VERVIN8.-6UI8E
I,es savants ne sont point d’accord sur l’origine de Vervins , la principale ville de la petite province du Thiérache. Suivant quelques aufburs, sa fondation remonterait au temps où les Romains envahirent la Gaule ; selon d'autres, elle ne serait |>es aussi ancienne. Vervins n'aurait commencé à être connue que sous Chlodwig H ; et c'est seulement vers la fin du xii* siècle qu'un de ses seigneurs l'aurait élevée au rang de ville, en la faisant entourer d'une muraille flanquée de vingtdeux tours. Il existe encore de nombreux vestiges des premières fortificatiens de Vervins; et vus du pied de la colline sur laquelle la ville est bâtie, ces restes de remparts, de murs et de tours , couverts de lierre et de graminées , offrent un aspect fort pittore.sque. La forme de la ville est à peu près triangulaire. On pénétrait dans l'intérieur par trois portes placées aux angles. Celle du nord était appelée l'orle-des-Cbatnps ; celle du sud, Porte-à-V Image ; et celle de l'ouest, Porte-de- Marie. Des trois faubourgs, le plus important et le plus ancien est celui de la Baue-ViUe. L'étymologie du nom de Vervins vient, dit-on, du latin verbena, verveine , plante qui croit en grande quantité dans le pays. Mais laissons là les conjectures des étymologistes et revenons aux faits. Venins est indiquée sous le nom de Verbinum dans l'Itinéraire d’Antonin, dans la Table Théodosienne et dans la Géographie de Ptoléméc. Elle se trouvait sur la voie romaine conduisant de Reims à Bavay, dont il reste des traces près d'IIary. En 1822, on y a trouvé des médailles en petit bronze de Constantin, pre.sque toutes renfermées dans des vases antiques.