SUR L£ REPROCHE DE L IDOLATRIE
qaée : son coi^s, qui a été nt)tre victime ^ nous attire continuellement les grâces du ciel , et Jesus -Christ ne cesse d'intercéder , parce qu'il ne quitte jamais Thumanité qu'il a prise.
Cette sublime médiation, qui ne convient qu^i Jésus-Christ seul, n'a pas empêché que le même Père y en prenant la médiation en un autre sens infiniment inférieur à celui-là, n'ait dit que les saints martyrs sont hs médiateurs de cette élé" nation ^ui nous divinise {^)\ sans doute , parce qu'ils nous en montrent le chemin par leur exemple, et qu*ik nous aident à y arriver par leurs prières.
Qu'on ne nous objecte donc plus ces mots de saint Paul : Il y a un médiateur M. Sans disputer sur les mots, il n* y a pas plus un médiateur qu'il . y a un Dieu^ et je dis que, si nous pouvons par Jésus-Christ, selon saint Pierre, participer h la nature divine (3) , nous pouvons aussi en quelque façon ^ quoique très-imparfkitement, participer par la charité fraternelle à la qualité de médiateur. Mais , à parler proprement, il n*y a que Jésus- Christ seul qui la porte et qui fesse cet office, ce que saint Augustin a expliqué à fond en ce peu de mots : « Les chrétiens, dit-il (4) , se recommandent TU aux prières les uns des autres ; mais celui qui » intercède pour tous, sans avoir besoin que per- » sonne intercède pour lui, est le seul et véritable » médiateur ».
Les Prétendus Réformés se servent de ce pas-
(0 Orat VI. — (») Gai, ni, ao. ^ C) //. Pet, i. 4. -^ (^ Ççnt. Epist, Parmen, Ub, 11, n. 16 : tom, ix, col. 34.
a 7 21 À VEllTISSEMENT
sage contre la prière des saints, au lieu quils devroient comprendre que, si un Père qui a si parfaitement entendu la doctrine de la médiatioa de Jé;sus-Ghristy n'a pas laissé de les prier, comme les ministres l'avouent, il paroit qu'il n'a jamais seulement pensé que ces deux choses soient incompatibles. J'en dis autant de saint Grégoire de Nazianze , qui d'un côté constamment a prié les saints, comme nous, et qui aussi constamment n'çn a pas moins bien entendu la doctrine de la médiation de Jésus-Christ, comme on vient de le voir; en sorte qu'en toutes manières^ il n'y a rien de plus faux que de confondre deux choses dont la différence est infinie.