VIS
fondée par les Théifaliens, auxiliaires des armées romaines, (VIS). Les colons du pagm Teifalgicut roopérèrent à la victoire de Voclade, et. par un traité passé en V97, se soumirent à ('.hlodwig, qui leur accorda des privilèges conQrmés par ses successeurs. Theiphal ou TIRauges fut brillé par les Normands, en 8V3, incendié de nouveau dans le x* siècle, et pillé par les Anglais pendant la guerre de Philippe-Auguste contre Jean-sans TciTe. Cette seigneurie, propriété des vicomtes de Thouars, fut apportée par Marguerite de Thouars au célèbre Gilles de Retz. C'était dans les souterrains du château de TilTauges qu'il enfermait tes enfants enlevés aux environs-, c'était dans la forêt voisine qu’il faisait ces affreuses évocations à la suite desquelles le Florentin Prélati loi montrait le diable sons une forme humaine. Marguerite épousa en secondes noces le vidame de Chartres, dont la postérité conserva Tiffanges jusqu'à la Révolution.
En 1703, la commune de Tiffauges se souleva tout entière contre la République; les divisions vendéennes de d'Elbée, Slofllet, Cathelincau, Bérand et La Rochejaquelein s'y réunirent, au mois d'avril, pour organiser la résistance. Le général Kléber chassa les insurgés du canton , et le général en chef Turreau ordonna la destruction de Tiffauges, que les républicains livrèrent aux flammes , le 6 février 179V. Aujourd'hui, le vieux château de Gilles de Retz couvre de ses ruines immenses la cime d'un coteau. Deux papeteries magnifiques, dont les produits s'exportent à Paris, sont établies dans ia vallée.
Diverses seigneuries relevaient autrefois de Mortagne-sur-Sèvre, entre autres celle des Herbiers, actuellement chef-lieu de canton dont la population s'élève à 2,925 âmes. D'anciens légendaires racontent qu'en l'an 580 les eaux engloutirent HerbodilUi, ville de la seconde Aquitaine, située entre Tiffauges et Pouzanges, et qui, par la perversité de ses habitants avait, comme une autre Sodome, soulevé contre elle la colère de Dieu. Ces circonstances locales s'appliquent parfaitement aux Herbiers; on y reconnaît encore les traces d'un lac, desséché depuis 1700, et des fouilles récentes ont misa découvert des tombeaux, des briques romaines, et une maison de deux étages ensevelie à plus de trois mètres audessous du sol. Nous regardons comme incontestable l'identité des Herbiers avec la capitale du pagux UerbatUicus . Herbedeliem ou Arbatilicus. En 835, Renaud, comte des Herbiers, combattit les Normands dans file A' Ber (Nnirmoutiers). On voit, par un contrat de 9V3, conclu entre Alain Barbe-Torte et Guillaume-Tète-d'Étoupes , que le comté des Herbiers était soumis à la suzeraineté, des comtes de Nantes : il appartint ensuite aux barons de Morlagne-sur- Sèvre, qui le donnèrent en fief à la famille Foiischer. Les Herbiers furent pris plusieurs fois, à l'époque des guerres dont le Poitou fut le thé.1tre, en 1369, en 1.57V et 1587; pendant la Révolution, ils furent incendiés, le V février 179V, par les ordres de Turreau : on les reconstruisit presque immédiatement. La ville et le canton dont elle est le chef-lieu , doivent leur prospérité à l'élève des bestiaux qu’on exporte en grand nombre pour les départements voisins. '
1. Fraymenfum chronieorum comitum Pic/at’itr.— Froisisird, Chroniques. — Sotiee de i'Ernpire. — Adrien de Valois, yotitia fioZ/farum. —Turreau, .M«mo/rri sur la Vendée. — Guerre (<Ai Vendéens et des ehouans aver ta République . Pari'«. 18.*)^ 3 vol. iu>M.