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avocat de Saint -Orner, Muchendiled, obtint la révision «le la procédure. Ou reconnut <|uc la mère de Montbailly était morte par suite d'une suffocation et d'uue chute, et non par un assassinat. La mémoire du condamné fut réhabilitée, et l'on lit à sa femme une réception solennelle.
Le 5 mai 1782, vingt jours après la publication dans les Transactions philosophiques de Londres du Mémoire relatif à la découverte du paratonnerre |>ar Franklin, un Audomarois, M. de Vissery de Boisvalié, fit placer un conducteur électrique sur son habitation. Mal lui «m prit; car les habitants du voisinage, voyant dans cet appareil une llèclie incendiaire, allèrent en réclamer la destruction auprès des magistrats. Ceux-ci tirent droit à leurs plaintes, et ordonnèrent la destruction de la flèche. M. de Vissery se pourvut en app«îl contre la sentence échcviuale; il ronfla sa cause à un avocat d'Arras, Maximilien rie Robespierre.
Le jeune avocat vint sur les lieux prendre les renseignements nécessaires , et obtint, le 31 mars 1783, un arrêt favorable à son client, l’et mission fut accordée a M. de Vissery de rétablir son paratonnerre; mais, lorsqu'il voulut relever la prétendue flèche incendiaire, les habitants du quartier soulevèrent contre lui une véritable émeute. Nouvelle ordonnance des magistrats proscrivant le paratonnerre, nouvelle opposition de M. de Vissery. Cette fois, tous les habitants se coalisèrent contre le novateui ; une compagnie se forma même pour abattre le conducteur électrique à coups d'arquebuse. M. de Vissery céda enfin de guerre lasse, et, le 23 juin 1783, le paratonnerre fut solennellement abattu.
En 1792, lorsque la république eut été proclamée, la ville de Saint-Omer prit le nom de Morin-la- Montagne. L'église du Saint-Sépulcre fut alors transformée eu temple de la Raison; maison ne renonça que fort tard aux cérémonies du culte catholique, puisque, le 12 mai 1793, l'évéque Purion fit encore la procession de lu Fête-Dieu. Les Audomarois, pendant la révulution, se signalèrent par un noble patriotisme. la compagnie de Saint-Sébastien, formée dans leur ville, se distingua à la défense de Lille. Un grand nombre de jeunes gens de Murin-la-Montagnc s'enrôlèrent volontairement sous les dra |>eaux de la république, et contribuèrent à la défense du territoire. A l'époque du camp de Bou- * logne, Saint-Omer vit s'opérer de grands mouvements de troupes. Les habitants reçurent deux fois la visite de Napoléon, le 28 août 1805 et le 23 mai 1810. Sous la restauration, la réaction royaliste de 1815 et de 1816 y donna lieu à des démonstrations très-bruyantes ; elles ne rurent heureusement accompagnées d’aucune effusion de sang. A la même époque, des troupes anglaises, en vertu du traité d'occupation , vinrent prendre leurs cantonnements dans les environs et y formèrent le camp d llelfaut. Ile 1815 à 1840 , une foule de grands personnages, parmi lesquels nous citerons le prince Nicolas de Russie, aujourd'hui empereur, le duc d'Angoulémc, la duchesse de l’erry, le roi Charles X et le duc d'Orléans, passèrent tour à tour où séjournèrent à Saint limer.
Nous compléterons cet aperçu historique par quclt|ues détails sur les principaux monuments de la ville. Sous lu république, l'abbaye de Saint-Berlin fut livrée au marteau des démolisseurs. Le 10 août 1791 , les religieux, au nombre d’environ cinquante, furent obligés d'abandonner le monastère ; la plupart se réfugièrent à l'abbaye d'Arrmaise. On transforma «i'ulxird le cloître en hôpital, m 45