LA BAVIÈRE II
<( Croyez- VOUS que, sous notre régime, un Scheidemann ou un Noske puisse continuer à vivre? Non ! )• Il y a aussi la note fédéraliste. Le président du Conseil bavarois, M. Paul von Kahr, la fait clairement sonner, le i6 novembre, devant la Diète. « Je suis d'avis qu'une organisation fédéraliste est, pour l'Empire, la meilleure garantie de solidité et de durée. » Von Kahr repousse l'idée d'une dissolution ou d'un désarmement des gardes civiques. (( Il est parfaitement légitime qu'elles aient des armes à leur disposition. » Et il leur remet un drapeau « symbole de la force et du courage ^ ».
Il y a, aussi important, le mouvement réactionnaire (monarchique). Il va sans cesse se développant. Le 26 novembre, le kronprinz Rupprecht avertit qu'il ne veut tenir la couronne que de la volonté du peuple et présage la fin du régime républicain avant une année ^.
En fin décembre, Berlin étant livrée aux extrémistes, Munich se protège en fermant la Bavière à tous les étrangers. Le gouvernement von Kahr v envisage, au point de vue politique et financier, des mesures de précautions pour ne pas être pris au dépourvu si un mouvement révolutionnaire devait éclater à Berlin* ». L'état' de siège reste maintenu rigoureusement à Munich, malgré les indépendants qui, le 20 janvier 1921, en demanderont la suppression.
Situation expectante. Ou suit de près les décisions successives des Alliés, et le Parlement bavarois, le 2 février, lève la séance après avoir protesté contre les prétentions toujours croissantes des « ennemis de l'Allemagne* ». Ce ne sont, dans la presse, qu'injures prodiguées à la
X. I^ xs décembre 1920, la Freiheit signale que la âirection des gardes civiques bavaroises dispose de plus de 400.000 fusils, de plusieurs centaûies de canons et d'un nombre incalculable de mitrailleuses.
3. Sn attendant le référendum royal, les bourgeois, de Munich en organisent un, plus réduit, le 14 décembre 1920, pour le rcnouvdlement de la municipalité. Hs sont battus par les socialistes, avec une différence de 14.000 voix.