‹ Histoire des villes de France (volume 3)Chapitre 57 sur 120 · MONTMORILLON · texte numérisé non relu

MONTMORILLON

OBAVTlOVr.

Montmorillon [Mon$ Uoriltio, Itlons Morillhim ou IHorillionis) ne figure pus ilniis riiisloire avant 1-281 , époque à laquelle rette baronnie futerhetée à Uuy de Miuiléon par Philippe-lc-IIardi. l'bilippe-lc-Long la donna, en 1310, à son frère, r,liarles-le-llel. Les Anglais s'emparèrent de Monttnori.lon, en 1309, mais en 1372, le eontiélable Du Guesclin , avec trois mille lances, reprit la place d'assaut, et passa toute la garnison au lil de l’épée. Étienne de La Hire, sire de Vignolles, reçut de Obarles VII In châtellenie de Monlmurillon , qui revint, après sa mort, au domaine de la couronne (I4il). Le siège roval qu'on y créa se composait d'un sénéchal de robe longue, d'nn président, d'un lieutenant civil, d’un assesseur, de huit conseillers, et d’un juge prévèt royal, premier conseiller-né. Oe tribunal ressorlissait au présidial de Poitiers. Dans les grandes assises, le titulane d’une serycnlisc attachée é la sénéchaussée royale, devait fournir « des verres et des écuelles, et Irancheurs de bois, et des pots de terre blancs et noirs, avec force juncheurs-, et les dites assises passées, lui dcvoil demeurer sa vaisselle, rien rompu. » l.a terre de Montmorillon fut engagée, avec faculté de rachat |>erpétnel, à Gilles Brossard, puis revendue, par adjudication nu Louvre, à Gabriel de Korhechouart, marquis de Morlemart (13Ô71U30]. Le contrat d’engagement ne fut résolu qu'en n-'jl), par un arrêt du conseil.

Dès l.'Stig, les protestants occupèrent Montmorillon, dont ils saccagèrent les églises (15631. Georges Villequier, vicomte de la Guierche, en fit ensuite la conquête pour le compte de la Ligue (1588). François do Bourbon, prince de Gonti, l'a.ssiégea, le G juin 1.591, massacra les trois cents hommes enfermés dans le chilteaii , et détruisit toutes les fortifications.

On lit dans le Journal de Pierre de l’Étoile, à la date d'octohre 1605 : « Deux prêtres de Monlmurillon consacrent l’hostie au diahie ; » aucun autre historien ne mentionne cette circonstance bizarre. En 1651 , à la suite des troubles de la minorité de Louis XtV, les troupes royales entrèrent à Montmorillon. Le duc de Vivonne y coucha, le 29 octobre, à l’hotel de l’ticu, près la place Saint-.Michel , et M. de Saint-André, maréchal de bataille, y passa la nuit du 21 au 22 novembre. Une lettre royale, datée de Poitiers, le 31 octobre, enjoignait aux échevins et habitants de reconnaître, en qualité de commandant de place, M. de Pruniers, sergent de bataille ; mais les olficiers de la sénéchaussée s'opposèrent à son installation, en représentan' qu’il n’y avait & Moidmorillon ni murailles, ni forteresse. Le 19 février 1652, le sénéchal se rendit à Saumur pour réclamer auprès du roi : il fui mal accueilli; et le 28 M. de Pruniers, dont la nominalion avait été confirmée pur lettre du 23, fut enfin reconnu par les habitants assemblés, ayant à leur tète leurs sy ndics , les sieurs de Breuil et de la Torèvle.

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