USSEL
récentei et florissantes qui donnent un aspect riant nus environs de la ville, des constructions nouvelles faites avec goût , témoignent du zélé éclairé de quelques riches habitants. On peut espérer que leur exemple sera suivi et que le pays ne résistera pas à cette salutaire impulsion.
On compte, avons-nous dit, dans le département, trois zones bien distinctes; elles se retrouvent dans le caractère des. habitants aussi bien que dans la température. La population de la montagne est plus belle, plus laborieuse, plus riche, plus économe; les hommes émigrent : scieurs de long la plupart, ils rapportent au logis, après chaque campagne; une petite somme de trois on quatre cents francs qui, scrupuleusement économisée, constitue au bout d'une dizaine d'années une fortune fort rare dans les basses-terres, et avec laquelle ils vivraient fort heureux, sans la passion de la chicane qui les possède trop souvent. Lès habitants de la ville d'Ussel diffèrent également de ceux de Tulle ; aussi spirituels , et en général plus instruits, ils sont moins oisifs et s’occupent davantage de leurs affaires; dans leurs rapports mutuels, ils apportent phis de bienveillance et d'aménité. Si leur imagination est moins fougueuse , ils ont , en revanche , plus de modération et un sens plus droit : ils font plus et parlent moins, li y a de l'Espagnol et surtout de l'Italien dans l'habitant de Tullé; celui d’Ussel, au contraire, tient du Gaulois ; c'est Un Français du eenfre de la France ’.