sien, quand on honore ses serviteurs, qu^on ne regarde au contraire que comme un foible

Autre raî* son du mi-

SUH LB RËPilOeàB âB L^tDOLATHIB. âSt

écoulement de sa grandeur infinie; et qu'on i^egarde toujours coiùme d autant plus revêtus de ses bienfaits > qu'ils 66ht eUx- mêmes plus grands. Il n'«a est pas ainsi des rois. Les hommes n'en tiennent paâ toutes les belles qualités d'esprit et de corp^ qui leur attirent du respect. Mais tous les avantages que noUs rëvâronâ datis les saints, leur viennent de Dieu ; et dès qu'ils sont connus comine tels, s'ils provoquoiént Dieu à jalôusiei Dieu œroit jaloux de lui-^meme^

Mais^ ydci une autre raison de votre nunistre i xi. « Quand vous dites k un saint vivant : Pi'iea pour » nous, vous nen faites pomt.un intein^sseur ni«tre, qui » qui soit médiateur auprès de Dieu 5 ciar il n'est " déiruii » pas plus auprès de Dieu que vous .• il h*est point Lu^^ti^n » entre Dieu et vous : ce n'est qu'une )ottotioti de desmiiiuzce a» prières que vous demaiidés ; mais quand vous ^^^ ^ ^*'' » dites à un saint qui est an ciel plûë f>rès de » Dieu que Vous, et téul près de Dieu : Priez polH^ » nous y vous eh faites nti int^cessiâur posé prhà » de Dieu^ un médiateur entre ttèti et vous >; Dans quelles Subtilités s'embarrasse l'esprit littmain , et quel vain tôuhnent il se doûne , quand il ne veut pab ouvrit- lés yfeux à la Véiîté? Un bittiheureux est uni à Dieu par la charité t un fidèle qui est sur la terre lui est ix'ùi par le méinê ùœud, et c'est la même charité partout ; plil^ùe saint ' Paul a prononcé çûe ia charité ne se petdjà* Inaù (0, et par conséquent ne Se perd pas même dans k gloire, comme la foi et Tespérance s'y perdent. Si c'est la même charité, elle nous unit avec Dieu et entre nous, tant dans le ciel que

(0 /. Car, Xiii. 8.

sur la terre , en sorte que tous eoseDible nous ne faisons quun même corps de Jésus -Christ. Les saints voient ce. que nous croyons; mais toute la perfection de la gloire est renfermée dans la foi y comme le fruit dans son g^me. Les saints ne sont donc pas: entï'e Dieu et noiis, à parler dans la précision d'une saine théologie; mais ils sont nos membres et nos fi^ères^ (pu .ont accès comme nous par le même médiateur ^ qui est Jésus - Christ. De 1^ se forme ce raisonnement tiré des principes du ministre : Ce n* est point ofiènser " '■'■ lyien ^i Jésu9-C\^xs% Çi^e de demander aux sennU une jonction de prières, (Ce sont les paroles du ministre qu on tient de voir» ) Or nous ne demandons. au2^ saints qu'une jonction de prières, . ' .. Ce n est point mettre les saints entre Dieu et jious, que de les regarder comme unis, à nous : (cesl encore Je principe du même ministr^. ) .Or nous ne regardons les saints, qui sont daps la gloire^ que comme unis avec nous par (a dbarité en un mêm,e coi^ps de Jésus-Christ ; nous ne les mettons donc pas entre Dieu et nous, comme nous y mettons Jésus* Christ; et à proprement parler ^ il n*y a que Jésus - Christ se.ul à qui nous .rendions cet honneui*; puisqu'il n y a que lui seul que nous regardions comme écouté par lui-même ; tous leâ autres y qui prient dans le ciel ou sur la terre ^ ne Tétant uniquement que par lui ^ ainsi qu on vient de le, voir par le concile de Trente, et qu*on Id verra encore plus évidemment dans la suite, ^îï- ^ Il s'ensuit de là clairement que les prières qu'on res"qu'oû adresse aux saints, loin de nous détourner de adresse aux Dieu, nous y unissent, ce qui se démontre en .

Stm LE RENLOGBE DE LIDÔLATHIB. a53

cette sorte. La prière^dotit Dieu est toujours le pre^ «aînts, loîii mieret le principalobjety ne nous peut détourner ^® "°"* ^^'

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de Dieu; or est-il que Diéu est toujours le premier Dieu , nous et le principal objet de la prière que les Gatholi- 7 unissent. ques adressent aur saints, puisqu'ils ne les prient Snt'^Basiîc quedeprierDieu;parconséqQentIaprièreadressée «^ de saint aux saints ne peut jamais détourner de Dieu ceux ^^^^^^^^^

De» •

qui la font dans l'esprit de l'Eglise catholiques

En éfèt, le but de cette prière n^est pas tant de s^adresser aux saints coninie priés, que de nous unir à eux comme prians y et c'est pourquoi saint Basile ne croyoit pas détourner lés peuples de prier Dieu , en les invitant à prier les saints; panîe que les invitant à prier les sainis , selon Fesprit du christianisme, c'étoit leur dire en d'autres paroles , comme il l'interprète lui-même ': Que éos prières se répandent datant -Dieu avec celles des martyrs Uh Le dessein de glorifier Jésus-Christ est toujours le principal et le plus intime motif qui anime ces prières; c'est aussi ce qui faisoit dire à saint Chrysostôme W : « Où eslle sépulcre tfA- 9 lexandre le Grand? Mais les tombeaux des ser- 1» viteurs de Jésus-Christ sont illustres dans la ville » mattres^e, et personne n*ignore le» jours de leur ji mort, qui sont devenus des jours.de fêtes par » tout l'univers, .„ l^es tombeaux des serviteurs du

» Cruci&é sontplus magnifiques que le» palais des » rois, non tant par la beauté Je la structure* » quoique cela ne leur manque- pas, que par le » concoursrdes peuples. Car cehii qui porte la » pourpre,. y ;isiecûurJ:'luisnieipé: pour embrasser

(0 Orat in 4o Mort. — (a)^inn; jktil in tutid Cor, •

254 ' AVERTISIEHEVr

» ces tombeaux ; et ayant déposé son faste, il est » debout y priant les saints qu'ils Taident par leurs » prières. Celui qui porte le diadème choisit ua )» pécheur et un £sÛ5eur de tentes, même après » leur mort, pour ses patrons. Direz ^ vous que » Jésus-Christ soit mort , lui dont les serviteurs , 9 même après leur mort, sdnl les patrons et les » protecteurs des rois de la terre u ? C'est dans la gloire qu'il Les regarde , comme tous Toyes , et loin d'être rebuté de les honorer, sous prétexte qu'il les regardé avec Jésus^Christ, c'est au contraire pour cette raison qu'il les juge dignes des plus grands honneurs. C'est ainsi que ces grands hommes faisoient servir la gloire des saints à celle de Jésus - Christ. Le même saint CSirysostÔDie dit encore ailleurs i^l : te Allons souvent » vi^er ces saints martyrs, toui^ons leurs çhâs- « ses , embrassons avec foi leurs saintes reliques, » afin d'en attiiier quelques bénédictions sur » nous; car comme de braves soldats montrant » aux rois les plaies qu'ils ont'reçues pour leur » service leur parlent avec confiance , de même » ceux-ci , en montrant leurs têtes eoupées, ob- D tiennent tout ce qu'ils veulent du Roi du ciel >j. XIII. Ce beau passage de saint Chrysostôme a tel-

Passage lement touché Œcolampade , un des Prétendus pade.^ *™" Réforiùateurs , qu'il l'oblige à parier ainsi dans }es notes qu'il a faites sur cette Homélie : <c Je » ne voudf pis pas oier .que les . saints np priant »' pour nous ; je ne voudrois pas dire non plus ^ qu'il fût assuré que ce f&t une impiété et une

8im LE BIP&OCHS DB U IDOLATEIE. ^55

91 id6lâtriè d'implorer leur protection. Les saints » sont tout embrasés de charité dans le del : ils » ne cessent de prier pour noua. Quel mal y a^tril » donc de leur demander qn'Hs fassent <^ quj» » nous cro]f!oos que Dieu a très^agréaUe, quoi- 1» qu'il nenous ait pas commandé de le finre »? Un ministre nous justifie contre les ministres ; et mal^ le» préventions de la secte y lorsqu'il enn tend les Pères parler comme nous , il n*ose pv assurer qine nos prières se ressentent de lldolâtrie.

Biais > dit-^co, et voici h fort des Prébendus xiy. fijéfonnés^ ou présuppose , eu priant les saints de ^^^ "'.■*" tant d'endroits d^ la terre > qu'ils ont l'oreille je dWn"nx partout f et qu'ils conuoisscnt le secret des cœurs ; ^^^g^ ^ ««x ce qni est leur attribuer une prérogative divine. ^^^^J[ Qu'un autre ministiv réponde pou* nous. Les Pré- connoissantendus B/éfonnés n'ont pas dessein d'ékverles ""^^^^ J^ an^, non plus. <pie les autres saints , an t dessus veparl'Ecri. de la créature* Cependant que nous dirent * i^ tnre, par les de ces créatitrei bienbeureuses 7 « Les anges, dit î*"*!*^!!^**'

^ ' par la raison

n M. DiûlléCO^voiwtçequi touche dbtacunde nous etpar Daillé 9 en particulier. Ils voient le péril de chacun de ™^°^' 9 novs^ce quecbaqneiîdèle craint , ce qu ildénre , » ce qu'il demande , parce qu'ils sont préseas sur » la ieire et mêlés au mdieu de nous ai. Daillé en £alt-ildèsdieuz y en leur donnant t^nt de connoi^ sauce, «t de nos besoins, et de nos désirs, et de tout ce qui lious touche en particxdier ? Mais c'esê, dit^'îl, qu'ils somi sur la ier^eau milieu de nous': cmnme si la connoissance dp tant de «ecrets dépendoîtuies lieaiz^ et non d'une hunière câeite,

(0 LU. i^4L XWf , p. 4fB4*

a56 ÀynfatUKMXST

que Dieu commnDÎque à qui 3* lut plalti. Quoi qu'il' en soit , on peut dire y sans: ble&setf la foi , que les anges connoissent ce qui se passée ^\sr la terre , et même nosseerets désirs. Ce qui fait que cette opinion qu^on^a de leurs counoissances ne nousiempëdiepasde lesreconnottrepanrcé qu'ils ^ont , c'est-'à-dire j pour des créatures y c'est que nous savons d'dù leur viennent toutes leurs lu*> mièreSy d'où ils reçoivent leui^ ordres , et oà'ils mettent leur fiflicité,' Nous n'avons doûÇ' pas besoin d'égaler les saiits à Dieu >• pour letir-ftire entendre nos vœux. Il ne faut que les égaler aux anges y' qui savent nefs prières^ qui les 'présentent à Dieu y qui les mettent sur l'autd céleste devant le trône de Dieu (0^ comme un présent 'agréable. Lisez le diapitrevmlde l'Apocalypse^, et me dites . pas que l'ange qui y offre à Dieu les pîtières des maints y soit Jésus - Clirist j saint Jeanine l'ap^ pelle çu*un autre ange <^)y un ange comme les autres qui paroissentidans-ce divin livre ;>un ange comme les sept anges dont il venoit de parler. Cet ange y qui n'est Qu'une créatui^é y entei^d nos vœux y puisqu'il les offre. Qu'on t^pàtia tant qu'on voudra y qu& c'est u^e idoLâtrieque d'égaler par quidlque endroit que ce. soit lès saints* à Dieu.: "l'en* conviens} mais serâ-oe encore une idolâtrie de les égaler aux anges y à qui Jésus^Christ mém^ nous apprend que sa grâee nous rendra sembla*bles 7 Us ^eronf > dit-il (3), xonime tés ^n^s de Jfieu. Mais qui. empêche qu'ils .ne le soient dès . k présent y .puisqu'ils voient^ comme les anges ^ la

(0 Apoc. vm. 3. — W Jlnd. ^ 0) Hau, «Mil 3o.'- --

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