SCEAUX
Les premiers documents historiques sur cette jolie ville ne remontent pas au delà du xil' siècle. C’était alors un simple hameau appelé Cellœ : son nom se francisa successivement en Ceelt, Ceals, et enfin Ceauls ou Ceanx, sans f» initiale ; orthographe qui ne s’est point maintenue malgré l’opinion de l’abbé Lebeuf. Saint Mammès, martyr de Cappadoce, dont le chevalier Adam de Cellis, seigneur de ce lieu, au temps des croisades, avait rapporté les reliques, en 1214, fut le premier patron de l’église de Sceaux. D’abord simple chapelle , cette église fut érigée en paroisse sous le règne de saint Louis. La population du hameau s'était augmentée, en elTel, et il était devenu assez considérable pour qu'on cnit devoir le détacher de la paroisse de Chatenay dont il dépendait auparavant. Ses seigneurs restèrent pourtant obscurs, pendant plus de deux siècles. Le premier qui nous soit connu, après Adam de Cellis, est Pierre liaillct, maître des requêtes sous Charles VI et Charles VII. Il vivait encore sous Louis XI , car, en 1470, selon la chronique de Jehan de Troyes, il reçut ce prince à dîner dans son hôtel de Ceaux-le-Grand. Cette terre resta dans la famille des Baillet jusqu’en 1580, époque à laquelle le dernier d'entre eux, bailly du Palais-Royal, la vendit à trois sœurs qui ne la gardèrent que peu d’années; enfin, en 1597, elle fut achetée *par Louis Potier de Gèvres, fondateur du premier château, lequel le transmit à son fils , Antoine Potier, secrétaire d'état.
C’est en faveur de ce nouveau seigneur, que, par lettres-patentes du 10 janvier 1612, Sceaux fut érigée en châtellenie, et qu’on lui attribua le fief des justices de Bourg-la-Reine. Antoine Polier ayant été tué au siège de Montaoban, son frère aîné, René Potier, duc de Tresmes, hérita de la terre de Sceaux. Jusqu'en 1670
I. Les Antiquités ou Histoire 4e la ville de Dreux et de tout ee qu’elle contient de plus remarquable depuis son origine jusqu'à présent , par M. Dorai de Chamelles, chevalier, seigneur de la Barre, à Dreux, 17*0. — biographie universelle. — .4 n»iu(/i'rr* d'Eure-et-Loir.