‹ Histoire des villes de FranceChapitre 40 sur 137 · GUÉRET · texte numérisé non relu

GUÉRET

y soutinrent mi siège de huit mois contre une année de trois mille hommes commandée par D’abene et Foucaut de Saint-Germain. Ils furent enfin obligés de se rendre. Les débris du parti se rallièrent sous les ordres du duc de Nemours et du marquis de Saint-Sorlin ; mais ils fureirt de nouveau défaits dans les environs de Guéret , et poursuivis de ville en ville jusqu'au bourg de Lupersae. , dans le Franc- Alleu , sur les frontières de l'Auvergne.

Les luttes religieuses, après cette époque, perdirent beaucoup de leur violence. Le calme fut long à se rétablir d'une manière complète ; mais , pourtant , si l'on en excepte l’assassinat du vice-sénéchal Voisin , assassinat commis par quelques gentilshommes de la haute Marche et qui ne resta pas impuni , Guéret n'eut plus à souffrir des troubles excités par les haines religieuses.

Le seul fait qui se rattache à l'histoire de Guéret, pendant le xvn* siècle, et qui nous paraisse mériter une mention, c’est l'établissement d’un présidial institué, en 1635, à la demande des habitants et des consuls. Les officiers de ce présidial ne semblent pas avoir vécu jamais en très-bonne intelligence avec les intendants de la généralité de Moulins, sous la surveillance desquels ils se trouvaient; car les . rapports et les notes des intendants sont loin de leur être favorables , et portent même l’empreinte évidente de sentiments hostiles. Après 1789, Guéret devint le chef-lieu du département et le siège de l'un des sept districts de la Creuse. On porte la population de cette ville à 4,332 habitants : le département en contient ■ 278,019, et l'arrondissement, qui a remplacé l'ancien district, 94,637.

Parmi les hommes dont le souvenir honore cette ville , nous, pouvons citer le modeste et savant jurisconsulte du XVI* siècle, Nicolas Caille! ; l'historien Varillas, l'auteur dramatique Rochon de Chabannes, et enfin M. Couturier-Defoumoux, l’un des plus vaillants officiers de la marine française, qui commandait en 1788 l'escadre envoyée dans les mers de l'Inde pour défendre Tippo-Saïb contre les envahissements de l’Angleterre. 1

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