‹ Histoire des vicomtes et de la vicomté de LimogesChapitre 97 sur 130 · Lettre du 3 octobre, même année · texte numérisé non relu

Lettre du 3 octobre, même année

3. « Sçavoir ung canon poisant cinq milliers quatre vingtz quatorze livres, cothe dessus de Tan mil v c soixante-six, avec les fleurs de lys de la devise du feu roy Charles. Une coulevrine, appartenant aux habitans de 4a présent ville, merquée des armoiries d'icelle, poisant treize cens, faiefc en l'an 1517

Mais avec quel soin, par leur lenteur, leurs objections, ils parvinrent à ne livrer qu'une faible partie de leur artillerie et de leurs munitions ! Le seigneur de la Guiercbe, porteur d'une autorisation du seigneur d'Authefort, vint leur déclarer que cinquante salades 1 et cent arquebusiers se rendraient à une demi-lieue de la ville pour recevoir tout cet attirail ; mais que la ville aurait encore à fournir des chevaux et des bœufs pour le transport, ainsi que vingt-cinq à trente pionniers, mais qui ne seraient exposés à aucun danger de guerre. Pendant ce temps-là, le maréchal d'Aumont campait devant le château de Saint-Germain, attendant si impatiemment l'arrivée de cet attirail et de ces renforts, qu'il écrivait encore : a Et se faut diligenter, si avez envye purger votre patrie des volleries et oppressions qui se y commectent et vous mectre en repos K » Le château assiégé fut .pris et ruiné 3 . Dans toutes les révolutions religieuses ou politiques, l'intérêt personnel domine souvent les consciences. Le seigneur de Saint-Germain, quoique catholique, n'était, comme beaucoup d'autres, entré dans le parti protestant qu'en vue de rétablir sa fortune délabrée.

le tout garni de leur attelaige et cables, montée ladicte coulevrine sur ung é rouage de canon. Deux caques de poudre, poisans chacune deux cens soixante quinze livre? , que montent les deux la quantité de cinq cens cinquante livres. Soixante bouletz de la coulevrine. Un gros combleau {cordage), La lanterne du canon. Le refouloyr, lescouvillon. Ous ce que dessus a été délivré par les consulz en l'année 1577, scavoir : pour ledict canon, deux palouneaux garnis de traictz, quatre paires de traictz de soubz palouneaui. Deux paires de traictz de retraicte; une autre paire de traictz de palouneaux; plus deux palouneaux garnis de traictz pour la coulevrine. Tout ce que dessus bai 1 hé et délivré par lesditz consulz au sieur de Gharon, et dont il s'est chargé et en a quicté les consulz, et de rendre et restituer les deux pièces de canon en ceste ville... signé de nous. Faict à Limoges, le trentiesme jour d'octobre mil v<- quatre vingtz. Ainsi signé : du Boys et de Vouneys, commis du greffier. » (Reg. consui.)

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