LA ROCHE-SUR-YON. - NAPOLÉON. - BOURBON -VENDÉE
Aucun souvenir liistori(|uc ne s'attache au premier nom de cette ville, qui ne fut longtemps qu'un petit bourg. I,a seigneurie de la Roche-sur Yon fut portée à la maison de Bourbon par Isabelle de Reauvau, lille uniepic de Louis de Beauvau, sénéchal d'Anjou. Elle épousa , en l'v.'iV, Jean de Bourbon, comte de Vendôme. Leur second flis, Louis de Bourbon , prit le nom de prince de la Rochc-sur-Von ; de lui des<endircnt les durs de Montpensier. Marie, leur héritière, épousa Gaston, frère de Louis XIII, et mourut en 1027, laissant à Mademoiselle, la grande Mademoiselle, toutes les teri’es de celle branche de la maison royale. Elle raconte dans ses Mémoires que le prince de Conti , lj>uis-Armnnd, n'ayant point de nom i donner à son frère, François-Louis, lui demanda la permission de l'appeler prince de la Roche-sur-Yon, a dont J'ai la terre », dit-elle, a et qu'un cadet de la maison de Montpensier avait port»'?. » Ce prince de la Roche-sur-Yon prit le titre de prince de Conti après la mort de son frère aîné, l'nc de ses filles, née en 1096, morte en IT.'jO, s'appela Mad<>moiselle de la Roche-sur-Yon.
Pendant la guerre civile de la Vendée, et selon les ordres de la Convention , le bourg do la Roche-sur-Yon fut, ainsi que toutes les petites villes et villages du pays insurgé ..entièrement brûlé par les colonnes infernales, comme on les appelait alors.
Dis ans après, sous le Consulat, lorsque l'ordre avait été complètement rétabli, au commencement de 180V, quelques troubles se manifestèrent dans les départements qui avaient été le théètre de la guerre civile. Depuis l’époque de la premièri' insurrection, ce pays de l'ouest avait souvent été agité par quelques soulèvements partiels et passagers. Les comités de la Convention, puis le Directoire, l'avaient traité tantôt avec une rigueur déraisonnable, tantôt avec des mtinagements peu conformes à l'uniformilé de l'administration. Depuis le Consulat, la Vendée élait complètement pacifiée , mais lorsqu'il fallut appliquer dans sa régularité la loi de la conscription militaire , les jeunes gens ne s'y soumirent point. Quelques bandes peu nombreuses de conscrits réfractaires couraient la campagne.
Os symptômes parurent graves au premier consul , il résolut d'arrêter le mal à sa source. O guerre avec l'Angleterre venait de recommencer; ce n'était pas le moment do laisser renaître une insurrection dans la Vendée. Il fit peu de bruit de cette insoumission, qui réellement n'était, à ce premier instant, que peu de chose ; on n'en parla point ; les journaux étaient censurés , ils n'éveillèrent |M)int la publicité. Le général Gouvion, inspecteur de la gendarmerie, fut envoyé dans le département de la Vendée. C'était un excellent homme, calme et sensé ; ihavait été choisi pour ces bonnes qualités, que le premier consul savait très-applicables à la circonstance. Les instructions qu’il reçut étaient dans ce sens.
Celle conduite eut un succès assez prompt. L'indulgence sans faiblesse, rien de rude dans l'autorité ni dans le langage, des ménagements raisonnables et point