LA SOCIETE DES NATIONS IO
dont le monde a été témoin : ce serait radmission d*un l^tat qui, n'ayant pas tempU ses obligations, n'ayant pas donné en tout cas, pour m'en tenir au pacte, des garanties effectives de ses sincères intentions, viendrait id. Quelle autorité aurions-nous si, plus tard, l'un des membres de la Société s'écartait de la règle commune? Quelle autorité aurionsnous pour l'exclure si nous-mSues donnions l'exemple de l'injustioe et de rimm(»alité *.
Un délégué canadien dit redouter une politique dictée à son pays par TEurope. Un norvégien suggère l'engagement de maintenir pour deux ans les chiffres actuels des budgets de la guerre. Ainsi, fait-on du particularisme, de l'individualisme sans le votdoir. L'esprit d'unité de la S. d. N. n'est pas formé : « Paris n'a pas été fait en un jour, » dit philosophiquement M. lyéon Bourgeois. Ces débats sont donc pénibles et laborieux. La loi internationale n'en sort pas, vivante et saine, comme les idéologues pouvaient l'espérer tout d'abord.
Mille questions s'offrent à l'examen. Nous y ferons un tri, en n'appuyant que sur celles qui ont un lien direct ou indirect avec le sujet que nous traitons. C'est ainsi qu'il nous faut arriver au 21 février 1921 pour voir étudier la question des mandats sur les anciennes colonies allemandes. Mais on n'avance qu'à peine sur ce terrain : il convient d'attendre du gouvernement de Washington un exposé de vues. L'ajoumemait est donc décidé. (Voir aux Annexes du tome III, la note américaine concernant les mandats sur les colonies allemandes.)
Ville libre de Danizig (27 février). — Le Conseil de la S. d. N. commence à se préoccuper de l'élaboration d'ime convention pour régler le régime des communications entre la Prusse orientale et le reste de l'Allemagne, à travers le couloir de Dantzig, ainsi que le transit entre la Pologne et Dantsdg par la rive droite de la Vistule.
I. Par ooBtre, M. Viviaai se voit pa» d'obiteole à VadmUiÊUm de 1* Atttridie. ~ A la dédaratian de M. Vlviani, la Gazttte de Francfort, irritée, répond :
« M. ^viani a trompé seA anditeon en eMaymat de leur lalre crotee que rAllemagne n'a rien fait jusqu'ici pour exécuter tous ses engagements. Notre nation gémit sous le poids des conditions de paix que nous nous efforçons loyalement d'exécuter en d^t de loor doreté. •
Limitcuion des armements (27 février). — Approuvant le rapport I^on Bourgeois, le Conseil décide que :
Il sera créé, à titre temporaire, une commission chargée de soumettre au Conseil, dans un avenir prodbain, toutes études et propositions sur la Question de la réduction des armements ixrévue par l'article 6 du pacte, en tenant compte des conditions préalables auxquelles TassemMée a subordonné la limitation définitive et générale des armements.
Colonies allemandes {i^ mars). — I^e Conseil de la S. d. N. approuve les termes de la réponse à la note américaine relative aux mandats V
Lettre de M. Briand au président du Conseil de la 5. d. N. (12 août) :
Monsieur l'Ambassadeur,
«I^ Conseil suprême, réuni à Paris, a adopté, dans sa séance du 12 août 192 1, la résolution suivcmte :
I^ Conseil suprême, avant de statuer sur la fixation de la ircmtiére entre l'Allemagne et la Pologne en Haute-Silésie, conformément à l'article 88 du traité de Versailles, a déddé, par application de l'article 2, paragraphe 2, du pacte de la Société des Nations, de sou* mettre au Conseil de la Société les difficultés que x>résente la fixation de cette frontière et de lui demander de vouloir bien lui faire conn^tre la solution qu'il recommande sur le tracé de la ligne qu'il appartient aux principales puissances alliées et associées d'établiif. »
En raison de la situation en Haute-Silésie, le Conseil de la Société des Nations sera prié de vouloir bien considérer cette affaire comme étant de grande urgence.
En transmettant à votre Excellence le texte de cette résolution, j'ai l'honneur, au nom des puissances alliées représentées au Conseil suprême, d'attirer de façon toute particulière son attention sur la haute importance que présenterait une prompte délibération sur cette question de la part du Conseil de la Société des Nations.
Veuillez agréer, Monsieur l'Ambassadeur, les assurances de ma \rés haute considération.
Séance d'ouverture du Conseil de la S. d. N. (29 août). — Session extraordinaire consacrée à la Haute-SUésie. Président : M. Wellington Koo, ministre de Chine à Londres. (M. Koo remplace au Conseil le vicomte Ishi qui, le i«' septembre, présidera une séance hors série.)
s Voir Annexes du tome III, ït texte de la réponse de la S* d. K