Bonayenture, t. III, p
2. Mss. de Nadaud. Marsupino retarda beaucoup la continuation des constructions de l'église cathédrale projetées par le cardinal du Bellay, en refusant d'y concourir de sa fortune et de celle de son évèque, l'Italien de Bourguognonibus, en possession du siège depuis 1547.
ET DE LA VICOMTE DE LIMOGES. ifiâ
déjà reconnu les privilèges anciennement accordés à la ville, notamment l'exemption du logement et de la nourriture des gens de guerre, et comme marque de reconnaissance, ils lui avaient offert deux mille livres *. Ceux qui les remplacèrent Tannée suivante, au lieu de se donner un banquet, selon la coutume, après leur élection, décidèrent qu'ils feraient au roi l'hommage de quelques pièces d'artillerie. Martial Douhet en donna une pesant cent livres; Jean Alesme et Christophe Sanxon une autre du môme poids. Deux autres, pesant le double, furent données par Pierre Ardant, Pierre du Mas et Martial de Vaubrune.
Au moment où les citoyens se réjouissaient de l'exemption de plusieurs charges contre lesquelles ils réclamaient depuis longtemps, arriva Tordre du roi de France de répartir sur les villes closes du Limousin un impôt de vingtquatre mille livres pour leur part des frais d'entretien d'une levée de cinquante mille hommes. Gautier Bermondet, lieutenant-général et juge présidial au siège de Limoges, fit cette répartition, qui ne fut pas agréée par François de Pontbriant, sénéchal du Limousin. Sans se préoccuper du travail de Bermondet, celui-ci vint à Limoges, ordonna aux consuls de comparaître devant lui à Ségur, pour procéder à une nouvelle répartition. Les consuls s'y refusèrent; de Pontbriant passa outre. De là, nouvelles protestations et appel des consuls au conseil privé du roi. Une ordonnance parut devoir maintenir la première répartition, en permettant aux consuls de la soutenir, même par la force; une autre (juillet 1554) 2 maintint les dispositions arrêtées par le sénéchal, mais en exempta « les bourgeois et manans de Limoges,» conformément aux privilèges reconnus. Quant à la répartition des subsides qu'il fallut donner au roi, il