‹ Histoire des villes de FranceChapitre 99 sur 137 · AI. B Y · texte numérisé non relu

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bataille de l’Empire. Il faut ajouter à cette liste un nom qui appartient nu moj en âge : celui A' Aymar h Nègres (le Noir), troubadour né dans le Château-Vieui d’Alby, et qui vivait du temps de Itaymond VII, comte de Toulouse.

Qu'on nous permette, avant do quitter ces licuv si fameux dans l'histoire, de nous arrêter enrorc au sommet du dernier coteau par lequel est dominée la plaine du Tarn; de Ifi nous apercevons à nos pieds la cité métropolitaine d’Alby, que divise en deux parties inégales la rivière de ce nom, et que relie à son plus riche faubourg un vieux pont construit dans le xi' siècle. Point d’air, point de régularité dans les rues pour la plupart étroites et tortueuses; mais celles des faubourgs, prolongement des routes de Millau, de Kéulmont, de Laenune et de Toulouse, sont assez belles et aboutissent à un centre commun qu'on nomme Le Vigan. Parmi les maisons , il en est encore deux qui datent du vr siècle ; on les remarque comme une rareté ; plusieurs autres habitations particulières rappellent par leur ornementation l'époque de la renaissance. La ville s'enorgueillit avec raison de sa magnifique cathédrale de Sainte-Cécile. C'est, dit M. du Mège, le plus vaste édifice en briques qui existe en France. Des peintures appliquées sur un fond d'azur du plus bel éclat, et représentant divers sujets de T Ancien et du Nouveau Testament, décorent la voûte; on y admire aussi la délicatesse des sculptures du chœur, ou figurent les statues des douze apôtres , et celles de l'empereur Constantin et de Charlemagne. L’église de Saint-Salvi a été classée par le gouvernement au nombre des monuments historiques. Nous citerons encore l’ancien palais épiscopal, reste du Château-Neuf d'Alby, et que ses tours et sa masse imposante ont fait comparer à un palais électoral d’Allemagne; l'hospice , superbe bâtiment composé de deux ailes ; le collège, bâti par les Jésuites ; la bibliothèque, le musée et le pont du Tarn qui repose sur sept grandes arches. Alby a un séminaire diocésain, une bibliothèque publique, un collège communal, une chambre consultative des manufactures, un tribunal de première instance, un tribunal et une bourse de commerce. La manipulation du pastel occupait jadis une multitude d’ouvriers dans cette ville : on y trouvait, en outre, des fabriques de mignonnettes, de redins et de cordelals ; In plupart de ces manufactures sont maintenant fermées, mais le commerce des grains a pris, en revanche, un grand développement. Il y a à Alby un entrepôt des houilles de ('.ormeaux, des bois du haut Albigeois, ainsi que de toutes les marchandises des cantons environnants

1. Géographie de D’Anvilte. — Roger de Ilovedcn. — Mathieu Paris. — Dom Marienne, Anecdote». — Guillaume de Nangis. — Guillaume de Puylaurcns. — Pierre de Vaux-Sernay. — Sommaire de l’kittoire de la guerre faicte contre les hérétique» albigeois, par feu Jehan du Tillet. Paris, 1590. — Histoire de» Vaudois , par Jean-Paul Perrin, Lionnais. — Le même. Histoire des Chrétiens albigeois, contenant les longues guerres et persécutions, qu'ils ont souffertes, ô cause de la dortrine de l'Êtangile — Beausohre, Histoire du Manichéisme. — Annales de Toulouse, par La Faille. — Histoire de de Thou. — De Bézc, Histoire des églises réformées. — Fleury, Histoire ecclésiastique. — Dora Vaisselle, Histoire de Languedoc. — Sismondi, Histoire des Français. — Henri Martin, Hist< ire de France. — Dictionnaire de Hes&elii. — Annuaires du Tarn. — Noies statistique» communiquées par M. de Corn bettes- Labou rélie.

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