‹ Histoire des violations du traité de paixChapitre 34 sur 92 · LA BAVIERE · texte numérisé non relu

LA BAVIERE

ville est placardée d'aflSches antisémites. On sait que von Kalir démissionnera si Berlin insiste pour la sup* pression de l'état de siège. Il semble que nul accord ne puisse intervenir entré les réactionnaires munichois et le gouvernement républicain du Reîch. Circonstance aggravante, la Bavière de Nuremberg parle de se séparer de celle de Mtmich (action des socialistes). Le ii, von Kahr démissionne avec tout son cabinet ^ . Aussitôt, les partis de droite émettent le mot d'ordre redoutable : « Kahr encore... ou llntemationale ! » Le prince Rupprecht dirige manifestement les manœuvres de ces partis. Un « putsch » à la manière de Kapp n'étonnerait personne. Oh songe à une dissolution de la Diète^ et l'oti craint une action des organisations d'Escherich. IteVofWaeris invite le chancelier à ne pas s'en laisser imposer par « les vieux Bavarois pruésianisés ».

La Chambre bavaroise est convoquée pour le Si septembre : en attendant, on distribue, à Munich, des tracts en faveur de von Kahr, qui, prétend-on, hésite. Le i8, est signalée la candidature du comte Hugo von Letchenféld ^ que soutient le parti populiste. C'est lui, en effet, qui devient président du Conseil bavarois, lors de la première séance de la Diète, par 86 voix contre 20 du parti nationaliste*. « C'est sous la forme fédétative, dit-il en son

X « CoûfonBémeat aux dédsicmft prises hier par la Commission permanente de la Chambre bavar<^se, le gouvernement bavarois devait se déclarer prêt, vis-à-vis du gouvernement d'Empire, à envisager la suppression de l'état de siège en Bavière, si l'ordonnance du président d'Empire rdative à l'interdiction des journaux était remaniée conformémeut aux dédsicms prises par la Commission permanente de la Chambre bavarois^. I«e gouvernement bavarois a demandé, aujourd'hui, à la Commission permanente, l'addition d'un texte complémentaire disant que la suppression de l'état de siège serait envisagée t Iqcsque la situation le pcrmette^it ». Cette addition a été rejetée, au cours de la séance d'aujourd'hui, par la majorité de la Cottunissioh perôiianente. A la suite de cette décision de lia Commission, le président du Conseil bavarois, M. von Kahr, et le ministre delà Justice, M. Roth, ont donné leur démission. » (Correspondance Hoffmann : 11 septembre.)

t I3 représentation nationale désavoue donc von Kahr comme plus t>avarois que la Bavière et plus royaliste que le roi. » (VAvtnitt 14 septembre 19a z.) I<e mot est d'ailleurs du prince Rupprecht lui-même.

2. Alors commissaire du gouvernement d'Empire à Darmstadt, auparavant chef de la section polonaise au ministère d'Empire des Affaires étraiogères. Hugo vQÉi I^erdienfeld a 50 ans.

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