CHIENNE
Agrandi, embdli, poumi d’une nouvelle enceinte par Guillaume X, Ijipurdum changea, vers celte époque, son nom pour celui de fla;,onne, formé de deux mots basques, Baia-Ona, bonne baie, ou baie uiir, lieu du port, ou bien encore ibai-une, lieu des rivières. On rapporte à ce même Guillaume X l'établissement d’un privilège important par lequel les natifs ou les étrangers mariés à une native étaient exemptés du droit de coutume ou de l’imposition de 5 pour 100 établie sur les denrées et les marchandises, à l’entrée et à la sortie.
En 11VI , Rayonne, qui avait alors pour vicomte' Bertrand, fils de Gardas de Sanche , vit jeter les fondements de son église cathédrale. Celle ville était déjà parvenue à un état très-florissant. On admirait dans son enceinte deux hépitaux fort bien entretenus ; et un nouveau faubourg s’était formé. Kv pèche de la baleine, le tannage des cuirs, la navigation et le trafic sur les cAtes d’Espagne, le commerce des vins et des matières résineuses, la fabrication de ses arbalètes et de ses armes dont la tre 1 pe était renommée', ses relations avec l’intérieur, le passage continuel des pèlerins allan' , les uns implorer la protection de Saint-Jacques de Compostelle, les autres s’enrôler dans les rangs de l’armée chrétienne pour combattre les Maures, telles furent les diverses causes de cette précoce et brillante prospv'rité.
I.a réunion de la Guienne à l’Angleterre devient pour Bayonne la date d’une nouvelle ère. D’abord Henri II modère, puis abolit les droits qu’on percevait sur les vins de Gascogne et les marchandises exportées à leur entrée en Angleterre. Sous Bierre Bertrand, vicomte, en 1170, a la suite d’une contestation entre les habitants et révèque Fortanier qui, s’autorisant d'une donation de Fortunio Sanche, voulait exercer le droit de justice sur une moitié de la ville, Richard, envoyé par son père, Henri II, pour juger le dilTérend, se prononce en faveur des Hayonnais, qu'il appelle déjà ciloijms et chers bourgeois. Mais Armand Bertrand, frère cl successeur de Pierre, s’étant ligué, en 1 177, avec quelques barons turbulents, s’attire le ressentiment de Richard, qui vient l’assiéger dans Bayonne et le contraint à capituler au bout de dix jours. Les bourgeois, imbus déjà de l’csivrit de communauté, avaient témoigné peu de zèle à soutenir leur seigneur rebelle. On les voit en 1100 accompagner le roi Richard à la Terre-Sainte et fournir leur contingent aux cent cinquante gros vaisseaux que ce prince y emmena des ports de l’Océan. Leur évêque basque, Bertrand Ijcarre, était un des chefs de la flotte anglaise. Enfin, dans les dernières années du xii' siècle, le titre de vicomte de Bayonne s'éteint avec Guillaume Raymond du Saiilt , fondateur du Château Vieux de cette ville, qui existe encore aujourd’hui. I,e roi d’Angleterre confie alors l’administration de la justice à un prévôt et le commandement de la garnison à un gouverneur ou vicaire. En même temps le conseil de la communauté prend une forme plus populaire.
Toujours fidèles aux monarques anglais , les Rayonnais nmslent aux tentatives d’Alphonse, roi do Castille, qui était entré avec une armée en Gascogne pour revendiquer les droits d’Éléonorc, sa femme, fille d’Henri II. Ils expulsent même de la ville tous les partisans du prince espagnol, parmi lesquels un comptait
1. De là, suivant Ülorori, le nom de 6aVonni>r«, donné anciennement aux arbalétriers de Franiv. l/armc 6aionn«tfe, qu'on dit vaguement avoir été iuveuléc à Ua)0DQc sou.s
llenr; IV\ n peuf*^tre dû ton nom à cos (Hiïonriiers,
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l'évéquc-amiral Bertrand Lacnrre. Cependant ce dévouement à leurs souverains ne leur fait pas oublier leurs pro{>res intérêts. En 1215, profitant des embarras du roi Jean, brouillé arec les barons de son royaume et forcé d'entretenir un grand nombre de gens de guerre, ils lui font souscrire, le 3 avril, une charte par laquelle il accorde et conBrrne « aux maire, conseil, prud'hommes et habitants de la cité ainsi qii'é leurs hoirs , la même lieenee et permission qu'aux bourgeois de La Roehelle , résenées toutefois la préirtté, les coutumes et franchises qu'il a dans ladite ville de Bayonne, comme à La Rochelle, le tout à perpétuité. »
Le corps municipal se com)iosait alors de cent membres, dont un maire, douze jiirats, douze échevins cl soixante-quinze conseillers, compris sous le nom général de maire et cent pairs. Le premier samedi du mois d'avril on élisait le maire, dont 1a charge ('■tait annuelle. Tous les habitants ayant rempli les fonctions de jurais, échevins ou conseillers, se réunissaient en assemblée générale et choisissaient trois bourgeois, (Igés nu moins de vingt-cinq ans, noliles, in'-goriants ou Jurisconsultes, et nr.n aux profrisions manuellrs. (fest à fiin de ces trois bourgeois que
le sénéchal de Gascogne confé-rait l'ollice de maire. Il fut arrêté en I3'vü que nul ne pourrait être réélu qu'nprt'-s un intervalle de neuf ans. (Juant aux jurais, échevins et conseillers, ils étaient choisis par tous ceux qui avaient exerce ces charg(vs. Les seuls po.ssesseurs d'héritages furent, dés lH9, éligibles pour les places du conseil. Au maire .appartenaient le commandement de la milice, l'administration des finanres , la pri'-sidencc de l'assemblée des pairs, le jugement en première instance dans les causes des bourgeois, au civil et au criminel. En 13V0, ce magistrat reçut un traitement de cent royaux d'or. Les fonctions de maire, jusqu'en i:i80, furent le plus ordinairement remplies par des gentilshommes du Labotird ou des Landes, après toutefois qu'ils s'étaient pourvus de lettres de bourgeoisie; mais à celte époque la qualité de Bayonnais par nais.sanec devint une condition indispensaWe de l'élection. On voit quelquefois des rois d'Angleterre s'intituler maires de Rayonne.T.e fait se manif(;stc surtout pendant leurs guerres avec la France. Plusieurs chevaliers anglais, nommés par Henri VI , portèrent aussi ce titre.
Les charges de la ville étaient, outre Ions U(s frais d'administration intérieure, l'entretien des ponts et des murs. Ses revenus consistaient principalement en droits de justice, encans, poids et mesures, marque di;s vins, jaugeage, etc Quelquefois, av(*c le c(Miscnlement du roi, elle levait des taxes extraordinaires sur les vins, cidres, fers, etc. Longtemps elle préleva un droit sur les naufrages dont tonte la cétc était le ihértlre, depuis l'embouchure de l'Adour jusqu'à Foulai abic. Quoique la ville de Bayonne fût franche de tout impôt vis-à-vis la couronne d'Angleterre, sa possession n'était pas cependant sans de grands avantages. Outre celui de leur fournir une position importante en France, le droit de coutume, produit considérable, la perception d'une partie d(‘s ameiidi'S, les droits de collation d'un grand nombre d'offici’s, compv'iisaienl largement dans le tr(*.sor royal falisencede quelques droits remis ou négligés. On voit même, dans certaines circonstances, Bayonne accorder aux rois d'Angleterre, sous forme de dons volontaires, d'importants subsides.
L’extension que les )>riviléges et la prospérité de Bayonne reçurent de sa réunion à l'Angleterre explique assez bien rattachement de ses habitants pour les souverains
GUIENNE
de ce pays Nous avons déjà pu remarquer qu'cn 1205, la ville résista au roi de (àistille. Nous retrouvons, en 122(, quatre rctits Bayonnais défendant La Rochelle contre I/>uis VIII, roi de France. Cependant la place capitula. Les Bajonnais adrcssc'rent alors à Henri III une lettre fort remarquable, rinissant par ces mots : « Nous étions sur le point de faire partir nos vaisseaux et nos galées avec l'élite de nos milices pour aller au secours de la ville assiégée, lorsque nous avons appris qu'elle s'était rendue. Notre flolle changera donc de destination; elle ira courir les mers pour chercher vos ennemis et les combattre. > Ce n'est pas la première fois, du reste, que Bayonne oITre ses vaisseaux. On l'a vue en fournir à Ricluird Cœur-de- Lion partant |>uur la croisade. Plus tard , Édouard III pourra en exiger vingt et dix galéii, à titre de cuntingent, tuivunt C ancien usage, disent les archives.
En 1254, Bayonne eut une alerte assez vive. Gaston de Muncade, vicomte de Béarn, fut sur le point de s'emparer de la ville, comme on le voit dans l'historien Mathieu Péris. A cette époque remonte la fondation de l'ancien hôtel de ville , démoli, en 1820, pour faire place à la halle actuelle. Cctédilice ressemblait à tous ceux du XII* siècle. Un en avait orné la façade d'un écu-son aux armes de la ville, qui étaient d'mur, à la tour cienelée et talusre d'argent , ondre au naturel sous le piid, sommée d'une Jleur de lis d’or, arec deux arbres de sino/de, chargés chacun de sept fruits d'or et posés en pal derriéie les Huns. Iji devise; nunguam pullula (toujours vierge), accompagnait ces armes. Du reste, le conseil des pairs ne s'est pas toujours réuni dans l'ancien hôtel de ville : presque toutes les ordonnances muiiici|iales , rendues sous les rois d'Angleterre, portent : En séance tenue, au bout de ta rue de f Evêché , entre les deux murs, près île la porte Lachepailtet ou au c.'uilre de la cathédrale sous l'orme. Dans presque toutes les i ommiincs on délibérait sous un orme voisin du l'église; celui de Saint-Gcrvais à Paris n'a été abattu que sous la restauration. Jusqu'en 1500 environ, les actes de la commune du Bayonne sont presque simultanément en latin et en gascon ; on ii'y trouve pas une ligne en basipie, preuve certaine, à notre avis, que jamais Bayonne ne fut une ville foncièrement basque, mais bien, eomnie nous l'avons dit, une forteresse gasconne, bâtie sur la frontière des Basques, pour tenir en bride ce peuple turbulent.
Bayonne joua un rôle important dans la guerre qui éclata entre Philippe-le-llel et Edouard I". Les Normands considéraient depuis longtemps, d'un œil jaloux , la pruspv'^rité commerciale et maritime des Gascons. Une querelle survenue, près de la fontaine de Saint-l.éon , entre un matelot anglais et un matelot normand , qui périt poignardé , fut le signal de l'explosion d'une haine mal conicnue. la: maire n'ayant donné aucune suite à celte affaire, quelques capitaines normands, sous prétexte de venger la mort de leur compatriote , massacrèrent à Boyau , sur la Gironde , l'équipage de quatre barques bayonnaises. Malgré tous les efforts du connétable de Guienne pour prévenir les suites de cet acte violent, les marins des deux nations commencèrent dès lors à se poursuivre avec une obstination qui alla jusqu’à l'acharnement. Ixs Anglais et les Hollandais su joignent aux Gascons; les Picards, les Flamands, les Génois soutiennent les Normands. Ceux-ci pillent et détruisent dans le Pertuis d'Antioche un navire de Bayonne, et tuent à la tour de Vilain vingt marins de la môme ville. L'année suivante , les Normands réunissent encore une Hotte de quatre-vingts vaisseaux, et, postés, à l'Ile de Balz, à la pointe
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Saint Alathieu, et à Penmarrh, ils prennent, dit la nhronique, soiiante-dix navires du roÿalme île Jiaijonne et it Irhnde , dont ils massacrent les i^qiiipages. I.e port de Saint-Malo est aussi témoin d'une exécution , où l'ironie la plus insultante est jointe à la férocité. Vingt navires de Bayonne s'étalent réfugiés dans ce port : les Normands en ayant enlevé deux avec soixante-dix hommes, pendirent ces derniers aux vergues, péle-méle avec des chiens.
Les Bnyonnais, aidés des Anglais, prirent alors une revanche éclatante. A la hauteur du cap Saint-Mathieu, ils attaipiérent deux cents bdtimenis ennemis chargés devin. Ix; comlsit fut terrible: les Normands perdirent, dit-on, cinq mille hommes et leurs vaisseaux. Dès ce mometit la lutte particulière devient générale. Ce n'est plus llayonnc seul, ou soutenu par quelques alliés, qui est en hostilité avec les Normands, c'est une guerre véritable entre la France et l'Angleterre , de puissance A puissance.
Un jugement de la cour des pairs confisqua bientét la Guienne au profit de la couronne de France. Par suite de ce jugement et d'un traité secret entre Philipiie- Ic-Bel et Edouard I", le premier de res princes fut mis en possession provisoire de Bayonne; mais, en 129'», Édouard, regrettant l'aliandon qu'il en avait fait l'année précédente et se plaignant de la mauvaise foi de Philippe, lit partir d'Angleterre une flotte et de nombreux soldats. Le 31 décembre l'armée anglaise, commandée par John Saint-John, se présente devant Bayonne et entre dans la ville dès le lendemain t"' janvier 129ô, par la volonté des habitants, qui accourent lui en ouvrir les portes. Deux galères françaises, chargées d'approvisionnement, tombent en son pouvoir. I.e Chiteau-Vieux se rend huit jours après. C'est dans son enceinte que s'était réfugiée la garnison, commandée par Raymond d'Aspremont. Ce succès attira sous les drapeaux anglais quatre mille Basques et Gascons, à la tête desquels John Saint-John poursuivit scs conquéUs aux alentours; mais le duc de l.ancastcr, frère du roi, étant mort l'année suivante à Bayonne, l'armée britannique pres(|ue entièrement détruite ne parvint qu'avec peine à effectuer sa retraite sur cette ville.
Il n'entre pas dans notre tâche de raconter l'histoire entière de toute cette guerre. Rayonne disparaît entre les deux grandes nations ; nous dirons seulement que, malgi'é la paix, conclue en ISOS* entre la France ut l'Angleterre, les Rayonnais ne se réconcilièrent avec les Normands qu'en 1318.
Les privilèges de Bayonne s'étaient encore accrus durant ces hostilités. Pour l'entretetdr dans sa fidélité à la cause anglaise, Édouard l'affranchit, en 1295, de toute espèce de péage et maltdte dans ic royaume d'Angleterre et le duché de Guienne; il donne à un Rayonnais le gouvernement du t'.luUeau -Vieux ; il charge deux Rayonnais de transporter en Angleterre son épouse Isabelle de France; il défend au sénéclial de Gascogne de s'immiscer dans les jugements des noaire et cour de Bayonne. I.orsqu'en 1337, la guerre se rallume plus terrible entre la France et f. Angleterre, on voit le roi Édouard III , à l'exemple de son a'ieul, redoubler de bienveillance envers les Rayonnais. Il les exempte du péage de douie deniers par tête, qu'on levait au château de Belin dans les Landes, et de la taxe de trois deniers par livre, dont les marchandises étrangères étaient frappées à l'entrée et à la sortie de son royaume. Il^réprime aussi les exactions qu'exerçaient
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dans les cliiUcauv de HasUngues, de Guiclic et de PejTehoradc, le sire d'Albret et le vicomte d'ürte.
Nous avons suivi liayonne dans ses luttes contre la France , racontons à présent celles qu'il eut à soutenir contre les Espagnols et scs propres voisins du Labourd, les llasques. Quelques dilTérends survenus entre les hommes de Bayonne et de Biarritz d'une part, et ceux d'Ordoalbcs, Saint-Ander et Larédo, de l'autre, exigent en 131 1 l'intcnention des rois d’Angleterre et d'Espagne qui nomment des procurateurs. Plusieurs années auparavant, en 12!)â, la même intervention avait été nécessaire entre les Rayonnais et les Biscayens Vers la fin de juin 1374, un corps de vingt mille Espagnols, ayant franchi la Bidassoa et pris Saint-Jeande-l,U7. , s’abat avec cent navires à l’cmboucliure de l'Adour, en vue de Rayonne. I.e gouverneur de cette dernière ville, Mathieu de Gournay, excite les habitants à se défendre; leü Espagnols sont repoussés et laissent douze mille morts au pied des remparts. La peste noire , qui désolait alors le l.abourd , eut probablement autant de part à cette perte eifrayantc que les armes des assiégés.
Les querelles de Bayonne avei- les Basques offrent un plus grand intérêt ; le drame s'y mêle, saisissant et terrible. Peuple indépendant et courageux , les Basques, comme nous l'avo. s déjà dit, n'avaient jamais reconnu Bayonne comme leur capitale , comme le centre autour duquel ils dussent venir grouper leurs sym patbies et leurs intérêts. D'un autre côté, les Rayonnais avaient toujours considéré avec colère les tendances indépendantes de ces populations ; ils suppnriaicnl surtout impatiemment la frandiisc accordée depuis longtemps aux denrées et marchandises destini'es à l'approvisionnement du I.abourd.
Parmi les plus fougueux adversaires de cette franchise se distinguait le maire , Pés de Puyane, homme rude et belliqueux, qui s’était plusieurs fois distingué par scs hauts faits comme amiral de la flotte anglaise. Ses compatriotes l'idolilraicnt, et les mêmes motifs l'araient rendu odieux aux populations liasqucs. A peine installé dans ses fondions, il fit prononcer par les cent pairs l'abolition de la franchise des Basques et mit à exécution, sans délai, cette délibération audacieuse. Il envoya des gardes au pont de Proudine, situé sur la Nivc, pour exiger des montagnards le prix dn pa.ssage, s'appuyant sur les anciens titres de la ville qui portaient sa juridiction sur cette rivière jusqu'au terme de la plus haute marée. Les Basques indignés s'attroupèrent devant le pont, dont ils forcèrent le passage en assommant les gardes. Dans le I.abourd plusieurs marchands bayennais furent aussi pillés et massacrés par eux.
Cependant, malgré l’agitation générale des esprits, les I^ualdunacs se rendirent en foule à la fête de Villefranque le jour de la Saint-Barthélemy, 23 août 1341. Dans la soirée, un billet anonyme avertit Pès de Puyane que les montagnards rassemblés à Villefranque méditaient un coup de main contré Bayonne. Bntlant du désir de venger ses concitoyens, tués au pon; de Proudine et dans le I.al)ourd, le fougueux Puyane part aussitôt pour Villefranque à la tête d’une troupe nombreuse de gens armés, il profite de la nuit pour enfoncer les portes du château de Miots, où les principaux sont réunis. Il les tue tous, moins cinq gentilshommes qu’il emmène au pont de Proudine. lii, pour vérifier à l’amiable, dit-il, si le Ilot de la marée monte aussi loin que le prétend la cité de Bayonne, il fait attacher ces raal-