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MARVEJOLS

naires pendant neuf mis, et de toutes les impositions ordinaires pendant vingt ans ; il lui assura enfin, pour six années, une rente annuelle de 600 livres (1592). L’cdit de Nantes, quelques années après, vint pacifier définitivement Marvejols; les catholiques la cédèrent même aux protestants pour garantir leur sûreté. Celle des habitants fut entière , depuis cette époque. Ils purent se livrer librement à leur génie pour le commerce, et six fois par an, une foire attira à Marvejols un grand nombre d’étrangers.

Il y avait à Marvejols, avant la Révolution., une collégiale dédiée à Notre-Dame de la Carce, et plusieurs couvents, tels que Dominicains, Cordeliers, Augustins, Capucins et religieux de l’ordre de Saint-Benoit. La justice s’y rendait au bailliage, dont le siège était alternativement a Mende et à Marvejols même, pendant deux années consécutives. Une juridiction royale était établie pour les habitants des terres dépendantes de la couronne. La police de la ville appartenait aux consuls, qui étaient au nombre de trois. Le premier jouissait du privilège d'assister aux États-Généraux de la province , privilège qui datait du règne de Charh's V. Aujourd'hui, Marvejols est encore une ville marchande. Sa population est de 3,885 habitants , et l'arrondissement dont elle est le cheflieu dans le département de la Lozère, n’en a pas moins de 53,382. La ville, régulièrement construite, offre des rues aussi droites que belles et bien pavées; on dirait même qu'elle met une certaine coquetterie à les tenir dans un état de propreté supérieur à celui de la plupart des villes du midi de la France. On fabrique à Marvejols des cadis et autres étoffes de laine , et l'on y fait le commerce des serges, des tricots et des autres articles des manufactures du pays. '

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