Ja Tgmpt, 7 septembre
4. Règlement des situations particulières créées à l'armistice par la fixation à i fr. 23 de la valeur du mark.
pas jusqu'à la question des noms de rues qui n'occasionne des inddents : les inscriptions françaises substituées aux allemandes sont peu sympathiques à une partie de la population.
Est-il besoin d'écrire que le Reich ne perd de vue nî l'Alsace ni la Lorraine? La propagande s'y manifeste sous les formes les plus astucieuses. Il existe dans le Bas- Rhin, en octobre-novembre 1920, ime agence de dénigrement de l'Emprunt français ^ . Nous en connaissons les chefs (voir tome I^^) : ce sont les fameux comtes (?) Rapp et Muth, qui, de Baden-Baden, tirent les ficelles. L'espionnage étend partout son réseau, et jusque dans les administrations. Un Alsacien patriote en prévient un député. Quelques jours plus tard, il reçoit cette lettre :
Le Comité exécutif
DB LA Baden-Baden, 2X octobre 1920.
RISPUBUQUB D*AI<SACE-I^RRAINE Allée de Uchtenthal, 42.
Suivant un compte rendu qui nous est fait — efnous tenons nos nouvelles de bonne source — vous avex tenté de dénoncer diflférentes personnes en Alsace et en Ix>rraine. Si vous ne mettes pas un terme à vos agissements, nous nous verrons forcés d'user envers vous de représailles qui, probablement, ne vous sercmt pas très agréables.
Salutations.
Le Comité exécutif de Im République JPAUacê-Lonaime,
Comte Rapp *, Mute.
L'Allemagne inonde l'Alsace de Croix de fer (décembre 1920) . L'inscription de l'insigne porte : « La patrie ne vous
X. I«e 19 novembre 1930, on arrête à Selestat un soi-disant architecte, l'Allemand Freund, de Breslau, qui se consacre à cette propagande en annonçant partout la baisse du franc et notre ruine prodiaine.
2. Fin janvier 1921, à la suite d'on ne sait quel malentendu entre ces aventuriers, la Badener TagAlatt démasqua Karl von Sapp et rétablit son exacte généalogie, en constatant que « l'association » Rapp-Muth était dissoute :
« Karl Rapp, né le 9 février 1875, à I^udwigshafen, est le fils de Sia:rimiUen- Joseph- François Rapp, commerçant, et de son épouse âliMibeth>£mestine Unicr, décédée. Ses grands-parents étaient : Philippe- Jacob Rapp, marédial des logis chef de dragons, né en 1787, à Ketsdi (district de Sdiwetxingen-Bade), et sa femme Albertine-Kathazina, fille du maître serrurier Christian Kricgcr. I<es arriére-grandsparents de Rapp étaient, eux aussi, origiiwires de Ketsch. Tous les doraments qui établissent la véritable filiation de Rapp sont déposés au tribunal de bailliage de Mannhdm. Toute parenté du susdit avec le génâal alsacien Rapp est ezdue. Aussitôt que Muth et X/ty eurent acquit la certitude que leur dief était un imposteur, ils le forcèrent à sortir de leur comité, et Rapp leur attesta, par écrit, qu'il s'était indûment fait passer pour comte et descendant du duc de Dantsig. »