‹ Histoire des villes de France (volume 4)Chapitre 19 sur 128 · CH A MP AC. NE · texte numérisé non relu

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de tout son clergé, mettre le siège devant le monastère, dans lequel il pénètre après avoir Tait forcer les portes à deux reprises. L'abbesse ne se rend pas toutefois , elle bat en retraite de cellule en cellule ; enfin , elle quitte pour toujours son prieuré de Jouarre et se retire à Port-Royal, Bossuet lit encore un procès à l'abbé de Reliais, à propos de la juridiction, puis il força quelques chanoines, qui affectaient de revêtir de soutanes d'une teinte ambitieuse, à revenir à un appareil plus modeste; il remit aussi dans la droite voie les chanoines de Damntartin. On voit que tout grand écrivain qu'il était, l'évèquc de Meaux ne négligeait aucun détail d'administration. Son goût prononcé pour toute espèce de polémique trouvait à s'exercer de bien des manières. Quand ce prélat mourut à Paris, en 170V , on apporta son corps à Meaux , et il fut enterré dans le chœur de la cathédrale où si souvent il avait fait entendre ce magnifique langage dont il a emporté le secret.

Lorsqu'on 177V le chancelier Maupeou exila le parlement, ce fut à Rebais qu'une partie des membres de cette célèbre compagnie vint se retirer. En 1 7 80 la ville de Meaux envoya aux états-généraux, comme député du clergé, Rarboux et l'abbé de Rualhein; pour In noblesse , Daguesseau et Clermont-Tonnerre; pour le tiers, Houdet, lieutenant-criminel, Desécoutes et Ménager. Au mois de novembre de la même année, la municipalité de Meaux décerna à Nicolas Tmnehun une médaille d'or en reconnaissance des secours en grains que ce généreux cultivateur avait procurés a la ville pendant un moment de disette. M. T ronchon fut nommé, en 1791, député à l'assemblée législative; il fil partie de la chambre des représentants de 181.» et de la chambre des députés en 1817 et en 18-2 -2. A l'assemblée nationale, en 1791 , la ville de Meaux était représentée par Keguard- Claudin et Béjot. Houdet, qui fut élu maire, et lleséroutes, sont les seuls députés de Seine-et-Marne qui nient assisté il la mémorable réunion du Jeu de Paume . Louis XVI s'arrêta à Meaux avec sa famille et y passa la nuit du 2 V juin lorsqu'on le ramena de Vurennes à Paris.

Le V décembre 1792, un corps de gendarmerie vint de Paris à Meaux, demander la mort de tous ceux qui, à titre de suspects, étaient renfermés dans les prisons. La municipalité s’y opposa, mais elle ne put réussir complètement, et quatorze personnes furent massacrées. Dans la nuit du 27 janvier 1793 on arrêta huit habitants de Meaux, prévenus d'avoir pris part à ces meurtres, et quelques-uns furent condamnés à mort par le tribunal criminel établi ù Melun. Ce fut dans l’abbaye de Saint-Faron que les électeurs se réunirent pour nommer un député A la Convention; leur choix tomba sur Bailly, de Juilly, qui dans le procès de Louis XVI vota pour l’appel au peuple, la réclusion et le bannissement, et enfin pour le sursis. Lne lettre du procureur syndic de Meaux demi llarrère donna lecture à la convention le 17 septembre, nous apprend que V0,000 habitants du district s'étaient levés en masse pour aller battre le pays que des malveillants disaient être ravagé par les Bataves. Ceux-ci se rendaient paisiblement à Melun. Le comité de salut public saisit cette occasion pour présenter une loi contre ceux qui répandaient de fausses nouvelles, et Bourdon de l'Oise voulut même faire appliquer, par un effet rétroactif, le décret qui fut alors voté, uux conspirateurs de Meaux.

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