‹ Histoire des violations du traité de paixChapitre 18 sur 92 · I. Tlitodar Wolfl mitlsit èncrgiqucnicnt citte thise · texte numérisé non relu

I. Tlitodar Wolfl mitlsit èncrgiqucnicnt citte thise

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sadeur d'Allemagne à Paris, renouvelle à M. Briand l'assurance que le nouveau gouvernement allemand est résolu à exécuter toutes les clauses de l'ultimatum. Il n'en faut pas davantage pour que de nombreux Allemands parlent de « punir le méchant Wirth ». A ses premiers « crimes » s'ajoutent ceux d'avoir pris contact avec les banques au sujet de l'établissement de bons du Trésor à trois mois, qui doivent être remis avant le 31 mai à la Commission des Réparations, de hâter la livraison des 25.000 maisons de bois prévues pour les régions dévastées, et de s'occuper, avec une certaine activité, du désarmement. Cet homme qui V sait ses logarithmes^ », parsdt, mieux que ses prédécesseurs, inspirer confiance à la France : on J'accepte comme un adroit partisan du juste milieu : « In medio stat Wirthus », dit plaisamment M. Lescoutra, du Populaire du Centre. Le 23 mai seulement, il réussit à trouver un ministre des Affaires étrangères, le docteur Rosen^.

Le 23 mai, le gouvernement français demande au chancelier d'arrêter en Haute-Silésie une lutte qui a tout le caractère d'une guerre. Wirth se dit prêt à proclamer l'état de siège dans la Silésie allemande'. Le lendemain, M. Briand, ayant déclaré devant les députés : « Depuis

lition immédiate et complète de tout aoiis*mariu ou partie de aous-marin ; livraison et destructioii, sans nouveaux délais, de tout le surplus du matériel de guerre naval visé à l'article 192 du traité; livraison, sans condition, de Tanuement total des croiseurs légers et destroyers précédemment demandé;

T* Achèvement, avant le 15 mai, de la livraison des avions, hydravions, moteurs, ballons, hangars, etc., prescrite par l'artide 202;

8« Interdictian de reprendre les fabrications et importations de matériel aéronautique avant Text^ration d'un dâai de trois mois après la date où la Commission de contrôle aura déclaré l'article 202 onuplètement exécuté.

X. Ainsi disait-on de lui, en mai 1920, lorsqu'on pensa à lui d<mner la succession d'Erzbetger. Ce même Erzberger, en mai 1921, va faire une tournée de propagande, en Allemagne sud et mid-ouest, en faveur de la réquisition de Vcx et de l'argent, pour payer immédiatement aux Alliés 2 milliards de marks-or. H partage avec Wirth une haine profonde pour le docteur Simcms, mais, comme tous les Allemands, il « croit à la revision du traité de Versailles >. (Tageshuch^ 21 mai 1921.)

2. Docteur Rosen : 66 ans, né à I^pzig. Professeur de persan et d'hindoustani (x888) à l'École des langues orientales vivantes de Berlin. Consul, en 1898, à Beyrouth, puis à Jérusalem (1899). Missicm extraordinaire en Abyssinie en 1905. Ministre à Taziger, de 1905 à 1910. Puis consul général à Budapest, I4st>onne, I«a Haye.

3. I/CS événements de Haute-Silésie, si importants et si complexes, sont, plus loin, étudiés dans «m chapitre sfiédal.

que le gecdarme est dans l'antichambTe, le débiteur a une toute autre allure n, et ajouté : « Le docteur Wiith a fait preuve, jusqu'id, d'une grande franchise et d'une grande loyauté >, la Taeglische Rundschau considère cet éloge comme une insulte ! Le Lokal Anzeiger n'y voit qu'une humiliation. Wirth, aussitôt, à Carlsruhe, de redire : n Nous voulons sérieusement et loyalement nous exécuter. Nous devons nous dessaisir en grande partie de notre armement. » Cette abnégation engentke la colère : la presse y oppose des manchettes sensationnelles : > Nouvelle injonction de Lloyd George à la France ! La mauvaise foi de Briand démasquée par Lloyd George. » Le parti nationaliste harcèle le cabinet : « Ce gouvernement s'écroulera, malgré les compliments de Biiand. » (D' Heigt, Berlin, 28 mai.) Le 29, à Berlin, prend place une manifestation moi^re à propos de la Haute-Silésie; le chancelier plaide la cause allemande, en un discours où il a afQimé que, sur ce terrain, sa patrie ne peut se laisser contrecarrer. Soit, mais, sur le chapitre inunédiat des deniers, nous obtenons un résultat à notre convenance : à la hn du mois, les 20 bons du Trésor allemand à deux mois — de 10 millions de dollars chacun, soit 840 millions de marks-or — sont envoyés à la Commission des Réparations V Simultanément, après ime longue semaine d'hésitation, le président d'Empire nomme M. Walter Rathenau, « le juif Rathenau^ » disent les

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