NIVERNAIS
VALLÉES BK :»E\E»S. — DONZIOIS. — VALLÉES o'tOSSE.
— IIORVA.NT. — lAZOlS. — PAVS d'eSTRE LOIRE ET ALLIER. — VALLÉES l>E MOSTESAISON.
DKSCRIPTION GÉOGRAI'IIIQüK. — HISTOIRK GÉNÉRALE.
Nous soiimios ici au plein cœur du la Frani:c. En effet, si l’on jette les ycu\ sur une carte de cette contrée, on voit que les trois provinces du Bourbonnais, du Berry et du Nivernais, en formaient la partie la plus centrale; et que, sous leur nouvelle division en départements de l’Ailier, du Cher, de l’Indre et de la Nièvre, c’est encore dans la région du rentre qu’il faut les chercher aujourd'hui. I.es révolutions |Hililiques n’ont pu changer ces rapports géographiques, pris dans la nature même des choses.
Considérés collectivement, le Bourhonnais, le Berry et le Nivernais, étaient bornés, au nord, par l’Urléanais et l'Auxerrois; il r(*st, par le l.yonnais et la Bourgogne; au sud, par l'Auvergne et la Marche; à l’ouest, par la Touraine et le Poitou. Prises séparément , elles se servaient respectivement de frontières sur tous leurs points de contact. Ainsi, les limites du Bourtionnnis étaient, au septentrion, le Nivernais et une partie du Berry; au levant, la Bourgogne et le Lyonnais; au midi, l’Auvergne; au couchant, le Berry et la haute Marche: ain.si le Nivernais avait pour pays limitrophes, au nord, l’Orléanais et l'Auverrois; au sud, le Buurlusnnais ; à l'est, la Bourgogne; à l'ouest, le Berry : ainsi, eidin, le Berry était borné, nu septentrion, par l'Orléanais; au raidi, par le Bourhonnais et la haute Marche; au levant, par le Nivernais; au couchant, par le Poitou et la Touraine. Les trois provinces prés<'ntaient une superficie totale de mille quatre cent quarante-sept lieues carrées, dont trois cent (|uatre-vingt-di\neuf appartenaient au Bourbonnais, sept cent vingt-cinq au Bc:rry, et trois cent vingt-trois au Nivernais. C.omme on le voit , le Berry égalait à lui seul le Bourbonnais et le Nivernais réunis. Au dire des historiens l>errichnn.s, il avait même été beaiKHvup plus considérable au temps de scs anciens ducs; successivement, plusieurs portions de son territoire, une partie de la Sologne et toute la Brenne en avaient été démembrées pour agrandir l'Urléanais, lu Blésois, la Touraine et le Bourbonnais.