CHAPITRE XII L'ACTION ALLEMANDE EN RUSSIE
f V^lirope ne ponir» pps êtrr ieç998t|tqé9 «Ans )a p«rtidpo^ tion noniuLle de la Rnssie. Nul peuple ne peut relever la |lu«sie à liti leol. Il y faut les cfEorta réunis de T Amérique, de l'Angleterre
(Hugo dTiNN93 : Interview avec un ré^!|M:tfur 4^ 1^ Siturdâj/ BvMmg Post, septembre Z9«i.)
Burprifie par la victoire polenaise sur les Ru6se6, en août 1920, rÂUcmagne voit s'effondrer alors l'un de ses raves les plus beaux. Mais cette déception ne la décourage Plis de considérer qu'il y a pour elle tout à espérer de l"B/St et qu'un jour» sous un^ fonne actuellement indéterminée mais qui se précisera, la collaboration germanomoscovite pourra servir puissamment les intérêts du « Reich Qppriirié ». £n octoj^re, il y a un Congrès des indépendants, à Halle, et le comité exécutif 4e la III^ Internationale y enverra, de Rusefie, des délégués. ly'organi^ation allemande antipolonaise (ReefUbund Deutscher Ostma$rkef), -^ unioQ des Allemands des Marches de l'Est, — ne cesse de réclamer l'action militaire commune germanorbolcbeviste et réclame unç entente armée entre les dem^ peuples. I/a Fédération des S5mdicat6 allemands milite pour une franche reprise des relations économiques riisso^alkmandes sous le contrôle des syndicats. £n Jyithttanie, les militaristes allemands i:wQUvelleîit l'aventure de la B;!iltique. Ils font passer là-bas des troupf^Çi de^ anxi$9> des munitions, pour tme lutte éventuelle et pro*
chaîne contre la Pologne. La diplomatie occulte allemande tire parti de ces divers facteurs, tout en faisant publier des notes du ton de celle-ci : « I^e gouvernement empêchera de tout son possible que ces expéditions militaires se reproduisent » (27 octobre 1920). On sait ce que parler veut dire, le lendemain, lorsque M. Scheidemann, leader des socialistes majoritaires, déclare au Reichstag : « Nous ne sommes plus tout à fait seuls. » Le parti auquel appartient l'orateur est partisan de la reprise des relations avec les Bolcheviki et pense qu'on ne « courrait pas le danger d'introduire l'anarchie dans la maison..., car elle y est déjà fortement installée. » On ajoute : « Allemagne et Russie ont besoin l'ime de l'autre. Leur commune bête noire est le Polonais qui, le i«' novembre, a repris l'attaque contre les Lithuaniens. Le 7 novembre, la gauche socialiste^ fêtera le jour anniversaire de la révolution soviétique. Ces manifestations d'ordre divers, doctrinales ou militaires, s'accordent, au fond, malgré leur apparent disparate. La voix d'un ouvrier a la valeur d'un fusil de fantassin volontaire. L'un et l'autre préoccupent l'Entente. La nouvelle que l'armée Wrangel est anéantie en Crimée n'est pas pour déplaire en Allemagne. Ce Wrangel n'était-il pas l'ami âes Français?
Commercialement, l'Allemagne, en dehors d'opérations clandestines, entrevoit la possibilité d'opérations régulièrement organisées, et à grande échelle. Il faut seulement attendre que, dans le pays bolchevisé, tout commerce privé ne soit plus considéré comme ime sorte de crime. Que dit M. Simons, à Dusseldorf, quand un reporter de la Gazette de Berg et de la Marche l'interviewe (17 novembre 1920) : « Je ne crois pas que les gouvernements anglais et américain aient eu à conclure avec la Russie des conven-
X. Néo-communistes et travailleurs communistes firent, à cette occasion, des meetings nombreux. I^ thème des discours était : « I^ Révolution russe et le prolétariat allemand. • On acclama rintemationale. Ce « bolchevisme allemand » est d'ailleurs beaucoup moins disposé à se solidatiaar avec rextrémisme moscovite qu*ayec la propa^mde ultra-réactionnaire du Vaterland. En décembre, Moscou reprochera au parti ouvrier communiste allemand tme diminution de son activité.
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tions commerciales régulières. Bt d'ailleurs, ces pays sont très loin encore de pratiquer de véritables échanges avec celui des Soviets. L'Allemagne n'a pas à craindre d'être devancée, vu sa situation géographique. Son travail et son intelligence sont indispensables pour la reconstitution russe. Il a été livré pour des millions de produits allemands à la Russie, mais les difficultés de payement ou de contre-partie empêchent un véritable échange.
<c Reprendre les relations économiques ne serait pas fortifier le bolchevisme, car, ainsi que l'a dit M. Lloyd George, mieux vaut un mauvais gouvernement que pas de gouvernement du tout.
« Notre tâche n'est pas de soutenir les Soviets, mais de donner au peuple russe l'occasion de se réorganiser. »
Ce disant, M. Simons n'exprime pas toute sa pensée. Il n'ignore pas que le traité anglo-bolcheviste va être signé, qui permettra aux Anglais de se faire les fournisseurs de la Moscovie. Un rédacteur de la GazeUe de Francfort complète aussitôt la déclaration du ministre des Affaires étrangères, et en termes non équivoques : « Naturellement, l'Allemagne suivra à bref délai l'initiative britannique et commencera par conclure un accord commercial avec la Russie. » Très avisé, il poursuit : « On pourra penser à des promesses de paiement accompagnées de garanties, telles qu'un privilège sur les recettes des chemins de fer à reconstituer dans ce pays. » Il y a encore des prisonniers russes en Bavière. Ils sont visités par les communistes berlinois et s'entendent dire par eux que l'armée rouge, bientôt, attaquera la Pologne, et qu'ensuite la République soviétique sera proclamée dans l'Allemagne du Nord. C'est là le côté agitation, mais du côté organisation, le gouvernement prépare la formation d'une mission commerciale et laisse dire qu'une'même mission russe va s'installer à Berlin. Le 12 décembre, il est publié que l'Allemagne a déjà vendu à la Russie près de 300 millions de marks de marchandises, principalement des machines s^coles. Économiquement et de toute autre
manière, l'Alleiaagiie donne à la Répnbliq^ Toistiie mille eïkcovuPs^meAt9, ifteéutés dans un întéfêt gen&aiii bito eatendu. BUe laisse admettre qu'otie oiSeasiTre eil œt^ mxm eentre la Pologiie a'est pas impossible. BUé s'inté^ resse ûnm yisées russes èva la Lettonie menacée. Ses agitatetlrs déploient une activité iixtensé en Rotlmaaie, en Tcbéeo-Sloyaqtde. U est jK>ssible^ et elle radnàet, qne les Bolchevild Se moquent des tractatioi^ commerciales et ne tendent qn'à provoquer la iév<>lation michidiale, mais elle a des btlts à long terme, dût^elle pottfsttivrè nn flirt dai^ereux par-dessus la frontière. Un correspondant dil Temps, le 27 décembre, recueille ce pro|>os signifieatif : c< Qu'on nou9 laisse travailler en Russie et nous trOfnrerons là non seulement les moy^a d'acqtotter ks dettes auxqudks nous a contraints la paix, mais éOcore d'édifier une fortune et une puissanee noitvdks, grâce auxqneOès^ un peu plus tord, nousi pouxtons enfin réaliset à l'ouest ce que nous n'avons pu obtenir par la f autâ de la guette. » Le général aUeaialid Hoffxàann propose tine expédition internationale, sous le cotnmandeastent de Poch, porur en finir avec le bùlchevisaie russe, et il se fait kièûlter par tottte la presse de son paya. « Ce n'est pas par xm tel manquement de réserve politique que nous amélioterons notre position morale àuprèë de l'Bintente et eneoie moins auprès des gens qui, che£ n6us, se prononcent ouvertement en faveur des Soviets russes. » (D^tUsche ZHtimg, 28 décembre 1920.) Guerroyer contre Moscou, alors que les relations recommençait à se tcndire à l'extrême entre la Pologne et la Rusnè? Folie! Il sera asseî tôt de s'offrir pour « sauver la civilisatloli » si le flot bokbêviste se déverse sut l'Alleïnagne au point de menacer de l'inonder. Présentement, à cet égard, il n'y a rien à craindre* Ite tout est de jouer sur les deus tableaux en flattant le Soviet et en tenant ptête une muselière. Le 5 janvier 1931, le docteur Paul Stediler^ envoyé pat le ministère des Aflaireà étrangères attemilnd^ se rend à Moscou pour pcépajrtf un rapport siti la sitiiatiott
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écotidlaiqtlè éo Russie. I^e ztt lé RdcHâtag étttdlè' : t^ la qtléStii!:^ dés téiêitiôtiâ afevec la natioû soviétî^tie;; 2^ là iitoitioii du parti indêptndBiii deiHàndàiit si d le gouvërnettiènt d'Btltpiire eiât décidé à reptend^e imtuiédiatéïÉteilt les réltttiWlS diplôiûÊctiiîtitïà et écoûdiùiqueâ avec ce péfà, âsaks le bttt d'âtrivët à tlu travail eil toiÉmnà, àttdin tiécessalte qu'dvàiitagéti± ».
Pctar que la Rtbste pcds^prbâtii», déclare M. Crist^ieti, il faut ràidër à reGppstntire ses voies ferrées. I^a Russie prodmt d^ céréales en qtianmé, nous lés échangerons contré des produits fabriqués, t^ek rtiatlons conimèrcialès fégttliéres avec la llust»iè né soiït possibles ^è si les rtilatlons diploii;i£ttiqiies sont tepri^. I^-e meiirtre de l'amlKicssadèur von Mirbacl^ et les réparEttionâ exigées par l'Allems^gne ne sont j^ une tàisoù potd- faire traînet di longueur la ieprise des relations «▼ec la Russie. C'est pour avoir dn pain, dit-il, en conduani, que la classe ouvrière allemande demande la reprise des relations avec la Russie.
« Otd, répoùd M. Siinohs, c'est là Uûe question vitale poHi rÀtièmagiie. a Mais l'otgaûisatioù économique et soèiallé de la Russie fdt eticorè obstacle à un si bèàti piôjrf. « Je le regretté, daùs nôtre intérêt. » Les commilùicàtioùs sont malaisées, l'Êtitéûte veille, le ttaité de Vêtéailles a atmillé ïès traités condtis avant là guerre. a iïouà avons pourtant le dtôit de contlùte des arrangements, quitte à les voir détruite par les traités futurs de Ï^Enteùte. » liéponse miite. Le ministre ajoute très pôlitifc[uélD[ent :
Noire fâdié n'est iâ d'aflfenner, id dé ferf^efser ïe èoùvèfnetiteùt soviétique. Nous devons uniqnemeiii travailler à ce que te pettple russe sorte en même temps que nous de la triste situation économique où il se trouve.
Je iépèU <:èt>èflâ£mt que la Rttsâle ne doit pas se mêler de noâ affairée intérieures. Nous ne pouvons permettre que.d^ personnalités envoyées par le gouvemenient soviétique, dans des buis commerciaux, tassent de la propetgande chez ùoiis en faveur deé tliéories bolcheviste^.
Qtiand on ti'éfiténd pas ce langsège, on est sdfpris par cdtri âé iMàéaàCftS qui ttpiéiA la thèse du général Hoffmann et, non sans caûddit, àgfUre : d Jlefàire une
Allemagne militairement puissante, et marcher sus au péril rouge. » Serait-ce pour reprendre les subventions considérables fournies en 1917, par le Reich, à Lénine et à ses amis politiques, ou pour marcher ensuite sur la France avec les Russes eux-mêmes? Du point de vue allemand, malgré tout ce que ce projet a de séduisant, serait-ce « la bonne affaire,» et ne vaut-il pas mieux laisser travailler en silence les économistes et les marchands? Le traité anglo-russe est au point. Il y est dit : « Les deux parties acceptent de n'imposer ni de maintenir aucune forme de blocus l'un contre l'autre et d'abolir immédiatement tous les obstacles jusqu'à présent placés dans le chemin de la reprise du commerce entre le Royaume-Uni et la Russie, sur toutes les marchandises qui peuvent être légalement exportées ou importées dans leurs territoires respectifs vers ou de n'importe quel autre pays étranger, de ne faire aucune distinction entre ce commerce et celui fait avec n'importe quel autre pays étranger et de ne mettre auctm obstacle aux opérations bancaires, de crédit ou financières faites dans le but de ce commerce, lequel sera toutefois toujours soumis à la législation généralement applicable dans les pays respectifs. » (Texte remis à Krassine, janvier 1921.) C'est là un document à considérer avec circonspection, à Berlin, et sans verser dans l'aberration communiste, il est bon de prendre, le plus complètement possible, conseil du groupe politicoindustriel qui, depuis l'armistice, travaille en vue d'une exploitation économique de la Russie. La pénétration commerciale s'impose, et il est permis d'envisager cette extrémité même : rompre bruyamment avec l'Entente, pour reprendre, sur la plus large base, les relations commerciales avec les pays de l'Est. C'est une hypothèse un peu hasardeuse, mais très plausible ec soi, quelque osée qu'elle paraisse. On peut la tenir prête à toute éventualité. Jeu nuancé s'il en fut et où s'est exercée la psychologie germanique dans des conditions que nous voudrions avoir le loisir d'exposer tout au long.
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La méditation allemande, sur ce point délicat, se concentre d'autant plus, en février 1921, que l'Entente baltique, — défensive et économique, — est en pleine voie de réalisation. Sans attendre les actes officiels avoués à la face du del, l'entreprenant Hi^ Stinnes ne perd pas de temps. Il a déjà bâti et réalisé de vastes projets en terre russe; il y ajoute, en février, des négociations pour obtenir la concession des établissements métallurgiques de Briansk, qui comptent parmi les plus importants de Russie. C'est là un de ces coups magistraux où il excelle. Il promet au gouvernement des Soviets de trouver les capitaux nécessaires pour mettre lesdits établissements à même de produire 70 locomotives la première année, 200 la seconde, 1.200 la troisième, et bientôt, annuellement, 8.000 locomotives et 80.000 wagons. En outre, il abandonnera au Trésor bolcheviste le tiers de ses bénéfices nets. Pour faire contrepoids, le ministre de la Défense nationale dit, le 15 février, à Bochum :
Je dois mettre le pays en garde contre des espoirs que certains ont paru concevoir et qui ne sont pas fondés. Je voudrais pouvoir détromper aussi bien les commnnistee, qui espèrent en la Russie, que ceux qui comptent sur une aide de l'Amérique. I<e peuple allemand ne pourra être sauvé que par son imion et par son énergie.
Mais il ne lui est pas interdit, en la personne de Stinnes et de quelques autres, de chercher les moyens de son relèvement dans des pays de son choix. C'est ainsi que nous avons précédemment vu (V Allemagne économique) le gouvernement du Reich et les banques souscrire la moitié de Teïnprunt lithuanien émis à ce moment même. Au reste, on se hâte et il n'est pas que l'industrie privée pour amorcer, à gros harpons, la reprise des relations entre Russie et Allemagne. Il faut bien que, le 19 mars, on rende public le « protocole provisoire » signé le 18 février, à Moscou, par les représentants allemands du ministère des Affaires étrangères et par ceux du commissariat des Affaires extérieures des Soviets. Ce contrat n'assure rien
É)ê HISTOIRE DÈS ViOLÀTIOT^S DÛ TRAITÉ DE PAIX
likikïè que lé libte ttàfic tottusardâl eUtte Allëteftgne ei RfllMe. Bonne besogne p^r les commetçaiits, et ètàHA boimê, dtir ce terrain, qtie liêut Têtte, àû point dé Vue ttiUtftiré, réiiàeigneiAent ûbiÈhé, dàns^ MéHeod, É tixié àrfhéë fbûge, par 'ded officiers alleinands, k)ttd prétexte de téptèdsion de trotibles intériètifs, ntôîs claiia le but sectet d'une do'ilaborati(:iti... bitnté â tme âctîctti contré l'Oneôt dëteâté. I^es tiskieô ICftlpp, dé létif côté, ttavafflent pour le* 8ovîetâ, et enircHérit du ^èrs()iiiiel jpour améftager l«é ttsines d'armés et les fabriques de pondre de PotitiloÔ et d'Ofehta.
11 est entré des fnnnitions eU Jlussiè, par Stettin. En a-^rril, utie conventioii cônstilâire gèrinano-rtÉsse e^ prêté p6ut k signatni-è. Elle permettra anx chefs d'entreprise atteaiandé, qui avaîeùt dfl quitter leurs éxplditatioits ëti Russie, de tétdtimef dans ce |)ays eti toute sécurité et d'y tflpféiidte sur pl^cé leurs fdatîoàs écoùomiqùes. Plusieurs groupe^, parmi lesquels Stinnés, déjà nonliiié, et Thyssen, ont acheté des forêts et diverses autres concession^ ^ iè feeich Va être fepféèeùté â lllôscôû paf trois sections dont la troisième, la plus iiitportaifte; assdntera les f elatiônè doiûmercîalés: Eu i)rilidt)e, ëHe de^à HfÊBfer son effort à l'envoi, à Èerlin, de rapports éconoiniques sur la Russie et à donner des conseils aux commerçants allemands, mais, ëb. fait, éÙe aufa une activité bieû plus élargie. Les gottvefùementê ailleifiand et russe s'engagent à travailler à un prompt tétablissèàient des comâWiiiicationé télégraphi(g(tië^ et postales. Le 7 mai, un véritable accofd est corichi qui confirme celtd du 28 avril : dccôids exclusîvètrietft tôthitietdàvtk, te repréèeûtaùt de l'Àîiemâgné, & Moàcoti, jôtrfra deS immunités di^Iomafiqtfè^. Lés déb'ôtiéhés rtlsses déVièùnéîrt mifetts au Reich, le Jouf nlênië où le gouvetneïaeûf Ï^^èlifeiibacff-Siiïiônè donne' sà déifcdâsiori. Et déjà, la Gefmaftid éf)îiogiie stif la vraie
X. En mai Z92X, Stinnes prendfa les iùtér^ dabs jitA gUiements- de mlattal âëcemvdrfs depuiâ peu en Slbérfé (gouvéhieûiént dé KufSK]f.
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sature de là |nrotectiôn accordée en Russie ati cottuserce alksiaad :
I«a proteclkni accordée (a«± lntérêéB aUenumâe) est âenâdedieBt limitée : par la date d'où eùe part, et par les dispositions qui la défiid^seài. B* c6 ^td cdilcettie la daté, lès rcssoffisêânfs allemands ïiè sont ^ttytégés ^|M si l^nr propriété ë été lle<|«ise eh Rtissie •p^h la sispiatvre de l'accord. En outre, les seuls biôis aUcmands qui soient protégés éii Russie soàt ceux des Allemands qui se rendent dans ce pi^ pùuf y faite du b^fHlhttcê. Enfiii, là t)roiéctldn n'est pas accordée de âroit : elle ne s'obtieflt qu'en vertu de certificats spédanz; et les ctfttôcais en question ne protègent la propriété allemande que si celle-ci éÊt ac<idtsé et emi^oyée confonnément au± aftâûttgeniettits partieuiléTs que les coBuuerçaiits alletednds atiroBi à œochirc ol^êc Hs ttiiKiiltés compétentes de la République soviétique.
Nods àVoas dotie le droit de eondote, oonliiie k fait le Temp^ : « 8'il est piivé de vâlear écondflûqtte, l'aecctrd gentoanâ-bolcheviâle iie f)etit aroir qu'une takut potitUfam. » (16 tkak) Setil de tout les éttiagexs, l'âgeiit commercial (diplomatique) allemand obtenait le droit d'expé- €tier des dé|)ecfaes èldtSfées^ et k Tiaîe raison do pacte gefmané'nisse, le Times la fommit eà ees teihnes : « Ive marché avee Léùine est établi avec T^ention de x^rer gmn eréanders (>ablics de ta Rteûe tonte faculté iéelle de mettre oppuailion sta Vert, que ta gdtrremement des Sorieto pourrait eiivoyer en Aiigleterre. » L«t Orande- Bretagne et ses 3. millions de dbômdurs en soufifirost, ce qui n'est pas un mince arantage pour l'AUema^e. Ltayd Otarff^f coHteût de son arrangement commercial a^ec ta Russie» peut dire : « Lénine, à la luxaière de l'expérience, renonce à ses doctrines. » On estime à BerM que ce n'est qu'un naot et que l'oil va engager tme lutte éconondqtie oà, atec 1^ temps, ta Grande-Bretagne i^rà domiflée.
Le 27 mai, ringéiiiewr Buyjew, vice-président du Conseil des mines de la République des Soviets, arrive à BerUn. Il vient, dit un communiqué, se rendre compte du développement de l'industrie et dé lâ techtiiqtié allemandes^ en vtte de t'ap^^catios de ses métbodea en ï^usaie. Kf asdûér, psiss^M k Béilin, <r l'egfetté que Tattittidé hédt-
tante du gouvernement allemand ait empêché que des conventions fennes avec des groupes capitalistes allemands aient abouti dans une mesure appréciable ». Pourtant, sans tarder, la Russie achète en Allemagne 200 locomotives et du matériel de chemins de fer. Pour remédier aux difficultés des communications, la Hambourg America Linie assure son large concours. Le gouvernement des Soviets veut établir un consulat à Stettin « pour favoriser la reprise des relations commerciales » : l'Allemagne accepte la suggestion. Et, comme il fallait s'y attendre, les pourparlers pour la « reprise des relations diplomatiques » suivent de près. En juillet, c'est la question d'actualité. Un chargé d'affaires allemand est d'abord nommé à Moscou, à l'heure où l'union des pays baltes (Esthonie, Lettonie et Lithuanie) est signée à Riga {15 juillet) ^ On fait, à Berlin, des amabilités aux Russes en décidant la dissolution de l'office d'enrôlement pour l'armée antibolcheviste de Demenoff . Et, pour les pauvres gens qui souffrent au pays soviétique, on fait de grands envois de médicaments. L'Allemagne a des bras à revendre, des techniciens inemployés, des ingénieurs. Les économistes des deux pays échangent des vues. La Russie offre des concessions d'industries en ruines, de forêts; elle envoie des échantillons, place des commandes. Les revues professionnelles allemandes envisagent avec clairvoyance et méthode le nouveau problème économique. Il apparaît que, dans une mesure toute relative, la Russie affamée fait un retour vers les méthodes capitalistes. C'est l'instant que guettaient les industriels d'outre- Rhin : « Un minimum de garanties suffira pour les amorcer. Le temps, le génie de l'intrigue et le goût de l'hégémonie feront pour eux le reste », présage M. J. Lenouvel, dans la Liberté du 4 août 1921 ^.