MARS AL
en guerre avec Ferry III , fut fait prisonnier en 1273, près de cette ville, dont le duc de Lorraine s'empara et qui ne fut rendue qu'en 1281 à l'érèque Bouchard d'Avesnes. Vers la fin du xnr siècle, un atelier monétaire, frappant au nom des èvèques de Metz, existait déjà depuis longtemps à Marsal.
En 13C9, sous le règne du duc Jean I", quelques gentilshommes lorrains réussirent à enlever cette ville, en s'y introduisant sous le coslumc de paysans : elle fut livrée nu pillage. Tandis que le duc Jean se réjouissait de sa facile conquête, l'èvêque de Metz, Thierry de Roppart, parvint à faire rentrer ses troupes dans la place. I,es Lorrains furent ou taillés en pièces* ou faits prisonniers, et de là naquit le dicton lorrain ; « C'est la joie de Marsal , » que l'on emploie pour désigner une joie de courte durée. En 1552 , le roi de France, Henri II , s'empara de Marsal et augmenta ses fortifications. L’année suivante , les protestants s'en rendirent maîtres; mais le duc de Lorraine, Charles III, vint les y assiéger et les chassa de la place, dont les forlificalions reçurent de nouveaux développements. Le même prince acquit Marsal, le li décembre 1593, par échange contracté avec son fils, le cardinal de Lorraine, évêque de Metz. En 1620, le duc Henri II lit continuer les fortilications de la ville, que le duc de La Force investit au nom de Louis XIII, en 1631. Par le traité de paix conclu le 10 janvier 1632, enti'e le roi de France et le duc Charles IV, Marsal devait être livré au roi et rester entre scs mains pendant trois années En 16àl, un autre traité stipula que cette place serait démantelée avant d’élre remise au duc. Heureusement pour Marsal, le roi envahit la Lorraine, et les Français n'eurent garde de penser à l'exécution de cette clause. En 1662, un nouveau traité livrait les duchés de Lorraine et de Bar au roi de France. A peine était -il signé, que Charles IV écrivit au gouverneur de .Marsal de tenir bon dans la place et d'en refuser la reddition. En 1670, les armées françaises envahirent encore une fois la Lorraine ; Marsal fut pris, et, onze années après, on en commença la démolition.
En 1699, quoique le traité de Kyswick edt rendu le duché de Lorraine à Léopold , les remparts de Marsal furent relevés ; la place resta dans le même état jusqu'en 1736, époque de la réunion définitive de la Lorraine à la France. Depuis lors, Marsal n'a été le théâtre d'aucun événement mémorable. On conserve toujours , comme une place importante , cette ville , dont les fortifications ont été notablement améliorées , il y a quelques années , parce qu'elle est en effet la clé de la vallée de la Seilic. C’est, du reste, une ville fort petite et d'un séjour malsain, à cause des marécages au milieu desquels elle se trouve située. Marsal avait pour se régir une coutume particulière , rédigée sous le règne du duc Charles III, et homologuée, le 13 mars t63à, par le duc Charles IV. '
I. Dom Csilmet, Notice de ta Lorraine. — D'Arteu'; de la Saiivagère, Recherehêt eut te Bri^ quetage de Martal.-^Ueurisae^ evéque de Madeure , Uistoire de$ évéquet de Metz.
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