‹ Histoire des violations du traité de paixChapitre 58 sur 92 · X. Cteuac m 4e l'uMteatiuM 4« 5 maà · texte numérisé non relu

X. Cteuac m 4e l'uMteatiuM 4« 5 maà

Nombre de gardes civiques se refusent à livtèr leurs armes ^

Le 15 juin, le ReichsUg. adopte la loi militaire fixant l'armée à 100.000 hommes. N'était-ce donc pas déjà entendu? De même, pourquoi, le 24 juin, est-il besoin d'tme nouvelle ordonnance du président d'Empire « pour la dissolution immédiate des Auto-protection », et pour celles des « gardes frontières » en Prusse orientale? Que vaut le décret présidentiel une fois de plus réitéré?

Escherisch résilie ses fonctions de capitaine des gardes civiques bavaroises. Mais, par quelle porte va-t-il rentrer? Le régiment de « la Garde » est licencié à Berlin. Sous quel nom va-t-il renaître? Quelle est cette institution inconnue, les « Arges » {20 juillet), sinon une fusion de toutes les associations d'anciens combattants? Berlin fournit un « état exact » du désarmement au i^^ mai 1921 (matériel).

A détiiiire Détniit ^çoreoidép^t

Fusils et carabines . . 4.805.300 4.770.S00 37«5oo

Mitrailleuses 91.042 90.475 567

I^ance-mines et tubes

de lauce-miaes 29.778 22.334 7*444

Canons et boudies à ^

feu 50.489 49.68S 801

OtoBBes amnition»

d'artillerie 36.800.000 28.500.000 8.300.000

I^&nce^greoades et grenade» à main.'. 14.650.000 14.000.000 650.000

Fusées 55.j50.ooo 53.60Q.000 1.550.000

ÎMunitions d'armes à

mata 390.000.000 360.000.000 '30.000.000

Avions 13*379 13.769 2X0

Moteurs pour avions . 23 . 999 23 . 845 154

Quelle valeur documentaire prêter à ces chiffres? Et que vient raconter, le 19 août, la Gazette de Francfort : « Les livraisons d'armes ont dépassé les quantités fixées par l'ultimatum, $î bien que certains corps n'ont plus

z. I<e x8 juin, au Rdchstag, le député Grûbcr diia : 1 1^ Bavière cache encore ti2.oiM fuBils et 10.060 mltmnleiiseB. » n is'àttirel'épithete dMvrognc.

le nombre réglementaire de fusils, cartouches, etc. » Comment concilier cette déclaration avec celle que fera le Berliner TagebkUt, le 27 septembre ?

I<es demandes de PEntente ne sont pas justifiées juridiquement et, en fait, elles sont inexécutables.

Texte qui coïncide avec de sévères constatations de la Commission interalliée au sujet de la non-exécution de l'ultimatum ^ , I^a Sipo (police de sûreté) garde des efiFectifs exagérés, les écoles de police sont trop nombreuses, etc. On chicane, on atermoie. On crée ime ambiguïté sur les termes Sipo et Schupo (Schutz-polizei), « La police n'est pas une forme militaire », prétend-on.

Quel est le devoir des Alliés, demande le Times, en présence de ces faits ? Nous ne voulons pas pousser un cri d'alarme, mais nous devons néanmoins dire que TEurope ne peu^ vivre en paix que si l'Allemagne est elle-même en état de paix réel. I«a paix de rBurope et la possitsilité du libre développement des activités normales de tous les peuples sont étroitement subordoimées à rélimination absolue du poison xniUtariste de la vie nationale de l'Allemagne.

Mais le poison est partout, et le Times peut justement conclure : « L'Allemagne prépare la nouvelle guerre. » Ce ne sont pas les tentatives de quelques pacifistes, sincères ou non, qui élimineront ce poison-là. En août 1921, M"^« Einstein, femme du célèbre astronome, peut organiser avec Nicoiiaï, Gerlach, Fœrster, Strœbel, une manifestation, à Berlin, contre la guerre. Elle peut être saluée respectueusement par 70.000 personnes, quand elle dresse la pancarte : « A bas la guerre ! » C'est un épisode sur lequel nous aurions tort de trop tabler. Plutôt devonsnous lire avec circonspection l'ouvrage : Livre d'excursion de GrosS'Berlin ppur les mattres et maîtresses de la jeunesse, œuvre d'Albert Dohring : c'est là un véritable manuel de « petite guerre pour enfants » avec théorie militaire,

z. « Cette note est. tout à fait inopportane », déclare le Berliner TagéblaU,

exercices en terrains variés et attaques de nuit. Qu'on nous dise : « Le prestige du sabre a diminué en Aile* magne », ne croyons pas que le passé perd de son éclat aux yeux de tout Allemand bien né. « Le bruit du pas de l'oie domine toute rumeur pacifique n, dit la Démocraiie nouvelle, le 9 septembre 1921, malgré ce postulat du a groupement local de Berlin de la Commission de la paix ». « La Reichswehr est superflue : nous ne pouvons ni ne voulons faire la guerre. » Et quand tm Ludendorff dit au Matin (21 septembre) que la France et T Allemagne devraient se tendre la main pour réorganiser l'Europe, il nous est permis de garder quelque méfiance et de repretidre à notre compte la doctrine impériale de « la poudre sèche ».

Marine, -^ Nous nous attarderons beaucoup tnoins sur le paragraphe de la Marine. Dans Torganisation défensive allemande, c'est devenu là le point faible, dépuis Scapa-Flow. En octobre 1920, les nouvelles bases navales sont Pillau et âwinemtinde. Kiel^ démantelé, n'est plus qu'un port de relâche. La fldtté est, à cette date, composée de dçux petits croiseurs et de quelques flottilles de dragueurs de mines. Elle s'augmentera sous peu d'un troisième croiseur et d'un vaisseau de ligne. Peu à peu, les Alliés se font livrer les derniers navires de guerre, tels les Lubeck, Stettin, Dantzig, Augsburg, MUnchen, le 2 octobre. Le Bismarck, en cpnstruction et promis aux Alliés, est, pour partie, incendié le 5. Ce n'est pas le premier qui brûle ainsi : neuf autres paquebots ont eu le même sort, ainsi que quelques Zeppelins. La malveillance ne doit pas être étrangère à ces accidents. Kiel ne construit plus de navires de guerire, mais de nombreux ca^os. Il faut Refaire l'Allemagne commerciale, puisquerAUemagne guerrière est bâillonnée.

Une question épineuse est celle des « moteurs Diesel ».

Le traité (art. 189) stipule que a tous les objets, machines, matériaux provenant de la démolition des navires... ne pourront être utilisés que pour des buts industriels et commerciaux. Les Anglais veulent donc imposer aux Allemands la destruction des moteurs Diesel, provenant des sous-marins.

Les Allemands protestent. « Ces moteurs ne sont pas des torpiUes, que nous sachions », disent-ils. Ils assurent pouvoir les employer dans leurs usines, en substitution des chaudières à vapeur. Ils n'ont pas absolument tort, à dire d'experts impartiaux, qui n'^ivisagent pas, comme l'Angleterre, l'utilisation» à toute force, des charbons. Or, des industriels français veulent acheter des « Diesel ». Ce n'est pas agréable à la Grande-Bretagne. Chez nous, on estime généralement que la destruction de ces moteur^ est déplorable (M. Boussenot, le Journal, 28 octobre 1920). Notre gouvernement ne soutient.pas la thèse britannique. Pourtant, le lonovembre, la Conférence des Ambassadeurs estime que les « Diesel ne peuvent être employés par l'industrie dans de bonnes conditions de rendement ». On va toutefois faire une ex^iérience et « pour le moment » laisser ses moteurs à l'Allemagne qui les utilisera « dans ses usines a. Le 8 janvier 1921, le gouvernement allemand promet une liste des affectations industrielles des Diesel. Le malheur est que nous découvrons bientôt la fabrication de nouveaux moteurs de ce type et leur livraison, pour sous-marins, à des nations étrangères, dont la HoUande. D'autres Diesel, en pièces détachées, sont conservés en bonne place... pour les futurs sous-marins allemands. Le 12 avril, la liste des affectations industrielles est fournie : il y en a 422, parsût-il, dont 155 restent à la disposition du gouvernement, en attendant d'être utilisés en usine. Le 4 juin, la Conférence des Ambassadeurs recoimaît «ila bonne volonté de l'Allemagne,» et accorde prolongation jusqu'au 30 septembre du délai pour l'adaptation des susdits moteurs à l'industrie, tout en protestant contre l'exportation de 84 Diesd^ dûment prouvée.

ARMÉE, MARJNE, AVIATION 211

Nous parlions» à Tinstant, de Scapa-Flow. Â la suite de cette « escapade », et en exécution du protocole du la janvier 1920, l'Alletnagne a été obligée de nous liyrer 192.000 tonnes de matériel de port et, dans un délai de trente mois, un tonnage supplémentaire dont le montant et la nature doivent être fixés par la Commission des Réparations. I^e 28 octobre 1920, elle fixe ce tonnage à 83.000 tonnes (docks flottants, grues flottantes, dragues, remorqueurs, chalands, etc.). Par ailleurs, le 14 décembre, intervient un accord franco-britannique par lequel la France reçoit à nouveau 80.000 tonnes sur la répartition des anciens navires allemands, en outre de 25.000 tonnes de cargos.

L'Allemagne construit : le 10 février, entre en service son premier vsôsseau de guerre, le Hanovre. Le 3 mars, le Reichstag vote 25 millions de marks pour un croiseur dont le coût total sera de 125 millions. Mais il y a à considérer le labeur occulte, la reconstitution secrète de la marine de guerre. Ainsi, parmi d'autres témoignages, on connaît, le 21 mars, que des ingénieurs allemands, en Espagne, fabriquent des pièces de sous-marins ^ et étudient des modèles de croiseurs de 2.000 à 9.000 tonnes. Ouvertement, certains croiseurs de ce type sont en œuvre dans les chantiers maritimes allemands. Et, bien entendu, la Kriegslastenkommission ergote (juin 1921) sur l'évaluation des navires livrés par TAUemagne. On soutient le chiffre de 4 millions 500.000 tonnes brutes. Prétentions très inexactes qu'il faut retirer et ramener plus modestement à 2 millions de toimes.

En vertu de l'annexe III à la partie VIII du traité, Tex-ennemi cède aux gouvernements alliés et associés la propriété de tous uavires marchands de 1.600 tonnes brutes et au-dessus, appartenant à ses ressortissants,

* I. X»e XX juin, rAmitauté britannique décide que les sous-marins allemands U. rSs'et V. x8i seront conduits au laxge de Devonport et coulés. — I^ 13 juin, la aurine de Toulon prend des mesures pour la destruction, avant le x*' juiUet, des soas-fuaiins alleQiands conservés en cette ville; 6 ont été déjà coulés, xx sont remis ea état et 13 antres vont être démolis.

ainsi que la moitié en tonnage des naviies dont le tonnage brut est compris entre i.ooo et 1.600 tonnes, et, de même, le quart en tonnage des chalutiers à vapeur et autres bateaux de pêche. Le 16 juin, il est dit que « la Commis^ sion des Réparations notifiera à l'Allemagne le montant du tonnage à mettre en chantier que les gouvernements alliés pourront éventuellement demander, pendant cinq ans, dans les limites de aoo.ooo tonneaux de jauge brute par an. »

Allemagne et Grande-Bretagne f c^t des affaires. Divers navires confisqués sont revendus à des courtiers prus^ siens, et, le 16 juin, le Times assure que les transactions de ce chef se montent à 300.000 livres. « Cet événement, dit l'organe londonien, causera une vive surprise^ ». Mais l'Allemagne ne choisit pas ses moyens pour refaire la marine que Itii concède le traité retouché : 8 cuirassés de moins de 10.000 tonnes, 6 croiseurs de moins de 6.000 tonnes, 12 destroyers et 12 torpilleurs. L'Angleterre offre : elle prend. Et elle ne se gêne guère pour conserver les cuirassés Braunschweig, Elsass ( !), Schlesien, qui jaugent chacun 13.500 tonnes et filent 19 nœuds i/2» Elle vote un budget-marine de 100 millions de marks pour les bâtiments, de 38 millions pour les armes et les ouvrages côtiers, de 140 millions pour le personnel. Et, le plta souvent, elle laisse arborer sur ces bâtiments l'ancien pavillon impérial.

« Pourquoi, questionne dans VËdair du 24 juin 1921 l'amiral Degouy, pourquoi le Conseil suprême. a*t*il autorisé l'augmentation illégale de la flotte allemande? » Par des chiffres, l'auteur démontre que nous avons accordé une majoration de tonnes de 33 %^. Le 15 juin, lé Matin a peut-être fourni une réponse anticipée à l'interrogation de l'amiral. Le traité de Versailles, article 181, stipule

X. De nouvelles négodaHona de ce genre se produiront, dès le a8 juin.

2. I^ 9 juillet (Éclair)t ramiml Degouy réclame le démantèlement total de Koeniesbet;g, PUlau, Swinemiiode, cette dernière place ajrant pris' une grande imponance < depuis que l'organisation mafUiityt et militaire de Kid f a été férée ».

expressément ce que doivent être les forces navales aile* mandes, en bâtiments armés : 6 cuirassés du typQ Deutsch» land ou Lothringân, 6 croiseurs légers, la destroyers, 12 torpilleurs. Or, en une réunion du Conseil suprême, on a changé les chiffres 6 en chifFres 8 et les chiffres 12 en chiffres 14. Personne, alors, n'a protesté. « C'est, dit M. Stéphane Lauzanne, une malfaçon navale du traité. » Bt ce n'est pas la seule. C'est parce que TÂllemagne connaît nos « erreurs », qu'elle ne manque aucune occasion d'en tirer parti.

Aviation» — Dans ce domaine, elle se défendra avec une rare énergie. Elle comprend qu'un des plus puissants facteurs de sa résurrection est « dans l'air ». Le 4 octobre 1920, elle annonce la construction d'un « géant » capable de transporter 18 passagers. Sa vitesse est de 200 kilo» mètres à l'heure. Les formations d'aviation sont dissoutes, sur nos ordres, mais le général von Seeckt pro* phétise la résurrection des ailes allemandes. La Société Zeppelin offre à l'Amérique d'organiser un trafic aérien par dirigeables (octobre 1920) et refuse de livrer à la Commis* mon de désarmement le Zeppelin construit à cette inten* tion. L' « aviation commerciale » revendique ses droits. La question se pose pour nous de ne pas laisser se constituer une flotte aérienne militaire, sous cette désignation trop élastique ^ La Société de navigation aérienne berlinoise projette l'organisation d'un service régulier entre Kœnigsberg et les Etats voisins ^ Il existe des aérodromes militaires nombreux, ainsi que des stations d'aviation et des ports d'attache de dirigeables. Nous devions exiger leur destruction : nous autorisons pourtant ceux de Breslau,

z. Tcmt juste oonsent-ou à nous llyrer le seppelin IfZ zx3 (type andcn) qui aitiv* à Kciubeuge le 9 octobre. Ce dirigeable mesure 190 mètres de long.

4. Un « avion d'essai » est aussitôt saisi par la Oottunisston de déttnn« oottiMe « avion dt gvcife ^«wig4 en appucil de traaqwurt >.

Fuith, Paderbom, Gandau, Grossenheim, Schleissheim, Brunswick, Hambourg, Nordemey, Wamemunde, Lippe, Kid-Holtenau, Friedrieshshafen, Nofdhok et Stettin. Nous interdisons tout trafic aérien en Allemagne \ parce que « les sociétés ont violé les conditions qtd leur étaient imposées », mais, chez l'ex-ennemi, on envisage, sous tous ses aspects pratiques, le problème de la navigation aérienne à grande distance. On crée im service de renseignements sur toutes les découvertes faites en aviation dans le monde entier : on institue une chaire d'aviation à l'École technique supérieure de Brunswick. Avec la collaboration de sociétés étrangères, on tourne le traité pour tout ce qui est fabrication d'avions en territoire allemand. On r^ de la versatilité de nos commissions qui, le 6 novembre, lèvent l'interdiction récente sur le trafic postal aérien et celui des voyages par les airs. Nous restituons les appareils confisqués. Nous autorisons les communications, sur appareils « civils » avec l'étranger. Mais dès que nous réclamons un Zeppelin, Bodensee ou Nordstern^, on se refuse à nous accorder satisfaction (20 novembre). lyC gouvernement allemand veut obtenir la liberté de construction d'appareils aéronautiques. C'est un droit, dit-il, comme c'en est un autre d'assurer, à destination d'Essen, le service aérien que nous interdisons, au début de décembre, à la Société aéronautique allemande.

D'après une déclaration du gouvernement britannique à la Chambre des Communes, le 10 décembre, il faut admettre que « l'Allemagne a rendu 90 % du matériel aéronautique qu'elle possédait à l'époque de l'armistice ». Mais elle veut fabriquer sans contrôle. Le 17, Berlin nie à l'Entente la faculté de prolonger le délai fixé par le traité pour l'interdiction de la fabrication des avions^. Nous

z. Sur ayions militaires cédés aux entrcpriseB civiles.

2. Ce second dirigeable nous fut enfin livré le Z3 juin 192 1. I«e Bo4en$4ê fat remis à l'Italie le 29 du même mois.

3. I<es moyens de prodhoctioa et les sociétés offuiiaécs ne manciuent pas : Dircc-

découvrons, dans une forêt voisine de Salzuffeln, tout un parc d'aviation, avec des moteurs, des appareils démontés, des hélices : tout matériel caché pour ne pas être livré. « C'est de bonne guerre », disent les journaux d'outre- Rhin. L'on dénonce fréquemment des cachettes d'aviation * ».

Les lignes aériennes Berlin-M^gdebourg-Nuremberg- Mianich, et Hambourg-Magdebourg-Breslau fonctionnent aux premiers jours de janvier 1921. D'autres lignes uti-

tUm de raénmantique; Assodatloa des industrids; Société des industriels en dirigeables; I«aboiBtoire aérokiautiqiie d'essais; Association des aviateais, aoec 6s assodaiùms dans tons les coins de rAllemagne; Association de la flotte aérienne; Association féminine; Aâro-Club; Société scientifique aéronautique; I4gtte des pilotes allemands; Association sportive aéronautique; Association des sociétés d'aviation de l'Allemagne du Nord-Ouest; Association des pilotes et observateurs de Blàgdébouxg; Société civile et technique d'aérmautique; Bscadrilles de la police de sûreté de Koenigsberg, Breslau, Schwerin, Gotha, Paderbom, Hambcnng, I«jlbeck, Blankansee, Berlin, Karlsborst; Centrale aéronautique de Bavière à Munich; Club bavarois d'aviateurs; Société d'aviateurs badois à Constance; Sodété d'aviation berlinoise; Groupement d'aviateurs de Mànnheim; Société aéronautique de Dresde, très puissante; Sodété d'aviation et de science à Dresde; Assodatloa des pilotes Sud- Allemagne à Francfort; Association des membres des B. G., Berlin; Sodété aviation Allemagne centrale à Cassel; Cerde des pilotes de Dresde; Cerde des pilotes de Breslau: Club des pilotes de Hambourg; Commissbm sportive aéronautique de Berlin; Ecole d'aviation allemande, à Adlcrshof; Sodété patriotique pour la construction d'avions, à Berlin; Sodété d'Empire pour rcnoouragement à l'aviation, à Berlin; Assodatton libre pour favoriser l'aviatioa, à Berlin; Association tedmique de constructions nouvelles, à Qd; Association 4es amis du sport aérien, à Berlin; Association d'Empire de l'Allemagne du Nord; Association des pilotes de la marine, T. S. P., reconnaissances en mer, à Berlin.

I<e 27 mars 192 z, le ministre des Affaires étrangères allemand maintiendra son point de vue du 17 novembre 1920 : « I<e gouvernement allemand est toujours d'ai^ que le traité de Voisailles ne donne pas au^ puissances alliées le droit d'exiger une proloagation du délai, expiré le zo juillet Z920, pendant lequd la constructum et l'impcftatioa des aéroplanes et du matériel d'aviaticm étaient interdites. H n'est pas, par conséquent, maintenant plus qu'auparavant, en position de donner suite à la dédsion de Boulogne comportant cette prolongation.

« I/C ministère des Aibires étrangères propose de nouveau de soumettre le cas à un tribunal d'aititrage. »

A ce iwopos, le maréchal PayoUe dit à la Chicago Tribune :

« Il est exact que nous leur avons interdit de construire des engins de guerre, mais nous leur avons laissé le droit de construire autant d'avions commerdauz qu'ils le voudraient. Chacun sait que ces machines peuvent être facilement transfonnées, en qudques heures, en avions de bombardement Six heiues après la pfodiaisc dédatatiott de guerre, ~- peut-être même dans un délai moindre, — Xtondres et Paris seraient saupoudrés de bombes par ces escadrilles de commerce. De même, bos usines et nos chemins de fer servent bombardés.

z. Z«es autorités entravent les investigations de la Commission de contrôle. BUe doit visiter les usines par surprise pour 7 découvrir la fraude. On transporte les pièces et les preuves du délit d'un bfttiment daut l'autre, entre deux visites quotidiennes de la Commission. On cache des magnétos jusque dans les cabinets des écoles primaires. 300 moteurs sont découverts dans les caves d'une brasserie.

2l6 HISTOIRE DES VIOLATIONS DU TRAITÉ DE PAIX

lisent le nouvel avion, sazis toile ni bois, tout entier métallique et qui n'a plus besoin de hangar. C'est l'invention parfaite, s'il en fut, au point de vue militaire et la. mise au point de l'ex-avion de bombardement (t3rpe 1920) à ailes de métal. Les « avions d'étude » sortent de tous les ateliers. Tout avion civil peut devenir chasseur, combattant, photographe ou bombardier, en moms d'une ^ heure. Les avions postaux peuvent plafonner à 7.000 mettes. Le personnel est savamment éduqué par les soins de la LuftfloUenverein et de ses associations locales, en contradiction de l'article 177 du traité ^' métallurgistes, financiers et techniciens collaborent passionn&nent, avec l'argent des puissants cartels de Hambourg et de Brème (Deutsche Lufirederei, Uoyd Luftdienst), On payera volontiers 25 millions de marks; — indemnité complémentaire pour le matériel aéronautique non livré, r— puisqu'on a licence de pousser intensivement la production d'appareils neufs, tel ce magnifique monoplan métallique de 250 chevaux, à quatre moteurs Maybach, que vient, par infortune, de saisir la Commission de con* trôle aéronautique. On a les coudées franches pour l'aviation civile commerciale... militarisabje ^. Paris n'est qu'à 400 kilomètres du Khin. Â combien de « minutes » en serg^-t-il dans quelques années? « Multiplions nos appareils, dit l'Allemagne. Qu'importe la dépense ! Notre avenir est dans le ciel. »

C'est peut-être parler trop tôt. Les Alliés, enfin conscients du péril, font un effort pour « juguler l'aviation civile allemande ». EUe est réduiteà 150 appareilsenviron, et ses constructions futures seront soumises à des exigences techniques qui les rendront, --=- si elles sont appliquées, — inoffensives au point de vue militaire '. « Il ne

1. I<w agents de police euz-mteies prétendaient avoir, leur iavlation. I«e 31 décembre 1920, la Conférence des AmtsùsadeutB a maihtenu rinterdfcti<m, pour la police allemande, de posséder un matériel d'aviation.

2. « I^ 37 mai, des aéroplanes bombardèrent les ligjus polonAises dans les secteurs de Rosenbuxg et d'Annaburg. I««8 bombes ont fait aq^lûslon dans des villages derrière le front et ont provoqué une panique.» ( I«'/»/0nfMi/Mfi, «9 mai 19SI.)

3. I«a Conférence des Ambassadeurs adéd4é que la totalité du malaria d'avia-

nous reste qu'à créer en France tm ministère de l'aviation n, demande le doyen des aviateurs, Clément Ader\

En vain, noas occuperions les têtes de pont, la Rtihr, les lives du Rhin «t tout ce que nous voudrions en Oennanie, cela ne les empêcherait pas d'organiser en secret, même ouvertement, leur future et immense armée aérienne; et cela avec tm adiarnement croissant, attendu que nous négligeons de préparer la nôtre.

N'hésitez plus, Monsietu: Briaud, même si M. I«loyd George se réservait, en objectant que nos projets rétréciraient trop Timportance de la Manche, tandis qu'il souhaiterait l'élargir.

Donnez à la patrie V aviation intégrale dont elle a besoin pour exister ! Ce qu'elle vous demande impérieusement c'est :

Un ministre de Vaviation militaire, avec un sous-secrétaire d'État pour l'aviation commerciale;

Puis, V inscription aviatrice, à l'instar de l'inscription maritime;

Ht, immédiatement après, Vorganisation d*une formidable armée aérienne.

C'est un noble vœu dont il est, un instant, délibéré au Conseil des ministres. Il se manifeste au moment où l'Allemagne enregistre tm premier succès appréciable dans la recherche de « l'avion sans moteur ». I^s planeurs, à Aix-la-Chapelle, se tiennent dans l'air pendant cinq minutes. Nous essayons de donner, nous aussi, tme solution à ce passionnant problème. Nous y laisserons-nous devancer? Qui pourrait dire quelles possibilités pratiques résident, pour l'avenir, dans ces premières tentatives? Rien n'est à négliger. Si nous savons être énergiques, les oublis du traité de Versailles peuvent être réparés. On en juge, le 21 octobre, par ce fait que, pressé de céder, le gouvernement allemand « consent à livrer aux Alliés tous les aéroplanes qui ont été construits en Allemagne depuis la mise en vigueur du traité; cette constitution

tion allemand existant, contrairement aux décisions de Boulogne, serait confisquée ou remise A la Commission de contrôle aéronautique interalliée. Ce matériel comprend : d'une part, le matériel militaire, d'autre part, 25 % du matériel classé comme dvil, qui serait remis aux Alliés. I^ reste du matériel civil serait rendu en toute propriété à l'Allemagne dès ^'cilc Mn^ autorisée à reprendre la constmctiofi du matétid d'aviation. (I<e Temps, 34 juin 1921.) I. I,ettre au président du Conseil, le xo juin 1921.

il8 HISTOIRE DES VIOLATIONS DU TRAITÉ DE PAIX

d'une aviation civile étant considérée par les Alliés comme mie violation des clauses. Il est en outre interdit à l'Allemagne de construire de nouveaux appareils, jusqu'à ce que la livraison des avions en question ait été effectuée et constatée par la Commission de contrôle interalliée^ ». Mais saurons-nous tenir la main à ces prudentes prescriptions?

t. I«e Tttitpif 3X octobre 19*1,

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