CINQUIÈME ATEIlTISSEMrZfT
» laijssoient pas tuer par conscience , mais ' pat » foiUesse et par impuissance ». CTest ce que diroient des impies , s'ils vouloient affoiblir la gloire des martyrs et les.témoignages de la religion. Au reste , il est évident que tout cela ne servoit de rien à M. Jurieù. Il avoit^ comme on vient de voir, assez de moyens pour justifier les chrétiens des premiers siècles , sans en alléguer les mauvaises mœurs : mais il n a pu se i*efuser à laimême ce trait de chagrin contre FËglise piimitive^ dont on lui objecte trop souvent Tautorité.
c( Enfin y conclut-il y quand les premiers cfaré- » tiens par tendresse de conscience n*auroient pas » pris le parti de se défendre y en cela sans doute •» ils n'auroient pas mal fait : il est toujours per- » mis de se relâcher de son droit ;^ car on fait de » son bien ce qu-on veut : mais on ne pèche pour- » tant pas en se servant de ses droits. H y a, con- 3» tinue-tril, de la difl^ence enti^e le mieux ^ et » le bien. Celui qui marie sa fille fait bien, et celui » qui ne la marie pas fait mieux. Supposé que les » clirétiens aient mieux fait , eu ne prenant pas » les armes pour se garantir de la persécution ^ » ( car c'est de quoi le ministre doute ) il ne s'en- » suit pas que ceux qui font autrement ne fassent » bien , et que peut - être ils ne faissent mieux en » certaines circonstances ». Il ne restoit plus au ministre que de proposer un moyen de mettre la .Réforme armée, et non - seulement menaçante, mais encore ouvertement rebelle à ses rois, audessus de TEglise ancienne, humble et soui&*ante,
qui
SUR LES LETTRES DE M. JURIEV. SSl
qui ne connoissoit d^autres armes que celles de la patience.
Telles sont les réponses de M. Jurieu. Pour Xiu. Commencep par la dernière , qu'il fonde sur la . P^'cmièrc distinction de perfection et de conseil, et du bien jarien» qaô de nécessité et d'obligation , le ministre nous al* robëûsanec lègue le mot de saint Paul : Celui çui marie sa ch^^dcnad** fille fait bien, mais celui gui ne la marie pas fait rant les perffueii^rCO. Mais y pour appliquer ce passage à la , »f<î»'îo°»> matière dont il s'agit , il faudroit qu'il fût écrit fection et de qiielque part, ou qu'on pût attribuer aux ap6- <îon«eil , et très et aux premiers chrétiens cette doctrine : gatioo et de C'est bien fait à des sujets persécutés de prendre commande-