‹ Histoire des violations du traité de paixChapitre 30 sur 92 · I#c Temps, x«' janvier · texte numérisé non relu

I#c Temps, x«' janvier

4. 1,8 note de la Conférence interalliée concernant le désarmement et les réparations, note provocatrice du « Non 1 » du docteur Simons.

Il8 HISTOIRE DES VIOLATIONS DU TRAITÉ DE PAIX

t^rance. a Que les Français viennent avec lents nègres, l'ouvrier allemand saura défendre son pays ^ . »

I^s fêtes du carnaval sont supprimées, l^es associations patriotiques acclament des ordres du jour fulminants : on affiche une tête de mort devant la chancellerie de la légation de France. Les autorités sont plus qu'indulgentes pour les associations clandestines. Von Kahr va conférer à Berlin sur l'attitude que doit prendre le gouvernement d'Empire vis-à-vis de la note des gouvernements alliés, tl menace de démissionner si la Bavière est désarmée. Il ne rentre à Munich que pour être violeniment interpellé par le parti indépendant socialiste (9 février). De fait, Son rôle est ambigu. Il sert Berlin quand l'unité allemande est en péril. Par ailleurs, il laisse croire que la Bavière est l'âme de la résistance. Il répudie, à Mimîch, toute idée séparatiste, mais la Prusse lé tient en défiance : elle voudrait l'abnégation totale des Bavarois et de leur chef. lyC docteur Simons, naguère encore, dénonçait les prétentions de la Bavière à exercer une hégémonie en Allemagne. Erzberger tonne contre les réactionnaires munichois qui conduisent l'Allemagne au gouffre, en prétendant garder leurs EinTvohnerwehren et en favorisant les intrigues de l'Orgesch. Munich couvre de mépris 1' « infâme Erzbei^er ». Ces tiraillements font la vie pénible à von Kahr. Les « indépendants » ne laissent échapper aucune occasion de lui être désagréable ^. Pour le consoler, le II février, le parti populiste lui vote un « ordte de gratitude », parce qu'il assure que l'Allemagne est innocente de la guerre. Le 18, il proclame : « Nous avons assez de la dictature de Paris. » (Diète bavaroise.) Pas de jour qui n'apporte sa protestation contre les décisions des Alliés. Le détail de ces criailleries serait ici fastidieux. Toutes orchestrent ce thème fondamental : « Plutôt la mort que

I. Neue ZêUungt 5 f^rrier. — I,e xo février, dot offiden de rSntentfi, dans un restanrant de Munich, seront invités à quitter la salle. U en résultera une rixe entre employés et ooosommateurs.

3. lye 19 février, les s^dlcats ouvriers de Munich, dans un manifeste, qualifient de criminelle la politique de von Kahr et rédament Boa arrestatlâii.

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