X. Conférence todiiii<iae de BruxeUc
rartide 232, qui stipule, positivement : a Les gouvernements alliés et associés exigent toutefois, et l'AiXE- MAGNE EN PREND L'ENGAGEMENT, que Soient réparés tous les dommages causés à la population civile de chacime des puissances alliées et associées et à ses biens, pendant la période où cette puissance a été en état de belligérance avec TAUemagne par ladite agression, par terre, par mer et par les airs. »
Elle oppose des restrictions, tandis que nous lui payons une moyenne de 200 millions par mois pour son charbon. Trois hivers ont passé sur les provinces blessées à mort. Les plaies saignent toujours. La France, qui n'a pas le Pactole au nombre de ses fleuves, n'en peut mais. Il nous est impossible de fournir, seuls, baraquements, mobiliers, matériels industriels et machines. On apporte des phrases quand nous voulons de l'or. On aligne des chiffres d'estimations, en Allemagne, on reconnaît avoir commis 7.228.622.000 de marks-or de dégâts ^ , mais on se hâte de dire que, de ce total, 215 n^llions doivent être déduits comme « valeur des améliorations effectuées par l'Allemagne, pendant la guerre, sur les routes françaises » ! Calculs de fantaisie ! On y pourrait, de notre côté, opposer les estimations qui servirent de base aux discussions entre Alliés dans le cours de 1920. Ce n'est pas à 7 milliards qu'il faut compter le coût des ravages exercés en- France par les armées^allemandes, mais à près de 55 milliards de francs, selon notre évaluation officielle, sans préjudice des dommages industriels et miniers qui atteignent 7.260.269.456,54^. C'est là un bloc de 62 mil-