BRIEY
Nous ne savons rien de précis sur l’origine de Briey : les époques romaines et gallo-romaines n'y ont laissé aucune trace, et il est probable que sa fondation ne remonte pas au delà de la seconde moitié du x' siècle. En ce temps-là , elle
I. Uoni Calmcl, tlittoire de ta /.orrainc. — Dclisic, OiXoïrede S'oinl-imAtef.— Benoit Picard. Histoire de Joui. — De Maillet , Estai chronologiiiue sur te Barrait.
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appartenait, romme fmiir-alcu , aux dura de Bar. A la mort de FnW'ric II, en 1033, Briey échut ti sa Dite Beatrix, épouse du comte de Montferrat, et Mathilde de Toscane, leur lille, fonda, en 1096, auprès de celte bourgade, la célèbre abbaye de Saint-Pierremont pour les chanoines réguliers de l'ordre de Saint- Augustin. Elle plaça le nouveau monastère sous l'autorité pontiBcale. Mais pour le mettre è l'abri de l'ambition des seigneurs, ses voisins, elle donna la seignenrie de Briey, en s'en réservant la suzeraineté, é l'un de ses vassaux, Albert, frère de Bicher, évêque de Verdun et ami dévoué de la comtesse. « Alberius aecrpil poleslatfm Briacensem sub fidc Mathildis comitiuœ, » dit Laurent de Liège, auteur presque contemporain. Dans les chartes de fondation de l'abbaye de Saint-Pierremont , Briey est désigné sous le nom de Brigegyum (jaslrum , indication que l'on retrouve dans tous les titres et diplémcs des siècles suivants. Cependant. Albert, lorsque la comtesse mourut , prit le nom de comte et le légua à ses descendants. D'un autre cété , les comtes de Bar, héritiers directs de .Mathilde, conservèrent toujours leur suzeraineté et la firent valoir dans toutes les occasions où ils en curent la puis.sance. Ainsi dans le contrat de mariage de Thibaut, fils du comte Henri !*■', avec Ermenson de Luxembourg, Thibaut prend le titre de Briey. Encouragés dans leurs tentatives par l'usurpation des tenanciers de Briey, les évêques de Metz essayèrent de réunir ce territoire à leurs domaines, tant par les armes spirituelles que par les armes temporelles dont ils disposaient. Mais Ica comtes de Bar étaient si bien de taille à lutter contre ces adversaires, qu’en 122,'i ils se firent rendre par eux la ville de Briey, dont l'abandon fut déguisé sous la formule « augmentation de fief » : en effet , Henri II tenait déjà Thiaucourt en Barrois et Fribourg en Lorraine , de l'église épiscopale de Metz. Cette inféodation fut faite avec le consentement du duc de Moravie, comte palatin de Bourgogne , représentant des intérêts de l'Empire. Le comté de Briey passa des ducs de Bar à ceux de Lorraine par la cession du cardinal Louis de Bar à René d'Anjou, son petit-neveu, sans mention d'hommage-lige. Pour rendre ce domaine inaliénable on y installa une prévété (1296); les officiers de la prévété étaient régisseurs et administrateurs des biens du domaine, le prévôt était receveur et capitaine du château.
Édouard I" fonda à Briey, en 1331, une collégiale dans la chapelle de Sainte- Catherine, avec seize seigneurs et dames mentionnés dans l’acte de fondation. Jean des Armoises fut nommé châtelain , en 13à7, par les comtes de Bar. En 1.369, pendant la détention du duc Robert, pris à la bataille de Ligny par les Messins, l’évèque de Metz s'empara de Briey, dont il brûla les faubourgs neufs la veille de la Toussaint. Cette ville fut rendue au duc lorsqu'il sortit de sa captivité. Au moment où Adolphe de Mont revendiqua contre l/>uis , cardinal de Bar, dernier duc du Barrois , la succession de sa mère, il commença ses opération^ par envahir le territoire de Briey (H21) : la garnison ne fit pas grande résistance et fut bientôt réduite ; mais l'armée lorraine du duc Charles 11 reprit la place immédiatement, lorsque le duc de Mont fut fait prisonnier à Soleuvre. La position avancée de Briey, vers le Luxembourg, présentait cette châtellenie romme un appât irrésistible à l'ambition des ducs de Bourgogne et des princes de l’Empire. Aussi sous le règne du duc René I", Philippe-lc-Bon, duc de Bourgogne, prétendant que le marquisat de Ponl-à-.Moussou lui appartenait comme fief du duché de
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