COMMERCY
OBATSA0>HAnT. — CBATXA0-BA8.
Le nom de Commercy ( Commarchia , frontière) indique sufllsamment sa position topographique ; cette ville, eu effet , s’élève auv bords de la Meuse, entre les anciennes circonscriptions du Toulois, du Barrois, du Verdunois et de la France, dont elle fait partie depuis le dernier siècle. Son blason fut d’abord A'aiur semé de croix pmnmetées en pied long d'urgent, et plus tard de gueules à trois demoiselles d'urgent mises en pal; mais ces armoiries étaient plutôt celles de la principauté que de la ville, dont le sceau municipal portait la figure de saint Pantaléon, son patron. Aucun document authentique n’atteste l’existence de Commercy sous la domination romaine. Son nom parait pour la première fois dans l’histoire, au IX’ siècle, époque à laquelle les empereurs d’Allemagne la cédèrent en üef aux évêques de Metz ; ceux-ci la confièrent cnx-mèmes à des liges, ou vassaux temporels; ce qui ne l’empècha point de relever, pour le spirituel, des évêques de Tonl.
En 837 ou 831, selon toute probabilité Commercy avait un chéteau, puisque l,ouis-le-Débonnaire y séjourna. Une charte de Saint-Gérard mentionne, en 937, un certain Louis, seigneur de Commercy, sans ajouter d’autre détail; Étienne II, comte de Champagne, assiégea la place, en 1037, et livra le château aux flammes, ainsi que l’église dédiée déjà à saint Pantaléon, dont elle possédait un bras qui fut sauvé par un moine de Verdun , lequel l’emporta dans cette ville. Vers la même époque, s’il faut ajouter foi à un manuscrit de la Bibliotéque royolc, l’évéque de Metz échangea la seigneurie do Commercy contre le flef de Bouzonville ; mais on n’a pas ia preuve que cet échange ait en lieu. En 1100, nous trouvons Kicuin, seigneur de Commercy, qui donna la moitié du fief à Tévéché de Tout, dont son fils était titulaire. Quarante et un ans après, Ëtiennctte de Bar, morte selon domCalmet, en 1178, est désignée comme dame de Commercy, dans l’acte de fondation du couvent de Riéval. Simon , son gendre , qui iui succède , fonde la collégiale en 1186. La seigneurie passe ensuite, en 1365, à Simon de .Montbéliard, comte de Sarrebrouck, par son mariage avec Ëlisai>elh, fille sans doute de Gaucher, petit-fils du gendre d’Éliennette de Bar. L’un des successeurs de Simon , Jean T’ de Sarrebrouck , fait hommage en 1301, à l’évéque de Verdun; il se met au service du roi de France , Louis-le-Hutin , et engage la seigneurie de Commercy à son frère, Philippe-le-Long (1318). Il meurt, en 1341, après avoir accordé à ses sujets une charte d’affranchissement (1334) , et donné le drat de reeept à son suzerain, Philippe de Valois (1335). Simon II, petit-fils de Jean I*', partage le fief de Commercy avec Jean IV, son cousin, se réservant expressément le château et quelques autres fiefs sis à l’entour (1344). La seigneurie forme dès lors deux états séparée : l’un , que Simon transmet à ses héritiers , est appelé le Château-Haut; l’autre prend le nom de Château-Bas , aussitôt que ses titulaires ont construit leur manoir.