CHAPITRE IV LA BAVIÈRE
« Dès le débat de l'anoèt 1913, loi BaTaroia «'tievaient opntre les ambition» de la Prusse. On répandit des tracts daas le peiq^le* une imcute éclata un jour à logolstadt.». Pendant les derniers mois de la guerre» les offiders de rarmée prussienne se plaignaient fréquQQunent des tfoi^MS bavaroises.
« Quelques semaines plus tard, des Bavarois se révoltaient en Flandre, tandis qu*à Mnnidi on demandait la paix à tout prfac. On déclara qu'il fallait rompre avec la Prusse. Le roi de Bavière pcmit disposé à séparer sa cause de celle de l'^pire, Scheidemann a révélé dans un article du Vttrwaeris (24 novembre 19x8) qu'au mois d'octobre le gouvernement bavarob proposa de eonstifùer une Allemagne du Sud « séparée ». I/nds m, pour sauver sa oonroane» eût aceordé à ce moment tont oc qu'on eAt eiigé de lui. •
(Georges Blcmdel : La Rhénamie, ton passé, son avenir.)
Un regard 9Uf ^ passé»
Avril 1919. — Fin de la dictature des ConsaUs è BCuoiclu ~ Ifinistére sodaliste Hoffmann.
19 pars 19S0. ^ Coup d'Ittat Xapp : ebutc dn ministfare soda^ Uste. -~ Triumvirat : von Elahr (Regienmgs prâddent), préfet de poUco Vaamer, et général «on Hoèhl.
17 mars. -» X<e I«andtag accorde au trimnvirat un vote de confiance. — Onclq^œs joms après, le triumvirat est transformé m m ministère vott ICàu*.
Gouvernement réactioiutaire dont le principe est « I«08 von Berlin ». Depuis lors, la B«fière « joue » au séparatinne, mais, de fait, die ne veut conserver qu'une certaine indépendance ; die veut tenir un rôle en Europ<^ mais ne pas se détacher du Reldi. Il ne lui dtelatt omendant pas d'envisager l'hjpotlièsc d'un agrandissement de la Bavière par la fusion d'âtats cat]ioliquts UmitroplMS. Alota, les Wlttdsbacb pourraient espérer rcn^ilacer les Sobenrolleni protestants. — Cette politique se fera jour, visiblement, le 24 avril X9sr, lors du plébiscite du Tyrcd. Pourtant, la Pfvple bavarois n'a pas montré un enthousiasme véritable : les dirigeants seuls ont compris quel atout éventud calait daaa laut jcn.
Il6 HISTOIRE DES VIOLATIONS DU TRAITÉ DE PAIX
Il ne serait pas de trop d'un livre compact pour exposer, sous ses nuances infinies, le problème bavarois tel qu'il se posa dans la période que nous étudions en ce tome II de l'Histoire des Violations du Traité de Paix. Nous ne projetons néanmoins, en isolant ici cette question particulière, que de montrer dans l'aspect général de l'Allems^e, — entre les Conférences de Bruxelles et de Washington, — ime vue rapide et panoramique du rôle si actif tenu par la Bavière dans la réaction S5rstématique du Reich contre les Alliés.
A Mimich, le 29 septembre 1920, parlant à la fête du tir national, un membre du parti populiste bavarois, M. Zahnbrecher, — dont le nom se traduit par Casseur de dents, — déclare avec énergie :
n fout de nouveau conquérir la Bavière aux Bavarois. H faut que le cri : « Séparons-nous de Berlin ! » (Los von Berlin/) retentisse haut et puissant dans tout le canton. Nous ne demeurerons fidèles à TEmpire que s'il est construit d'une façon saine et vigoureuse, suivant Tordre et la continuité, mais non s*il est le théâtre d'expérience à la russe.
Simultanément, ime agitation pangermaniste très violente prend naissance dans les vallées du Tyrol autrichien en faveur d'une union avec la Bavière. Ou parle sérieusement, à Munich, d'une « Grande-Bavière ». Les milieux catholiques bavarois se méfient et réservent leur opinion.
Mille frictions rendent difficiles les rapports du Sud et de Berlin. Aux derniers jours d'octobre, la fraction bavaroise du parti démocrate, à Ratisbonne, adopte vme résolution par laquelle elle déclare que le parti combattra, par tous les moyens, toute tentative pour rétablir la « ligne du Mein » et séparer, ainsi, la Bavière de l'Empire. C'est une note dans le concert des opinions, mais il en est d'autres, celle par exemple que, le 30 octobre, fait entendre Auweck, un des chefs du parti communiste de Munich. Cet extrémiste recommande le terrorisme.