Ministre de la Justice, en Bavière
la fête, même un télégramme de félicitations de l'empereur Guillaume. Les socialistes berlinois déduiaétit de ces a madr^aux » sudistes : « Un beau jour la République sera renversée brusquement. » Ceux de Muuiclije 27 août, expriment, en des manifestations d'une violence sans précédent, leur dégoût du gouvernement von Kahr. On n'entend, dans Munich, que d'ardentes Marseillaise, Si Ton ajoute la haine profonde des nationalistes bavarois contre le cabinet Wirth\ les provocations dès oflBLciers célébrant leur fête annuelle, les meetings socialistes, les campagnes contradictoires de feuilles de toutes opinions, on peut essayer de se faire ime vague id^e du marasme bavarois, à ce moment. Les quatre partis de coalition du Landtag, — monarchistes, populistes, démocrates et paysans, — veulent résister aux volontés berlinoises, au « gouvernement de juifs prostitués et putréfiés ». Ce gouvernement « n'a que le droit d'être méprisé par les Bavarois ». Le Reich exige cependant que l'état de siège, considéré comme dangereux, soit levé dans toute la Bavière, que les journaux interdits ne paraissent plus, que les fonctionnaires « véreux » soient révoqués. On raille ses décrets « qui empiètent profondément sur les droits particuliers des États et minent leur personnalité politique ^ ». On sabote toutes les ordonnances du cabinet d'Empire. « Munich gouverne Munich, et non Berlin, nous gardons l'état de siège' ». Il n'est que les socialistes bavarois pour soutenir le chancelier Wirth et réclamer qu'on mette un terme aux menées des « ofiiciers prussiens ». Pour forcer la main à von Kahr, ils décident d'arrêter l'envoi, en Bavière, du charbon provenant de la Ruhr. Le 6 septembre, la situation est au pire. Mtmich adopte la méthode de la résistance passive contre le Nord. La
z. I<e X*' septembre, s'ouvrira à Munich le 3* congrès du parti nationaUsle allemand. M. Helflerich y dira : « I^e gouvernement d'Empire est eh. train de scincr le vent. Nous vdllerons à ce que la tempête suive. »
s. Appel des partis dé coalition (3 septembre).
3. M. ^eger, ministre de Bavière à Berlin. — Vétat de siège était en vigueur depuis l'afE^e de Xapp. Il n'avait jamais servi qu'à favoriser les complots réactionnaires.