‹ Histoire des villes de FranceChapitre 52 sur 137 · PORT-VENDRES · texte numérisé non relu

PORT-VENDRES

Il y a , quant à présent , peu à dire sur Port-Vendres. Bâtie autour d’un petit, bassin formé par la Méditerranée au pied des Pyrénées orientales, et à peu près au point de jonction des deux côtes de France et d'Espagne, cette ville est encore dans une sorte d'enfance , par rapport à ce qu'elle est appelée à devenir. En effet , son heureuse situation ne peut manquer de lui donner prochainement de l'importance, son port étant le point de départ naturel de toute expédition pressée pour la côte d'Afrique , et le seul qui puisse offrir un asile aux vaisseaux affalés dans le golfe de Lion , lorsqu'on l’aura creusé convenablement.

Les anciens avaient reconnu la commodité du bassin de Port-Vendres , et ils avaient élevé un temple à Vénus sur son bord septentrional ; île là le nom de Portas Veneris qu’ils lui avaient donné. Les géographes ne se sont pas toujours accordés sur le point où était placé le temple , ni même sur celui où lu ville fut d’abord édifiée ; mais outre que toute discussion à cet égard semble superflue , elle serait suffisamment terminée , au besoin , par la simple inspection des lieux ; car les anciens comme les modernes n’ont pu consulter, pour fonder une ville maritime , que la commodité de la navigation. Or, ils ont dû , par cette raison , placer Port-Vendres au point où il existe encore aujourd'hui, puisque ce site est incontestablement le plus favorable de la côte. Quoi qu'il en soit , les Romains ne semblent pas avoir fait grand état de ce port , bien que leur colonie de Narbonne en tirât du poisson , des coquillages et même , dit-on , des huîtres assez estimées , et

t. Tfte-Lhre. — Marca Hitpanica. — Henry, Histoire du Roussillon. — Dictionnaires d’Kxl'illy et de Hesseln. — F. ialahei t, Géographie du département des Pyrénées-Orientales. — fa Moniteur universel.

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