Journal de Pardoux de Jarrige
2. Anne de Levis, comte de la Voulte, fils aîné de Gilbert, comte, puis duc de Ventadour, et de Catherine de Montmorency, fille du connétable Anne de Montmorency.
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ET DE LA VICOMTÉ DE LIMOGES. 8ii
lieutenant du comte de la Voulte, prit sa revanche et se fit rendre les hommes qu'on lui avait enlevés. Pendant que les ligueurs et ceux des catholiques qui tenaient encore pour le roi multipliaient leurs moyens d'attaque ou de défense, le clergé usait de toute son influence pour modérer, au profit de la morale, l'emportement des passions. Le peuple, encore docile à ses enseignements, se laissait aller parfois à la . confiance et parfois aussi à des récits absurdes mais qui n'en étaient pas moins un hommage rendu aux bonnes mœurs.
1. Le récit suivant des chroniques du temps fournit la' preuve qu'à cette époque on se préoccupait de faits étranges, mais dans lesquels on croyait voir l'intervention d'une cause surnaturelle. « Le chanoine Ardant mourut à Limoges, lequel scandalisait la ville. Le lendemain, il apparut dans la maison de son frère. Il est vu des domestiques et des étrangers. Il se montre aux fenêtres, et ceux qui passent par la rue le peuvent contempler à leur aise. Cela dura plus de six mois, jusqu'à ce qu'un bon prêtre, avec la permission de l'évêque, se transporta à la maison avec le Saint- Sacrement. Le défunt est interrogé de sa qualité, 'du sujet qui l'a fait venir là? Après une profonde révérence faite au Saint-Sacrement, devant lequel il se tint à genoux, et se dit être le chanoine Ardant, condamné aux flammes éternelles, pour n'avoir pas gardé la chasteté promise en recevant les ordres sacrés, et que J.-C. lui a ordonné de se montrer à ses concitoyens, pour les exhorter à ne pas l'imiter. Cela dit, il disparut et ne fut plus vu depuis. » (Chr. mss.J