socialistes ont voté d'un bulletia blanc
programme, que doivent être basés les rapports entre le gouvernement central et ceux des différents États, v II est à Berlin, le 23, pour un compromis. Le chancelier accorde à la Bavière un délai pour la levée de l'état de siège. Les journaux interdits pourront en appeler 'à un tribunal arbitral. Les États particuliers jouircxit d'une autorité plus grande ^ Ce sont trois belles concessions.
Cette solution est heureuse à plus d'un titre. Elle intervient à temps pour brider la maffia militaire : tout était prêt pour « le coup »; on n'attendait qu'un signal de Ludendorff. L'échec est imputable à la timidité de von Kahr. Aussi bien von Lerchenfdd est-il immédiatement attaqué par la droite. Et, par contraste, on entend les socialistes célébrer le « comte von Lerchenfeld », monarchiste convaincu. Pathos s'il en fut jamais ! Mais, dans son ensemble, la population reste maintenant indifférente. C'est la fête d'octobre sur la Theresienwiesz, et il fait bon boire la nouvelle bière. L'ancien Munich, chope en main, retrouve un instant son large sourire. Pour combien de temps? Les réactionnaires déjà annoncent des désordres sitôt que sera levé l'état de siège : on aura alors « des nouvelles de Moscou ! » Ils accusent le parlement de Munich « d'avoir trahi la Bavière ». Le 8 octobre, la Gazette officielle de Bavière publie la nouvelle que l'état de siège sera levé le 15. L'événement coïncide, presque jour pour jour, avec la mort du vieux roi Louiê de Bavière, « l'inoubliable et vénéré souverain ».
Au début de novembre, à Carlsruhe, le chancelier, Wirth déclare qu'il défendra l'unité du Reich et combattra le fédéralisme tel qu'on le pratique en Bavière. Le comte von Lerchenfeld réplique : « Mon gouvernement suit la même voie que celle inaugurée par mon prédécesseur. Je me flatte de posséder le même bon sens bavarois que M. von Kahr. »
Entre Betlin et Munich, le conflit reste ouvert.
X. Uniquement, d'aUleurs, en matière de police et pour ce qui toadhe la itiiftpeoaiott des journaux.