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LA SOCIÉTÉ DES NATIONS 1 1 I

Froniières de Hautc-Silésie (3 septembre). — Déclarations de M. Balfour :

I«e Coosdl prouvera qu'il catend aborder cette question dans un esprit de libération complète, au strict point de vue des droits individûels et avec la ferme intention de traiter' pareillement et dans l'esprit le plus large tous les problèmes qui lui sont doumis.

//« Assemblée plénière dei la S. d. N, (5 septembre). — 48 nations sont représentées. M. van Kamebeek, ministre des AfFaires étrangères des Pays-Bas, est élu président. (Vice-présidents : MM. Léon Bourgeois, Da Cunha (Brésil), Balfour (Grande-Bretagne), Ishi (Japon), Hymans (Belgique) \

L'admission de VAUem-agne n'est pas acceptée (7 septembre). — Le gouvernement argentin la proposait. La Commission des amendements rejette la proposition, en votant, à la presque unanimité, ce texte de M. Noblemaire :

TfiL Commission, tout en rendant hommage au sentiment du. gouvernement argentin quant à l'utilité de voir la Société des Nations a^issi complète que possible; considérant que le principe posé par l'amendement du -gouvemement argentin est en contradiction avec les principes fondamentaux de la Société des Nations formtilés à l'article i<^' dtt pacte, rejette cet amendement.

M. Puyrredon, délégué argentin, se retire aussitôt, avec éclat.

Limitation des armements (8 septembre).

Sans limitation des armements, aucune organisation internationale quelconque ne peut rien faire poux assurer la paix du monde. Les peuples ne peuvent pas supporter de pareilles dépenses destructives. I^'assemblée doit consacrer le meilleur de son activité à cette œuvre de la limitation des armements.

(Discoius de I/>rd Robert Cedl.)

z. I«a Gêrmtmia déclare que, bien qu'exclue encore de cette organisation, l'Allemagne suivm avec intérêt les débats d'une Société qui représente, selon elle, la base sur laqudle se construira l'oenvre de la paciflcation du monde. I«e journal du centre croit qu'à l'étranger on se mépccnd sur les raisons qui inspirent l'Alle- BMgne dans son abstention de poser sa oandidaturc

Les conditions d'admission des nouveaux Étais (9 septembre). — M. Viviairi fait approuver le principe suivant :

Demain, comme hier, ne pourront être admis dans la Société des Nations que les États qui ont un gouvernement Ubre, c'est-à-dire revêtent le triple aspect d'une démocratie véritable à suffrage univetsd, liberté de la presse et gouvernement responsable.

Le désarmement (10 septembre).

« I^ désarmement est vraiment bien difficile à effectuer dans un monde où le désordre et les conflits continuent. H ne sefait possible que dans un monde véritablement tranquille et pacifié.

« Quelqu'un considérant la situation actuelle peut-il affirmer que les guerres ont cessé et que les nuneurs de guerre se sont éteintes? Assurément non. Dans ces conditions, il est donc bien difficile de foire qudque chose de posittf . >

(Discours de M. Balfour.)

Les mandats sur les colonies (23 septembre).

« On a considéré, dans le passé, les colonies comme une source de revenus qu'il fallait exploiter surtout au bénéfice de la métropole. On a considéré les indigènes comme im capital, dont il fallait tirer le plus grand rendement possible.

« Aujourd'hui, je dois le dire à l'honneur de certains grands États, de certaines grandes puissances coloniales, les méthodes ont changé. On a compris que si l'on a pu, par la conquête ou autrement, s'installer sur des territoires peuplé par certains groupements encore arriérés, le devoir, l'honneur des peuples plus avancés en civilisation étaient d'amener ces populations, qui trébuchent encore dans les ténèbres de l'ignorance et de la misère morale, à la lumière de l'intelligence et de la pensée consciente.

«( Ces méthodes sont appliquées et elles ont déjà donné des résultats mervdlleux. On comprend que l'administration de territoires peuplés de groupements arriérés doit se faire au profit commun de la métropole et des populations intéressées. C'est un devoir d'humanité, un devoir de sG^darité, d'amener ces populations à la notion v^t«di>le de la dignité humaine.

« Au nom de toutes les races de couleur, et particulièrement de la race ncnre à laquelle j'appartiens, je dirai combien notre foi est ardente en la Société des Nations. »

(Discours de M. Bellegarde, délégué de Haïti.)

Le désarmement (i^ octobre). — Le programme de Lord Robert Cecil, rapporteur» se résume en trois points : obligation de préparer Ma plan de réduction des àtffîe

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