AURILLAC
Autrefois capitale de la haute Auvergne, Aurillac est aujourd'hui le chef-lieu du département du Cantal. A partir d'Issoirc, où finit la fertile plaine de la Limagnc , le sol sVxhaussc , le pays change comme le caractère des hommes ; le voyageur ne chemine plus qu’à trav ers une nature sauvage et grandiose, à travers des monts abruptes et volcaniques où se montre bien parfois quelque joli vallon encadrant un riant village, mais dont l’aspect général est triste et désolé. Au centre du pays , se développent dans leur sévère monotonie , les monts du Cantal , connus des anciens sous, le nom de Montes Celtorum. De ce pays rude et vulcanisé, Saint-Flour la Noire fut naturellement la capitule dans les premiers temps; c'était dans ses murs que résidait l'év èque et que se réunissaient les États. Voisine du Limousin, élégante et propre, bâtie dans un vallon fort étendu qu'arrose la Jordane, la ville d’Aurillac contrastait trop av»*c l'aspect général du pays; toutefois les avantages de sa situation topographi<|ue , sa physionomie élégante et le caractère plus vif et plus sociable des habitants, lui assurèrent rapidement la prééminence sur h's autres bonnes villes du pays ; le titre de capitale lui échut alors, et elle le conserva en dépit des réclamations de Saint-Flour.
Quelques faiseurs d'antiquité attribuent la fondation de la capitale de la haute
1. Gallia christiana. — Grégoire »te Tours, Gloria mari ijriim. — Histoire manuscrite tl'.i n vergne. — Manuscrit trouvé dans le tombeau de saint Julien à Ürioude , en Auvergne, édité par M. Trognon- — {niherdis, Guerres religieuses d'Auvergne. — Taylor et Nodier, Voyage pittoresque en Auvergne. — Mérimée, tyotes d'un voyage en Auvergne et en Limousin. — Chabrol , Coutume d'Auvergne. — Résume de l'histoire d'Auvergne , |Mr un Auvergnat.
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Auvergne à Anlonin Marc-Aurèlo lui-même, mi nom duquel on u'anrait eu qu'à ajouter le mot uc qui signifie habitation, pour en faire le nom moderne d’Aurillnc. Suivant d'autres, la Jordane, nouveau Partule, aurait roulé anriennement des paillettes d'or, et la ville qu'elle arrose ne serait qu’une abréviation d'auri Inciu. Il est regrettable qu’on ne trouve plus dans la Jordane, depuis les temps historiques, ces bienheureuses paillettes; les anc iennes cartes géographiques où on lit Orilhlac viennent aussi détruire ce rêve doré, le nom d'Aurillac apparaît pour la première fois dans l'histoire au ix' siècle; à cette époque, le domaine de celte ville appartient à un certain Géraud, petit-fils de Géraud, comte d’Auvergne*, et qui se qualifie hii-même comte d'Aurillac. la* titre de comte, à la fin de la dynastie carlovingienne, ne devait plus guère avoir d’autre siguilication que celle de maître , comme plus lard le titre générique de seigneur ; car nous ne voyons nulle part qu’Aurillae fût un comté. Mais c’était déjà certainement un noyau assez grand de la ville future; des médailles et des fragments d'antiques trouvés dans les fouilles d'un ancien couvent de religieux attestent que des établissements de quelque importance avaient dû y exister dès le temps des Humains. Le catholicisme avait aussi planté là sa bannière.. L'auteur de la vie de saint Géraud , canonisé plus tard , en parlant pour la première fois de la ville d'Aurillac, nous révèle en même* temps son existence antérieure, puisqu'il mentionne comme une église* existant déjà depuis longtemps celle de Saint-Clément où fut enseveli le père de Géraud.
(Juant à Géraud lui-même, qu'il lut comte ou non, c’était sans contredit un homme riche et distingué, car le due dc'Guycnne lui avait proposé sa fille en mariage ; mais à tous les honneurs du monde il préféra la gloire mystique d’élever un monastère, et il renonça aux joies de la famille pour s’adonner tout entier à cette pieuse entreprise. Géraud ne fut pas du reste un de ces fondateurs de monastères vulgaires qui s’en allaient avec quelques pauvres pénitents dresser leurs cabanes dans quelque recoin do terre sauvage; noble et richo, environné d’amis riches comme lui , il leur proposa , quand le monastère fut bâti , d’aller y vivre ensemble, et avec son esprit facile à s’enthousiasmer, la jeunesse brillante de la contrée consentit à s’enfermer dans'un cloître, comme elle aurait couru à une partie de plaisir. Le monastère s’accrut rapidement; ses hôtes l'enrichissaient à Terni ; et de nombreux habitants, attirés moitié par la dévotion , moitié par l'espérance de quelque gain à faire, se fixèrent tout à l'entour, bientôt cependant les mœurs du couvent se relâchèrent, chaque jour vit la désertion de quelque cénobite mal converti. On ne sait pas trop quel était alors le genre de vie du monastère de Saint-Géraud ; l’histoire rapporte que le fondateur, tout en restant dans le célibat, n'avait jamais embrassé l’état religieux. Après sa mort, qui eut lieu à I.isignar en Quercy, il fut transporté au monastère d'Aurillac, ou on le vénéra depuis comme un saint.
Le roi de France avait confirmé la fondation du monastère d'Aurillac, dans la dernière année du ix' siècle; le petit nombre des compagnons de Géraud qui restait se soumit h la règle de saint Benoit. Le bourg prit des accroissements rapides. Nous y retrouvons, au xii* siècle, ces fameuses compagnies de routiers que nous avons déjà vues répandre la désolation dans la plupart des villes «lu midi de la
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France. Commandées par Raymond, (ils du comte de Toulouse, ces bandes à la solde du roi d'Angleterre assiégèrent Aurillac dans le mois de janvier 1185, et pénétrèrent dans le monastère , qui fut forcé de leur compter vingt-cinq mille sous. Les années suivantes amenèrent les mêmes calamités, et les Aurillaquois, épuisés par les rançons que leur imposaient sans cesse ces brigands enrégimentés , faillirent succomber sous le poids de tant de malheurs. Aurillac était alors une ville de commune, sous la suzeraineté de l'abbé de Saint-Géraud. l!ne sentence arbitrale passée entre l'abbé et les habitants, homologuée par arrêt du parlement de Paris, en 1288, avait confirmé à la ville le droit d'avoir des consuls, quarante conseillers, un coffre pour les deniers communaux , un sceau et des armes. Ces amoiries étaient de gueules à bois coquilles d'argent , au chef cousu < l'azur , chargé de trois fleurs de lys d’or.
I.'ahlié, seigneur temporel, s'était réservé In justice, et l'administrait par un vicaire qui choisissait ses assesseurs parmi des gentilshommes et des bourgeois, et prenait, quant à lui, le titre de chevalier viguier de l'abbé d’Aurillac. Une pièce du temps nous montre chez, ces viguiers une singulière façon d'entendre l'honneur. L’un d'eux, le seigneur Severic Demoisse, fait faire une enquête, en 1250, pour constater que lui et son père ont exécuté plusieurs condamnés, et qu’ainsi à eux appartient le droit des hautes œuvres. Cette prétention n'était pas isolée ; la même pièce faisait mention d’un autre viguier, de la famille de Géraud, nommé Austan ou Astorg, qui pendit lui-même, manu proprid et fort adroitement, un voleur aux fourches patibulaires. Comme le droit de justice était inhérent au domaine , il y avait , en outré, à Aurillac, un riche monastère de femmes dont l'abbesse avait ce droit en même temps que la suzeraineté sur un des faubourgs. C’était le monastère de Buvo ou de Buis, qui appelle d'ailleurs notre attention pour un autre motif.
En 1555, l'abbesse de Buvo, Marie de Senectère, ne jouissait pas d'une grande réputation de modestie et de sévérité de mœurs, et nous la voyons comparaître, en effet, à cette époque, devant le bailli royal, où elle est accusée d'avoir quitté les habits de sa règle pour les belles et mondaines robes à buse, d'avoir montré ses bras à travers le taffetas bouffant de ses manches découpées, et de les avoir chargés de bracelets; d'avoir, de plus, chaussé le velours et s'en être allée par la ville sous le loret du nez o*u demi-masque; au voile religieux d'avoir substitué le voile d’étoffe rouge ou verte; enfin de s'être servie du mystérieux vertugade qu'avaient inventé les religieuses pour dérober au public les suites de quelque coupable faiblesse. Les arts avaient aussi été appelés par Marie de Senectère à charmer les loisirs du cloître, où elle mêlait sa voix aux accords de la guitare; on l’avait même vue paraître à une représentation qu'avait donnée à Aurillac une troupe ambulante de comédiens venant de Paris, et qu'on nommait les Enfants Sans-Souci.
Toutes ces inculpations dénotaient, chez Marie de Senectère, des goûts qui convenaient mieux à une petite-maîtresse qu'à une abbesse. Mais un tort plus grave qu'avait Marie de Senectère , c'était d'être parente de l'abbé de Saint-Géraud. La municipalité d’Aurillac poursuivait alors le monastère pour des déportements auxquels on ne voudrait pas croire, si des actes authentiques n'en faisaient foi. Depuis la désertion des amis de saint Géraud, les mœurs ne s’étaient guère améliorées au monastère d’Aurillac , bien que saint François d'Assise y eût envoyé , dans
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le xiv* siècle, saint Antoine de Padoue, pour y enseigner la théologie ; les moines, favorisant la corruption pour en retirer les fruits , avaient séduit maintes fois les jeunes lilles confiées à la direction de l'abbesse de Buxo. C’était alors que, la Réforme étant venue détruire le respect superstitieux qu'inspiraient les prêtres, dans toute la France on avait demandé des enquêtes contre leurs déportements. Le parlement de Paris avait déjà porté plusieurs arrêts contre les moines d'Aurillac, entre autres celui du 22 mars 15V7, par lequel il avait interdit l’usage de certaines saturnales religieuses, consistant en une course de tous les prêtres par la ville, au son du tambour, lorsque l'un d’eux disait la messe pour la première fois. Un article de ce même arrêt portait que toutes les concubines cl femmes suspectes , étant ez maisons des prêtres d'Aurillac, si aucune y en a, vuidrronl les lieux; et leur défendait d'en tenir. Le parlement évoqua la nouvelle affaire de l’abbaye de Buxo, condamna l’abbesse à reprendre les habits de son ordre, et mit le monastère de Saint- Géraud en commendc.
Qu’on s’étonne, après le spectacle que donnaient ces abbesses mondaines, ces moines débauchés d'Aurillac, de la faveur que la Réforme obtiid dans cette ville! Les vices des prêtres catholiques contribuèrent plus à ses succès que les prêches de ses missionnaires. La Réforme, en effet, triompha de bonne heure à Aurillac, et, lois de la conclusion de la paix générale, ce fut, avec Issoire, l'une des deux villes d'Auvergne où les calvinistes eurent le libre exercice de leur religion. Mais les Aurillaquois jouissaient à peine de ce privilège , qu'un fanatique au service des Guises, Louis de Bretons, fit une levée de six cents hommes et vint s'emparer par surprise de leur ville. Pendant plusieurs jours, celte bande indisciplinée pille, massacre, viole, et ne met enfin un terme à ses excès que sur un ordre apporté par un conseiller du parlement , dépêché exprès de Paris. Brezons, que de Serres appelle « un insigne voleur s’il en fut onc », n'en reçut pas moins, à l'issue de son brillant exploit, le titre de lieutenant-général, et, l’année suivante, il s’empara de nouveau d’Aurillac. Cette fois de Brezons était secondé par son digne émule MontelL « L'on ne sauroit bonnement exprimer, dit de Serres, l'indignité des pilleries et meurtres que ces deux hommes commirent avec leurs satellites. »
Tant d'atrocités poussèrent à bout les protestants, ils songèrent à se défendre. En 1509, lorsque les hostilités eurent recommencé dans la haute Auvergne, les protestants du Rouergue, du Quercy et de lu vicomté de Turennc vinrent au secours de leurs coreligionnaires d'Aurillac. Ceux-ci avant remarqué que la porte de Saint-Marcel avait été murée en dedans et qu'elle était double et en bois , percèrent l’extérieure pendant la nuit et jetèrent environ cent livres de poudre entre les deux ; ayant ensuite refermé le trou et établi une longue traînée, ils y mirent le feu. Les deux portes sautèrent en l'air, et le mur qui était derrière fut renversé ainsi qu'une partie de la muraille. Les protestants s’élançant aussitôt par l’ouverture , au nombre de cent cinquante, culbutèrent quelques bourgeois qui voulaient leur opposer de la résistance , et firent deux consuls prisonniers. On mit ces deux derniers à la torture, et , sans autre forme de procès, on les pendit. Les calvinistes allumèrent ensuite un feu de joie sur la place publique , et jetèrent dans les flammes les archives de la commune. Sous leur domination, cent trente chefs de famille périrent du dernier supplice. Les prêtres furent enterrés jusvi. 25
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qu'au cou, comme en Béarn, afin que leur tête servit à d'infâmes outrages. Les représailles, on le voit, étaient bien dignes des excès des catholiques; la ville, cette fois, souffrit, en outre, dans scs monuments : le palais abbatial , le monastère de Saint-tîéraud , le couvent de Buis, la maison consulaire, les hôpitaux, éprouvèrent de graves dommages. Les reliques de saint Gcraud furent jetées au feu, et sa châsse disparut.
A la nouvelle de la prise d’Aurillac, le gouverneur de l'Auvergne, vivement affecté, donna l'ordre de marcher aux troupes qu'il avait sous la main, afin de reprendre la ville; mais les protestants du Quercy, trouvant ici appui dans leurs coreligionnaires, avaient eu le temps de se fortifier, et le gouverneur de l'Auvergne fut obligé de se retirer, sans autre résultat que celui de faire trancher la tète aux nouveaux consuls, accusés d'avoir favorisé son entreprise. Sajnt-Hérem ne tarda pas à revenir, et, après de courageux efforts, Aurillac allait se rendre, quand on apprit que la grande armée de Coligny, qui faisait le tour de la Fiance pour rallier à la cause générale tous les petits foyers de protestantisme, passait dans le Forez ; déjà môme un détachement de cette aimée était entré dans l'Auvergne pour inquiéter les catholiques. loi ville, se voyant près de sq délivrance, tint bon quelque temps encore. Pendant ce temps, les derniers corps de l’armée de Saint-Hérem se dispersèrent pour aller se défendre dnns leurs garnisons respectives.
La paix de Saint-Germain (1570) rendit Aurillac aux catholiques, ce qui fit qu’en 1581 , les protestants tentèrent un nouveau coup de main pour s'en rendre maîtres. Déjà les assaillants étaient montés par les échelles, et la trompette avait sonné sur les remparts « ville gagnée » , mais les bourgeois eurent celte fois du sang-froid ; ils engagèrent la lutte dans les rues, et o l’aurore», dit un historien sur le ton homérique, « éclaira le triomphe des vaillants bourgeois et la fuite des religionnaires. » La famille consulaire des Veyre, qui s'était particulièrement distinguée dans cette affaire, fut anoblie par Henri III. Depuis lors, Aurillac resta royale; à l’arénement de Henri IV, quelques prédications ultramontaines retentirent dans la ville, et les Cordeliers y crièrent qu'il fallait (Ifbourbonner la France; mais on était las de guerres civiles, la tranquillité se rétablit de jour en jour à Aurillac, et le marquis de Koquclaure, lieutenant du roi dans la haute Auvergne , y fit une entrée magnifique ( 1590) . Les consuls vinrent à sa rencontre avec des branches de Iis à la main, et la population poussa à plusieurs reprises le cri de Vive le roi !
La paix dont jouit Aurillac depuis Henri IV, fut favorable à son développement. Colbert y établit une manufacture de dentelles qu'on appelait points de France. Mais tous ses monuments avaient été détruits pendant les guerres de la réforme; il ne reste de la ville primitive et de l'ancien château des abbés , qu'une vieille tour carrée qui domine la ville. L’église la plus remarquable d’Aurillac est aujourd'hui Notre-Dame-des-Neiges, édifice assez curieux par une voûte hardie sans piliers, et par un tableau de la Cène du Bassan. Aussi la ville est-elle toute moderne ; un caractère d'élégance et de propreté la distingue des autres villes de la haute Auvergne. Ses rues, rafraîchies par des ruisseaux d'eaux limpides, sont larges quoique un peu tortueuses. De nombreuses promenades l'entourent , parmi
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le squelles il faut citer celle du Gravier, placée dans une Ile foimée par la' Jordane, au-dessous de la ville. Aurillae à aussi un hippodrome , à un quart de lieue de ses murs. La vivacité de ses habitants contraste avec la lourdeur proverbiale des Auvergnats : Legrand d’Aussy les appelle les sybarites de l’Auvergne. Cet auteur, vers le commencement de notre siècle, donnait 20,000 habitants à Aurillar. La statistique n'y en compte aujourd'hui que 10,000, et l'arrondissement n’en a guère plus de 97,000. Il y a dans les murs de la ville des fabriques de dentelles et de blondes, des fabriques de chaudrons et d’ustensiles en cuivre jaune et rouge, des papeteries, des teintureries, des brasseries et des tanneries; les habitants font aussi un commerce assez considérable de chevaux et de mulets , de bestiaux et de fromages. On entrepose, en outre, à Aurillae, diverses marchandises. Le département du Cantal, dont cette ville est le chef-lieu , renferme environ 257,500 âmes et l'arrondissement un peu plus de 97,000.
Parmi les hommes célèbres nés à Aurillae, nous citerons d’abord l’illustre savant Gerberl, plus connu sous le nom de Sylvestre II, le premier pape que la France ait donné à la chrétienté. Élevé au saint-siège en 999 , il mourut il Rome le 13 mars 1003. Ses connaissances en mathématiques et en physique, très-avancées pour le temps, l'avaient fait accuser, par le peuple, de sorcellerie et de magie ; l’Europe lui doit l’introduction des chiffres arabes qu'il avait rapportés de ses voyages en Espagne; on lui attribue aussi la première horloge dont le mouvement ait été réglé par le balancier. Aurillae se glorifie encore d’avoir produit Cinq- Arbres ( Quinquarborius) , professeur de langue hébraïque et rhaldaïquc à l'Université de Paris; Jacobi, auteur d’un livre intitulé Pratica aurea, et professeur de droit à Montpellier; Piganiol de La Force, qui a laissé une excellente description de la France, et le général Üelzons, mort glorieusement dans la campagne de Russie. Le vice-président du tribunal révolutionnaire, Jean-Baptiste Coffinhal, était né à Aurillae, en 1746. Cette ville a longtemps revendiqué pour un de ses enfants François Meynard, de l’Académie française, mais il parait qu'il ne fat que le président de son présidial. '