I.IMOCES
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Limoges, lultil , liims les premières minées du vi* siècle, l'église de Sainl-Merre du Queyroix, lu plus «ncieune de toutes celles du diocèse. Vers In même époque, les habitants de l'antique Augustoritum, se voyant en paix, s’occupèrent à enclore de murs leur cité , dans laquelle ils ne comprirent |>ns la région du pont Saint-Martial, qui avait été sou premier emplacement , parre qu'elle était d'une trop grande étendue. Iji position et le circuit de la ville nouvelle furent ce qu'on appelle encore aujourd'hui la cité, renfermant l'abbaye de la Kègle, la cathédrale et l'évêché, l’église de Saint-Jean, celle de Saint-Dampnolct, appelée alors Saint- Grégoire, le prieuré de Saint-André, la chapelle Saint-Affre, la paroisse de Saint- Maurice, l'église de la Providence et celle de Sainte-Claire. Sons Thierry , roi d'Austrasie, auquel appartenait l'Aquitaine, Limoges eut un bétel des monnaies ; ce prince y fit frapper des pièces d'or, par les soins de son monétaire Ascairic ; mais au milieu des guerres civiles qui ensanglantaient le pays, la prospérité récente de sa capitale ne pouvait guère se maintenir.
Après la mort de Charibert, roi de Paris ,567) , Limoges était échue, par In voie du sort, J» son frère Chilpérik, roi de Soissons. Celui-ci In promit, entre autres cités, pour douaire et don du malin , à Galeswinthe, sa femme, sœur de la reine Brunibilde, à laquelle Contran, roi de Bourgogne, l'adjugea ensuite, en expiation du meurtre de Galeswinthe. Chilpérik, méc ontent de eet arbitrage, envoya contre Limoges son fils aine, Théodebert , à la tète d'une armée formidable. La place, dépourvue de tout moyen de défense:, ouvrit scs portes à Théoelebert, qui In pilla, comme s’il l'edt prise d'assaut, inrendin ses églises et ses couvents et la détruisit de fond en comble. Ni l'Age ni le sexe ne furent épargnés : la soldatesque- commit des excès épouvantables. Bientôt, cependant, menacé par Sighebert , roi de Metz , qui venait de mettre en mouvement des forces supérieures, Chilpérik consentit à restituer Limoges A sa femme , Brunibilde ; mais il ne tarda point h former contre lui une- nouvelle coalition. Son fils Théodebert passa In Loire une- scs-onde fois, en 575, et arriva à Limoges, dont il s’empara après un combat sanglant livre1 près du pont Saint-Étienne, et dans lequel périrent le comte d’Ampnolcuus et un grand nombre de eitoyens. Théodebert partit ensuite pour marc her à la rencontre de Godeghisel et de Gontran-Boso, généraux austrasiens, et fut tué, comme il a été dit ailleurs, dans une bataille sur les bords de la Charente , à huit ou dix milles d'Angoulèmc.
L'Aquitaine ayant définitivement passé sous In domination de Chilpérik, ce prince contraignit par un édit tous les propriétaires de vignobles à lui payer annuellement quarante-huit pots de vin, et commit pour la rentrée de l'impôt un nommé Marc, qui vint à Limoges une année que les vignes avaient gelé. Le vin était fort çlu-r, le paiement de l’imposition impossible : Marc , sans avoir égard aux circonstances, exigea impérieusement qu'on s'acquittât envers le fisc; le peuple- de la ville le chassa, tua ses officiers et brûla les e-hartes des Collectes. Chilpérik alors envoya dans le pays des gens de guerre, dont les exactions et les cruautés furent courageusement dénoncées nu roi par le vénérable évêque de Limoges, Fcrréol, qui avait sauvé la vie à Marc. Lui et Areclius (saint Yrieix ) firent counaltre à Chilpérik la misère dans laquelle étaient plongés les Limousins, et-obtinrent enfin la réduction des tailles, grâce à la protection de Frédé-