‹ Histoire des villes de France (volume 3)Chapitre 32 sur 120 · LA PALISSE · texte numérisé non relu

LA PALISSE

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La petite ville qui porte ce nom de La Palisse, illustré par un des plus grands capitaines du règne de François I*', semble avoir légué è ses seigneurs toute son importance, et n'avoir pas gardé pour elle de place dans l’histoire. Elle est située sur les bords de la Besbre, dans un vallon fertile et riant que domine le vieux ch&teau, assis sur une hauteur, à l’est de la ville. Ce chiteau, qui commande la route de Paris i Lyon, a dd être autrefois une forte position militaire. Successi-

1. I.t‘s sources pour k« trois autn^Â arrondissements de l’Allicr sont munies que (Miiir Moih lins ; sculeiHeul elles sont beaucoup moins rk'bes.

; 156 ®OURBO?îNAIS. — BERRY— NI VERNAIS.

vement wcupé par les La l’alisse, les de Vienne, les ClwUillon, les Bourhon, les 1^ Guielm et les Chabannes. il rentra, en 1731, dans la possession de cette

erni^re feimlle; mais la révolution, en s’emparant de cette grande possession roodale, dévasta le château, le dépouilla de fous les domaines placés dans sa dépr-ndance. et ce vénérable vestige des temps passés, encore imposant par sa masse, ne sera bientôt plus qu’une ruine. Il ne reste que les murs de la chaude gothique; la cour intérieure, planUk; d’arbres, offre partout l’aspect de la ilegrailation. On voyait naguère dans cette chapelle les tombeaux des anciens seigneurs, notamment celui de Jacques de Chabannes, maréchal de France sous Charles VII. Peuplé seulement de 2.28G habitants, tandis que Cusset en compte plus de o.OOO. La, Palisse s cst partagé avec sa rivale les faveurs administratiies : e fhef-lieu de l’arrondissement avec la sous-préfecture y ont été établis, mais e tribunal civil siège à Cusset. La Palisse, comme toutes les villes situées sur une grande route, vit surtout du transit des voyageurs et des marchandises vers Roanne. Saint-Étienne et Lyon. Son marché aux grains, fort important, approvisionne une partie du Forei ; son sol , bien que montueux , est très-fertile dans tes parties basses. Toutefois la prospérité de ce canton est gravement menacée pai etablissement prochain des deux chemins de fer de Lyon et de Clermont.

Cus^t, qui n’a jamais, à vrai dire, fait partie du Bourbonnais, éUit compirs cependant dans te domaine des sires de Bourbon , et on 1e trouve inscrit, sous te noin d abbaye deCussay, dans l’hommage qu’Archambault V rendit, vers IlOO à evéque de Nevers, pour divers fiefs qu’il tenait de lui. A ce titre donc, il mérite une place dans les annales du Bourbonnais. U ville dut son origine h un monastéi-e de femmes qu’y fonda, en 886. l’évéque Eumène de Nevers, sous 1e régné de Charlemagne. Cette abbaye, dotée de larges privilèges, partageait avec le roi la justice de la ville ses privilèges forent tour à four confirmés par Phihppc-Auguste, par saint Ixiuis et par Louis XI. Cusset, ville royale, position enviee par toutes les villes seigneuriales qui l’enfouraient , relevait directement du roi, son seul suzerain : il y avait un bailliage, auquel étaient soumis tes CO. royaux du ^urbonnais et de l’Auvergne; ce bailliage dépendait de celui

«nn«e. et obéissait au ménid bailh. Mais Louis XI, qui semble avoir eu pour la ville de Cusset une affection lou e spéciale, en fit. en 1182, le siège principal des deux bailliages; « car il vouloit. dil-il dans son («donnance, élever et décorer ladite viHe, qu’U avoit fait forhlier et comparer tellement qu elle est en grande défense, et fortifications pai hules, qui sont de grande magnificence, et tes plus belles clôtures de ville de tou notre royaume. » C’est à Cusset que Louis, alors Dauphin de France, qui y tUiit venu chercher un asile auprès de son allié 1e duc Chartes I- de Bourbon, fut contraint de s humilier devant la puissance de son père Chartes VII, et de lui demander pardon à genoux, « en criant trois fois merci ». Cusset, aux yeux du pi udent Louis XI, avait une haute importance : c’était la seule ville forte qui apparlint a la couronne, à portée des domaines du duc de Bourbon et Louis n épargna rien pour s’en faire un point d’appui contre des vassaux presque aussi puissants que leur suzerain. U ville, nous dit une description du xvi- siècle

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