‹ Histoire des violations du traité de paixChapitre 16 sur 92 · Cdle qui fut remise au docteur Stlialmer · texte numérisé non relu

Cdle qui fut remise au docteur Stlialmer

2. Cette tentative e<It été vouée à un échéc certafii, ce n'était d'aHleon qu'usé fausse nouvelle. De vaines combinaisons Schwander, Mayer, vont suivre.

3. Dès le 6 mai» on apprend que M. Rolland Boyden, commissaire américain à Paris, représentera les États-Unis auprès de la CommiMloa des népasations.

à lyondres, en mars, ont été par trop inférieures \ » Mais on n'en crie pas moins que Ton va être égorgé. Une note nouvelle se fait entendre : peut-être pourrait-on accepter provisoirement Tultimatum jusqu'à ce que les Alliés reconnaissent leur absurde erreur. « L'acceptation est, en somme, le moindre mal », explique le Vorwaerts, C'est l'avis du fameux Parvus. Stresemann n'est pas loin de le partager : « Le peuple allemand subira courageusement les épreuves décisives. » De fait, on est complètement désorienté, mais l'idée impérieuse, c'est de sauver Essen ! Néanmoins, comme on ne peut tomber à genoux sitôt après avoir montré le poing, la presse continue à tonitruer : « Bientôt, les Français se rendront compte qu'ils ont anéanti la civilisation! » (Deutsche Allgemeine Zdtung.) C'est le ton moyen des invectives. La formation du cabinet s'attarde : les socialistes majoritaires, le plus gros parti du Reichstag, refusent le pouvoir et laissent les bourgeois dans le « gâchis ». Les grands industriels, intraitables, continuent à réclamer le rejet de l'ultimatum. On se rit de l'obligation de désarmer : on insulte l'impérialisme français, et les Belges, nos « complices », sont vilipendés en paroles. Mais l'accent qui domine est, malgré tout, caractéristique : on cherche à accepter la loi des Alliés par un biais qui^auve un peu la face. Dans les couloirs du Reichstag, on dit : « C'est l'enfer qui nous menace. Le nouveau cabinet, s'il refuse, supportera les conséquences de son geste. » Le 9, on peut écrire dans toute l'Europe que l'Allemagne va ployer l'échiné. Le Vorwaerts se prononce sans ambages pour la soumission. Certains industriels, calmés, font de même. « L'acceptation améliorera sans doute la situation de l'Allemagne pour la Haute-Silésie », suppute le Berliner TageblaU, On reparle de Stresemann comme président du Conseil. Enfin, le parti populiste se décide : « Il faut obéir à l'ordre des Alliés. » Les socialistes indépendants conviennent que

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