‹ Histoire des villes de France (volume 3)Chapitre 66 sur 120 · SAINT-MAIXENT · texte numérisé non relu

SAINT-MAIXENT

sept bourgs et rinquontc villages. La Révolution établit le siège épiscopal des I)cuT-Sévres à Saint-Maivrnt; cette ville partagea l'esprit de l'époque et ne fut jamais occupée par les insurgés vendéens. Saint-Maixent est aujourd’hui l'un des chers-lieux de canton de l’arrondissement de Niort et renrerme environ 5,000 âmes; on y rcmartiue une jolie promenade et une église digne de fixer l'attention nonseulement des archéologues , mais encore de tous ceux qui aiment les arts et les beaux monuments. Les habitants exploitent des rubriques de serge , de bonneterie et d’étofTes communes, et des filatures de laine; ils fiint principalement un grand commerce de mules, de mulets, et surtout de chevaux étalons dont la ville possède un dépôt royal. Saint-Maixent a donné le jour au savant ministi-e protestant André Rivet, qui présida plusieurs synodes et tut protesseur de théologie à l’université de Leydc; et à Jean- Philippe Garran de Couton, sénateur et membre de l'Institut '.

MELLE

Melle (Metuttum, tHelaUum) est une petite ville bâtie sur le coteau qui sépare les deux vallons baignés par lu I.égèrc et la Béronne ; elle s'élève au milieu d'une plaine Tertile, assez boisée, traversée par une chaîne de collines qui, venant du I.hnousin, passe par Charroux et Civray, et se continue par Saint-Maixent et Saiut-Martin-du-Fouillouv, pour joindre les Alpes vendéennes. Les bords des deux ruisseaux de Melle offrent une succession de roches calcaires et de roches siliceuses, entre lesquelles il existe une argile rougeâtre ou l’on trouve des indices souvent assez riches de galène argentifère, avec des coquilles pétrifiées de plusieurs sortes. C’est à ce minerai de plomb, contenant une notable porliou d'argent (deux onces et demie d’argent par quintal de plomb f, que Melle doit probablement son origine.

Malgré l’habileté des Gaulois dans l’exploitation des mines, on doit croire que l'ouverture de celle-ci date de l’époque romaine, puisque le nom môme de la ville n'est que le premier des deux mots, Melallum Fodina, par lesquels le peuple-roi avait continué de désigner ces sortes de gisements. Le voisinage de la voie construite de Poitiers â Saintes ne permet pas, d’ailleurs, de supposer que les Romains en aient ignoré l’existence; et, en outre, le défaut de connaissances scientifiques, pendant toute la période mérovingienne et carlovingienne, exclut assurément l'idée que ce soient lesFranks qui l’aient découverte. La mine était donc en activité déjà ; et le procédé d'exploitation se transmettait, de génération en génération , parmi des ouvriers exercés dans les opérations métallifères, l'ne preuve que la mine de Melle, au vu* siècle, était très-productive, c’est que, d’après l’auteur des Gestes de Dagobert, ce prince donna au monastère de Saint-

1. Ordonnant.et d$t voit dê France. Manuicriu de doin Fonleneau. — Mémoirci de Le Ricbe. -^Mi/noirei de d'Aubigné. — Jttojrrap/ife uAiv«rf«l<e.

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