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X. Pour une entente politique et économique

2. En m£me temps, on ne néglige pas les intérêts que l'on pourra développer en I^ettonie. VAllemagne, après avoir essayé Taventure militaire de von der Goltz, après avoir voulu sacrifier à l'alliance russo-allemande (juillet-août 1920) rind^;>cnâance lettooe, change d'attitude et traite andcalcment la jeune R^-

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La Grande-Bretagne Ta bien compris, et l'article n'a rien d'exagéré, que publie le Matin, le 5 août, sous ce titre révélateur : « Un plan anglo-germanique d'exploitation de la Russie se poursuit. » Puisque l'Allemagne entre en jeu, puisque l'Angleterre mène la partie pour son compte, il est logique que l'on s'arrange pour le bien-aller des intérêts de chacun. L'Angleterre, au reste, ne peut suffire seule à reconstruire la vie économique sur les décombres russes. L'Allemagne peut collaborer au grand œuvre. D'ailleurs, c'est son intention formelle. On doit donc s'accorder pour agir. Chacun des deux pays possède avec la Russie un traité de commerce désormais. Et le Matin établit que :

VAngleterre s'oblige à importer en Russie des objets de première nécessité, des combustibles et le matériel de chemin de fer en échange de concessions étendues aux syndicats anglo-allemands. Au point de vue de l'exploitation, le territoire russe serait divisé en trois zones : la Sibérie attribuée au Japon, la Russie centrale à l'Angleterre et la Russie méridionale aux ssmdicats allemands avec l'appui du capital anglais.

C'est peut-être largement et prématurément coupé, mais im tel concept du « partage économique » peut devenir tme réalité, du jour au lendemain. Quoi qu'il en soit, une vive émulation se manifeste de part et d'autre. Du côté allemand, qui seul nous occupe, on accueille une quantité de commandes russes, on crée une société de transports russo- allemands. Par contre, l'Allemagne achète, à la Russie, beaucoup de produits bruts : peaux, naphtes, etc. C'est « la nouvelle Triplice », n'hésite pas à dire la Démocratie nouvelle du 27 août, et peut-être la

blique, en lui ofiEraat aca aide fi&andère, sa collaboratioii éconamique, son soutien pour les œuvres d'utilité publique. I<e cabinet de Riga est comblé d'amabilités par Berlin. En août x$2x, arrive à Riga une Oxnmteion pour la « conclusion des conventions éoonoiâiques » stipulées par le traité de paix letto-allemand de juillet X930. — En septembre, le gouvernement letton dément la nuneur d'un emprunt de la I^ttonie es Allemagne. Il n'est question, est-il dit, que de fournitures de marchandises à crédit comme réparation de dommages de guerre. — Au début d'octobre 1921, une Conférence a lieu où petrtidpent la Russie, la I^ettonie, TEsthonie, la I4thuanie, la Finlande; on y étudie les questions concernant le transit, les transports (y compris ctux des denrées ou matériels en provenance d'Allemagne), les communications postales, etc.

Q^a4r»idice ie^m^ 9^ Tacc^s^ic^ 4e TligHe : « La Russie ser^ iW a^t prodigua, 4 4^ 1'q& Wpo»^ U9 pomnl

4% travail, g^erp4t sa fçrtuoiB et Im e^ abw joQoefoat mie p<Mt. AÎQsi, la R^ss}^ d^vi^ll4ra une fenil# immi^iist, ayep 4fis Anglais camm commê^àitm^, des Aljlé^iidfKls ppur ii^g^ijeurs et cmtir^iiaîtrjes... X/orsque T Allemagne et la Rtjs^ ppwiront ^e passer é^ TAli^eterre, »e saisiro|it-ils pas ii^atiem^ent leur revanic])e? »

'En atten4ai^t c^ liyeiitiiaUtés lointaîo^s, la haiftte #liaucft et les içagnata de Tindu^tne allemande fout tous l^tqrs efforts ppiir réaliser la main-inise écx^omique 4e l'Allemagne sur la Russie. Ht^o Stinnes négio(àe^ A lioscou, l'obtention de concessions de mines dans les bassins du Donetz et de l'OtMral. Des centaines de spéd^Ustes p^cptireut tout la pays. L'iuôltraticm se ramifie paitout. Le professeur Wîendenfeld s'installe à Mogcon, en ^pten^l^r^^ conit^e un véritable « ambassadeur ^onoffiiqn^ p de rAliemagne. On prépare une coopération des banques allemandes avec les anciennes banquçs russes. « C'est sur M. Hugo Stinnes que s'appuiera 1 Etat capitaliste russe, sous le gouvernement 4^ prolétariat. C'est à M. Hugo Stinnes que veulent s^en remettre les Çolcheviki pour préparer les voies à la colonisation allemande de la Russie par les efforts combinés de la réaction prussienne et de la révolution internationalise associées. » (Xe Temps, 24 septembre.) Et l'entreprise de conquête po|te dès lors les meilleurs effets. Le 29 septiembre, le Soir, de Bruxelles, publie ce récit typique :

I^ secrétaire général de la délégation commçrdale du gouvernement russe des Soviets ^ux foires d^ I^pzig et de Bre$li^ d|t que les ordr^ replis ^ux ^rmes ^e^ft^des 4ux 4^u^ foires pfir ce gouveri^e^ent dépg3S»it 4 milliards de marks (1^0 o4|lioi;s die Umok)* La ûrmc Heus^ f^iel reçpit la part du Uqn : 700 loGomotiv«s avee tendeis; Krupp, BoiBlg et Wdif, de Cologne, reçoivent d'autres lots. Des commande» de produits chimiques, madiines et outils agricoles fuient remises à d'autres firmei^. A i& ^^ clc ^reslau, le bui^au d^ 1^ délégatipn c^mi^ercialf! Tus^ ne désemplissait p^; des rentqingg de comiucrçauts, loiïiîstp^i exportateurs auemands venaient demander diy lyn^gBCTlIit».

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D'autre part, les premiers produits expédiés de Russie, depuis la révolution bolchevique, sont arrivés en Allemagne, ces temps derniers. 12 wagons de tabac furent vendus à I^eipsig, 3 bateaux de bois de construction et d'assez grandes quantité de lin. En outre, on attend un chargement de i. 000 tonnes d'amiante.

I«e docteur Wiendenfdd, ministre d'Allemagne auprès du gouvernement des Soviets, vient d'arriver à Moscou. On apprend qu'il est chargé surtout de soigner les intérêts économiques allemands dans l'anden Empire des tfÈaxs. Il s'i^i^r^ssera spécjialement à la question des transports, qui domine toute la situation en Rnssie, et s'dBForcera d'obtenir pour les fournisseurs allemands des concessions de mines, de teires cm ^e forêts, eu éch^gc de leurs livraison^. Voilà qui n'étonnera pKsoiuie parmi ceux qui sont au courant de l'QppiortHOisme actuel de I^énine.

En parcourant le port de Hambourg, où règne une activité fébrile, impressionnante (le mois dernier, le trafic atteignait go % du trafic d'avantrguerr^, )'ai pu contemider à mon aise va spectacle du plus ^99± pft^t, vp ^nçie^ cqutre-torpMle^r allpmtinil, VOdir^ 4^mm^ avait été trpuçsformé en simple cargo. P^ les larges écoutiUes, on avait dfsrèudM à fond 4^ cale 10 tendtrs et 4 locomotives neuves pr^v^ nan^ l4-un^ usii^ de Ç^6sc|. 6 fmtr» locomotives dçyaifitit Pf^drç plkc^ sur le pont. T,*uné d'elles, soulevée comme plume par une grue formidàUe, allait se poser déjà sur des lails. Or, sur ces locomotives e^ fte^ ^pti4eis, c^ yppi|^, fraîchem^ peinfR, les iftsignc^ dq gouvernejpe^^ d^ Soviets : h fwciUe et le marteap eijtrecrois^. Tout ce maténd était, en effet, destiné à la Russie. Et l'on voyait sur le pont, i cêté d'un liig^iicor allripand, donnant fofce axplicatiaas, un» dlsalne de B-usses, des ^w4gé^v©rps s^ doute (on sait qu^e ar^iée de fonc^ tionnaires le soviétisme entretient), qui, avec des yeux ronds, regardaient les locomotives, les premières, eût-on dit, qu'ils voyaient de leur vie...

Ce matériej de chenriti dp fer est transporté de Hambpurg à Petrograd par un armement au capital de 100 millions de maries où ïa HamliQurg Ameiite linie est rc^rés«n|^ pour 50 % tt le gouyenicm^t des Spyiets ffii^ l'autre moitié.

Au mement où paraissaient ces lignes, la Conférence internationale d'assistance à la Russie va tenir sa première réunion à Bruxelles ^ A cette assemblée seulement, cm s^avise qu'il serait opportun, pour remédier, dans une certaine proportion, à la détresse russe, d' « envoyer des techniciens pour étudier sur place les besoins et les ressources du pays ». S'ils partent, ces délégués de la pitié mondiale n'arriveront pas les premiers. D'autres, plus positifs et plus prompts, les auront devancés...

i. 43 ^to^tai«st xw^taià^ 4 çtttçi Cpnfértnce. — ^^^ qfM)ff, ^ p^^t prussienne rejeta tine motion pr^sçntée par les (^pin^unistes et tendait à îairç éooAcrire une "aosime 4e 30 xalûloiift de n^arks fn h,yma d« la Kvrâit a&unée.

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