‹ Histoire des violations du traité de paixChapitre 73 sur 92 · X. M. André Pierre. VEwope nowetlej 5 mars · texte numérisé non relu

X. M. André Pierre. VEwope nowetlej 5 mars

l'autriche 347

réunit le mois pfochabi, proposeront des améliorations à apporter dans l'organisation des échanges et transports du centre et du sud-ouest de l'EÙttope;

40 Des mesures seront prises pour développer le ravitaillement de rAutriche en charbon.

Noiis saura-t-on gré, en Autriche, de cette quadruple détermination ? Les étudiants viennent de renouveler leurs scènes de violences à l'Université viennoise. !La jeunesse nationaliste allemande y a attaqué les jeunes socialistes qui commémoraient la révolution de 1848. Un tisserand viennois, interrogé par le Temps, — et -sa réponse peut être envisagée comine vox poptdi, — déclare : « Si le gouvernement organisait un référendum, nous voterions pour le rattachement, uniquement parce que nous nous figurons que ce serait un moyen de sortir de notre actuelle misère. Nous savons que l'Âllems^e ne recherche en nous que des consommateurs. Elle aurait tôt fait d'anéantir notre industrie, nos métiers, notre art. Voilà nos sentiments vrais. » Lamentable psychologie, prête à céder sous l'emprise du plus fort. Stinnes et son groupe viennent d'acquérir la majorité des actions de l'Alpine Montangesellschaft (minerai de fer en Styrie). Par le charbon allemand, il va leur rendre la vie. C'est une des formes du Drang nach Osten. Vienne s'émeut à peine en apprenant la nouvelle. On est las. Ce qui intéresse : c'est que l'on va recevoir annuellement 200.000 tonnes du charbon de la Sarre, en échange de pulpe de bois; c'est que la Conmûssion financière de la Société des Nations va se réunir pour examiner le problème autrichien; c'est que l'on a des chances de ne pas mourir sous une émission à jet continu de papier-monnaie qui ne vaut rien. « Il y a une hémorragie à arrêter, après quoi on soignera l'état général du malade ^ » On peut enfin essayer de parier, avec quelque sérieux, du relèvement possible de l'Autriche. Les Alliés veulent tenter ce bel ouvrage. S'ils y échouent, on se retournera vers l'Allemagne sur laquelle on gardera, à

t. Cette parole est d'un des membres de la sectk» viennoise de la Commission det R^Mxatloas, en mars igsz.

le BOBvcl essor cxmnie èi

m projet derecons-

de la Conttience de

(26 janvier 1921), ten-

mtrf nationale pour

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(18 mais) :

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toute éventtialîté, les yeux fixés. « Les vaines attestes auxquelles nous avons été condamnés pendant deux ans, vieiit de dite rex-chancelier Renûèt\ ont fait prendre au sentiment de solidarité avec T Allems^e des racines tellem«it profondes dans notre pays qu'aucun pouvoir au monde ne pourrait plus les arracher. »

Pin mars, on se passionne tout à coup sur un fait nouveau : Charles de Habsbourg, entré sur le territcÂre hongrois, marche vers Budapest. Il se dit d'accord avec la France qui rétablit la vérité par un télégramme à ses représentants à l'étranger. Si Charles IV doit abdiquer, son fils Otto, présume-t-on en Autriche, pourrait r^ner. C'est une illusion encore : les Alliés n'y souscrivent en aucune manière. Berlin considère fiévreusement la folle aventure. Le ptésident du Reichstag, M. Lœbe, exprime en public ^ l'espoif que l'acte de Charles d'Autriche affermira l'idée de la réunion de l'Autriche allemande au Reich, « néces^té historique et cultutelle ». Mais l'équipée tourne mal (voir chapitre : la Hongrie) •. Une magnifique espérance s'évanouit. On retombe prossuquement dans les dures réalités de la vie difficile, tandis que la Commission des Réparations poursuit ses travaux épineux. Charles IV a quitté la Hongrie en assurant qu'il y reviendra. On pense à regret que s'il avait réussi, non seulement le traité de Trianon était brisé en pièces, mais encore cdui de Saint-Germain devenait fort compromis, puisque le cas des Habsbourg y est réglé dans les termes les plus formels. Les Cent- Jours de Charles ont duré une semaine. C'est peu, au gré de Berlin qui, pour faire diversion, suggère aux organisations pangermanistes du T3rrol autrichien et de la province de Salzbourg de se prononcer, par

t. Au jonnial roumain DiminMtiê*

2. Devant les membres de rUnkm nationale authchienne-allcmande.

3. I«e 13 avril, par 14 voix contre xo, la Cnttinri^on coostitutionn^le de rAasêmblée nationale autrichienne yota une loi dite « des âabsbonfg » interdisant aux membres de rez-famille inq>ériale le retofur snr le territoire autrichien. Cette loi est, thits Joins plus tard, ttptiUÊtét pet l'Assonblêe nationale. Uiie cHse gouvernementale est ainsi évitée.

viàe de {délùapite, sur te point de savoir a'ils veulent être incorporés à l'Empire aÛemand. C'est une vaine hypothèste. X<e traité de Saint-Germain interdisant le ^rattachement de l'Autriche, a forHori, il s'oppose à celui d'une partie quelconque du pays. On voudrait digérer l'Autriche par morceaux. De ipême, fait-on annoncer un plébiscite analogue en Styrie pour le courant de mai. Que n'appellet-on aussi les voix des Allemands de Tcbéco-Slovaquie, de Yougo-Slavie et du Tyrol italien? I^ gouvernement autrichien déclare s'opposer à l'ouverture des urnes, mais comment pourrait-il l'empêcher, pratiquement? I^a Bavière entretient l'intrigue et tire les fils : on veut opposer les provinces à l'autorité centrale de Vienne et l'entraîner à souscrire, elle aussi, à un rattachement du toi4i si impérieusement désiré par les parties. I<e 14 avril, le ministre de France à Vienne prévient le chancelier Mayr : « Si le gouvernement amtrichien n'était pas à même de rendre inefficaces les mesures actu^es visant a.u rattachement de l'Autriche à l'Allemagne, le gouvernement français cesserait son action de secours en faveur de l'Autriche, et la Conunission des Réparations serait complètement rétablie àsais ses attributions. » C'est l'ultimatum économique et financier. On est étoimé d'apprendre qu'au lieu de ployer, le Conseil national, à la demande des membres pangermanistes, se propose d'adresser aux puissances une circulaire établissant que l'Autriche, d'après le traité, est libre de pr^idre ses déterminations dans la question du rattachement à l'Allemi^gne. Le Tyrol, par ailleurs, fait savoir que le plébiscite anncmcé aura lieu le 24 avril. « I/es Alliés doivent comprendre que nous ne pouvons pas rester to^jou^ les esclaves de la perspective de crédits possibles. » (Nette Freie Presse.) Voilà ce qui peut s'appeler le yrj^ langage de l^ingratitude. Le chancelier Mayr est plus fin, ou, si l'on préfère, plus tortueux. Il dit, le 16 avril :

I«e gouvernement est persuadé^ a-t-ll dit, de la nécessité d'^MSuret

tout d'abord au peuple les moyens d'existence indJspensables. Aussi le gouTemement ne trouve pas désirable de tioubler l'action des seooms par la question de la réunion à l'Allemagne. Mais U gouvememaii n'hésitera pas, en cas éP insuccès, de « VacUon de secours » à employer un autre moyen lésai reconnu par Varticle 88 du traité de paix, t^est-à-dire de s'adresser à la Société des Nations pour la réunion à P Empire allemand.

M. Mayr a donc un pistolet à deux coups. H comprend cependant à merveille tout ce qu'a d'inadmissible la consultation populaire telle qu'on la conçoit au Tyrol. Il sait qu'à Munich des « associations tyroliennes se réunissent, le 15 avril, pour voter le principe de plébiscites qui rendront, par lambeaux, l'Autriche à l'Allemagne »^ Il entend, le 18, les pangermanistes viennois manifester devant l'ambassade de France. Il reçoit d'eux, le même soir, une résolution réclamant un plébiscite immédiat. Ils lui disent qu'ils n'ont aucune confiance dans les secours de l'Entente. Il lui faut bien les désavouer et exprimer des regrets pour le tapage sous nos fenêtres, mais ce n'est pas une solution aux difficultés plus grandes, à la nécessité de faire vivre le pays et à l'obligation de ne pas irriter les Alliés par un référendum inopportun. Précisément, les délégués du comité financier de la Société des Nations arrivent à Vienne. Les manifestants ont mal choisi leur heure, pour faire écho aux membres de la Ligue austroallemande qui, à Berlin, se réunissent pour exiger le rattachement.

Dans les jours où l'Allemagne est menacée à nouveau par un danger venu de l'ouest, disent-ils, dans le mdment le plus critique qu'elle ait traversé, depuis la signature de la paix, le mouvement qui mène l'Autriche allemande vers le rattachement nous i4>porte, à nous autres Allemands du Reich, la joyeuse espérance et la ferme certitude que tous les Allemands seront réunis plus tard en un même État.

... Tyroliens, vous allez être les premiers à faire votre plébiscite, le 24 avriL I<e reste de rAutri<±e vous suivra. Nous vous saluons, Autrichiens allemands, et nous voyons dans vos actes un acheminement significatif vers la réalisation de la Grande Allemagne à laquelle nous crpyons.

i. Jx t9 avril, le goavemcmeiit francait agit près du gouvernement bavarois pour riavitet à faire eeseer sans délat les manifestations en faveur du luttadiement du Tyrol à FAllemagne. I«e ai, Muaidi oontintte à fêter les sociétés tyroliennes locales. On prépare un départ solennel des Tyroliens ^ voqt partir pour ptendre part au vote.

Le chancelier Mayr pèse, assez perplexe, le pour et le contre. Il lit et compare les journaux autrichiens qui, par leur personnel directeur, ne sont, à vrai dire, que journaux allemands. Il y relève notamment cette opinion défavorable au projet tyrolien :

Dans la démiuxrhe récente des représentants de la France, de l'Angleterre et de l'Italie auprès du chancelier Mayr, il ne s'agissait aucunement d'interdire une fcmne ou une autre d'iuie manifestation de l'opinion, n s'agissait : z^ en présence des intrigues de l'Allemagne pour provoquer la réunion progressive des provinces autrichiennes au Reich,de réserver, tons les droits des gouvernements alli^ sur les gages, créamxs et réparations pour le cas où elles aboutiraient finalement à une solution menaçant les intérêts des Alliés; 2^ de rappeler au gouvernement autrichien ses obfigations à cet égard ; s^ de donner à l'opinion publique un avertissement nécessaire. Ifi premier de ces buts a été atteint par une déclaration du ministre de France, auquel se sont associés ses collègues. Vattitude du chancelier Mayr constitue une réponse satisfaisante au second objet. Quant à l'opinion publique autrichienne, les responsabilités sont prises maintenant par chacun. Ifi plébiscite du 24, où il ne s'agit que d'un désir ou d'un voeu n'ayant aucune valeur légale, sera considéré par les puissances comme nul et tncm avenu. On rdéve combien cette manifestation inopportune est peu en harmonie avec le traité de paix qui consacre l'indépcaidance et l'intégrité de la République d'Autriche.

(Reichsposi.)

Mayr sait qu'au moins une partie de l'opinion autrichienne approuve la ss^esse de ce texte. Entre autres, les socialistes marquent peu d'enthousiasme pour le Reich d'Hugo Stinnes*. Pourtant, le temps passe et voici le 24 avril. I> Tyrol votera, quoi que l'on dise et fasse, au mépris de l'article 80 de la paix de Versailles. Tous les âéments propagandistes ont « marché » à outrance: l'Office central pour les Allemands de l'extérieur, que dirige le lieutenant-colonel d'état-major de Willisen, l'un des agents de la mainmise allemande sur l'armée autrichienne pendant la guerre; le réseau d'officiers pangermanistes informateurs qui s'est déployé sur l'Autriche; l'organisation Krauss: le groupe parlemea-

I. Far IcB votes pour rAssen^lée nstknale, aovt avons pu font que les penchants germaniques des dtés et des caxspagoM danubiennes ét^ent loin détK irrésistibles.

taire pro-aUemand; les sections de la a Marche orientale »; les associations d'étudiants/ la presse de propagande et, à sa tête, VAlpenland, d'Innsbiuck et le Michel de Gratz. Le plébiscite conclut, presque à Tunanimité, pour le rattachement à rAHemagne \ Le Reichstag allemand adresse son salut fraternel à la Diète du Tyrol. La grosse industrie allemande a dépensé pjus de 4 millions de marks, à cette occasion, dans la région dlnnsbifick seulement. Les typographes tyroliens se sont opposés à l'impression de tout article contraire au r^.ttachem^t. La région de Salzbourg est impati^ite dé stûvre l'exemple qui vient d'être donné. Sa Diète fixe le plébiscite au 29 mai. La République autrichienne va-t-elle s'effriter comme un morceau de craie sous la pluie? £t continuerons-nous à nous saigner aux quatre vdn^ pour une Autriche inamicale? Lés délégués du Comité financier de Iq. Société des Nations travaillent à Vi^me, imperturbablement, tandis qti'à quelques pas, la Commission de la constitution de l'assemblée nationale discute la proposition du groupe allemand concernant le plébiscite pour l'tmion Autriche-Allemagne. Le chancelier ^ protesté contre le plébiscite t3nrolien : il prépare un plan d*assainissement des finance pour les délégués de la Société des Nations, mais il n'ose franchement-prendre parti contre les provinces, par crainte que l'expression d'une volonl^ trop fermement opposée à toute tentative de plébiscite nouveau ne brusque la décomposition du pays tout entier. «

Pourtant, il essaye sa force. Il va à Salzbourg, le 16 m$i, et en rappoite un résultat. Il obtient que la Diète provinciale remette en question l'opportunité du plébiscite désormais tout proche : c'e^ un succès véritable. Mais à peine est-il reparti que les agents alleinands rallument les poudres et on reparle très positivement d'appeler le peuple aux urnes, le 29 mai, jour fixé et

X. Il y a plùs-de 80.000 voix pour 1* Allemagne et environ z.aoo eooire.

immuable. Avec la France qui intervient à nouveau, la Roumanie et la Yougo-Slavie s'émeuvent. Que dire pour apaiser ces protestataires? Le chancelier imagine de prétendre que l'affaire de Salzbourg n'est qu'une simple démonstration privée des partis politiques, et sans caractère officiel. Mais il semonce la province, par tél^amme, y interdit la participation des fonctionnaires au vote. Et il court en Styrie pour tenter de détourner les chefs locaux des partis chrétien-social et socialiste de se laisser entraîner dans le jeu pangermaniste. Malgré son zèle, Salzbourg n'a pas cédé : Le référendum (29 mai), presque unanimement, réclame l'annexion \ Le chancelier, quasi débordé, manifeste l'intention de démissionner si la Diète de Styrie refuse de céder à son avis. La Tchécoslovaquie et la Yougo-Slavie menacent de mesures militaires. On passe outre et les Styriens se promettent bien de voter le 3 juillet ^. Le i^ juin, le cabinet Ma3rr se retire donc; le chanceUer préfère la retraite à la lutte contre Stinnes qui, maintenant, possède toute l'industrie métallurgique de Styrie et influe puissamment sur tous les politiciens de la province. £t les chefs pangermanistes lèvent la tête plus haut que jamais.

On voit que le prestige des Alliés est tombé bien bas en Autriche, Une voix autorisée le d&ait avant-hier à Vienne : on ne croit plus ni à leurs menaces, ni à leurs promesses. C'est une situation qui ne peut pas se prolonger sans péril, car elle encourage les pires agitateurs, et ces agitateurs peuvent, selon le dicton allemand, « mettre le leu à la maison pour faire cuire leur petite soupe ».

(I*e Temps, 3 juin.)

A Berlin, on se réjouit désormais moins bien, qu'on ne s'en alarme, d'une agitation si triomphante. I^ chancelier Wirth a demandé au ministère autrichien d'entraver l'organisation plébiscitaire. Â son sens, les pangermanistes trop actifs, trop impatients, compromettent leur

X. lA ville de Salibourg donne 20.135 voix au projet et 225 contre.

2. I^ gouvernement provincial décide que la coosuUatioB populaire aura ua caractère oflUdd.

cause ëû brUsqUatit leurs eutteptises. Il y a là| tout ijiiéreësé qu'il Soit» Mû tëtul de la j^Uti^te Ifiilitantè allèmàïiâè (|U'il 6sl bôu àè âigûalet, comiue Ufl i^a§ eufkujt et tété dû ks VtBUS ûvt Rëich se teâeontfâit ave^ les Udltes. AU Odhgtès Hàtlê&al au pgifti ^Métitt^sodal àtil^liiêâ {U j^M) se y^ûvAl ûii aûtte fait ^gnalé*tiqUë : leâ délégués âtyptéUvéiit là politique du câMuet àétuisâlônûâilê : c'èdt Me viét<^e âguiâdàtive stit les tendantes sé{)»àratisté&. Mais le pàiti patigetiûamste tépond (15 juin) pat Uôe outreèuidatLce : il adfesse aux teptéseutafttfe de* gtâudcs puissaudés de rButeute, à Vieime, Un extrait des délibétatièns de ce pâtti^ sommant les ioinisttes étrangers de fiiottet à la CoUàaissance de lèuts goUvemeiâeftts le |)dittt de vue pangetmaniste sur la nécessité du rattàchetnènt aU Rdch. 1> ^o, édlàte un coup de tliéâtfe : le patti chfétieâ-sdcial de Styrié dédde de reporter siHe die le plébiscite ptopdfeé. On se taille à la doctrine qUe l'AUemagiie doit se tessaislt et se a délivret des chimères dû rattachement ». Il eh résulte la formation assefe aisée d'un cabinet SchdËber (21 Juki) pat un acicôtd eftitre tous les partis bourgeois contre les sozial-démoktfttes, les chrétiens^sOciaU^ âjraat renoncé à former un gouvernement. On poursuivra la politique Mayr, de collaboratioU avec la Société des Nations et de reconstitution économique du pays^ en laissant à l'écart le problême du tattachemeflt. Le gdUVetiieméflt demande de pleins pouvoirs pour assUrer les crédits internationaux. Il se fait applaudir en disant : « Nous nous préoccuperons des rapports avec l'Empire allemand, auquel flous rattachent des liens de parenté ethnique. »

Quelques jdUrs plus tard (29 juin), a lièU à VieUUe le CôUgrès du parti pangertnaniste autrichien. Les délé-

I. Chancelier, ministre det Affaires étrangères, M. Schœber; vice^kancelier, ministre de F Instruction pnèH^ne, M. Brdaky ; Intérieur, M. Waber (pctafmnaaiste) ; Défense nationale, M. Vatigoin (chrétien sodal); Finances, M. Griinin; Commerce, M. Àngerèr; .Ùdihikufiicàttons, St. Rodler; Jnstiee, tt. I*altaiif; ItlMiamemtnt, M. (kuenbetser; Prévoyance sociale, M. Pauer; Agriculture, M. fitttttet.

gyés âlkitiâiidB itiristetit sut to sympathies de TAllelûG^e poûf TAUttichë SGëiir. Ils ont tt^vé^ ââns la vietilè ëapitâk, « Tair le plus désirable à rei^èt it, y teiiëeôttadsefit-ilâ quelque meiâtrte de ce Ceiâité Snandet de la Sodélé des Nations qui, avet une adtâitablè fiètsévérahce, a pdUIrsuiVi et va pob<3t^er sed ttavatli de féotganisâtiM éeoâôn^ûè. l^ cha&deli^ Setes^ber a Akhotéi de son doté, Un progtaiôâie asâee analogue à cdui du gduvemeôietit Mâyt. I^e traité de Trianôn vieat d'êtfe ratifié; l'appui de rEnteUtë, dans raiîttire des crédits, s'àffimie.I^ Autticlnens soût-ik enfin convaincus que uous ne voulons pas la thott du pécheur? Pas tout & fait, puisqu'eu julttet, par ttois fois, les âé&^ts avancés de la WekrmaeM ruanifestent centre le ptojet de tédu^ tion des attributions dés cohseils de soldats, puiKciUe leis paugetinatiistês, int&itioliiieUefiielit, afic^ent la BoUtsè pat d^ iôUU€6UVi^ et dëîi spéeulatioufe efitéuées, puisque la ptopâgàUdè àllemcâiâè §'éVëltue à râUitner les paëMous liéfàiUaUteë dans ce Votatlbefg qui, deust ahs plus tôt, vota le tattaëhêUieUt à la Puisse ^ où ôidntenaut Ton pt^êcoUisèr^ le tattachèmeut à l'Mei&ague; Au moins, le pféteUd-^oUi dar TaSsertion est des moius prouvées. I^ pais est faite entte Tchéco^Sl^aquie et Autriche : le 12 août, les deUJ^ pfésidétttë se reutontrent et se con^ ^atul^t; Bt le 14, ou sedt que le Conseil suptéme vient d'émettte ce vteU :

I^ Conseil suprême, ayant pris connaissance des mesurés.financiéres desUnées au ttlèirenieiit de l'Atitridie, eotîstate ^tie leur «xécutloii n'attend plus que raseentiment de quelques ^uvetnements au projet de suspension des li3^tlièques basé sur sa dédsion du 17 mars, et déjà accèiitô pat la ptesqUe totalité des goUvemeinents intéressés. Ut Conseil suprême, teowuiaisfiantla pressante néceMité des besoins de rAutticte et ks efforts déjà effectués par le gouvernement autrichien, exprime sa plus entière cbnnaiice que Tàide àttèUdiië pat l'Âutti&^ lui sëta apportée éB3È& le plus bt^ âfiei.

. la(t Gonsea suprême émet le vœu que les gouvernements des États- Unis, de la Serbie, de la Roumanie veuillenf bien prendre en considération Turgence impérieuse d'une solution aussi vitale et donner leur adbésioa, deat rattcnte seide entrave la féalisatiott des intentions unanimes des puiManoès et dont dépeiideat le tétaMiasetiient de l'éc^nti-

Hbte ê6onomii|ttè tô Bui6pe et te Vie même de r Auititîhe.

I^ ministre des Finances, M. Orimm, se rend à Paris afin de continuer les négociations engagées à Vienne. L'Autriche signe la paix avec les États-Unis (24 août). Le protocole de la remise des comitats occidentaux à l'Autriche va être signé le 27 août; l'Autriche prendra possession du Burgerland le i®^ septembre. Un heureux arrangement est pris avec la Belgique pour le règlement des dettes d'avant-guerre. C'est une période presque souriante, après les otages. Mais le beau temps, en des pays si troublés, ne peut durer de longues semaines. Dès le 6 septembre, courent des rumeurs alarmistes : les Hongrois marcheraient sur Vienne. Simple coup de Bourse qui ruine un peu plus la couronne autrichienne et qui fut inspiré par des différends, assez graves du reste, dans les comitats occupés, entre Autrichiens et Hongrois. On se bat; il y a un réel conflit austro-magyar. Le traité de Trianon était pourtant bien clair; les Hongrois devaient évacuer les comitats occidentaux et les remettre à l'Autriche. Ce dernier pays, pour éviter des faits plus irré» médiables, évacue donc le Burgerland. Un certain trouble résulte, à Vienne, de cette affaire, plutôt humiliante. On se plaint des Alliés qui ont enlevé ses armes à l'Autriche et qui l'ont rendue impuissante à se faire respecter quand elle réclame ses droits au nom des traités. Les associations pangermanistes, le 18 septembre, saisissent l'occasion précieuse et organisait des cortèges bruyants. La Conmiision des affaires étrangères (25 septembre) vote une résolution autorisant le gouvernement à poursuivre toutes les démarches nécessaires pour que l'état de droit soit enfin rétabli et pour que le Burgerland soit délivré de ses épreuves. On constate avec aigreur que l'Autriche, à peu près complètement désarmée, ne peut rien contre une Hongrie favorisée et relativement riche en matériel de guerre \ Or, les Hongrois, convaincus

X. I4ste du matériel de guerre remis à la Oommissioo interalliée, à la date du x«r octobre 1921» en exécution des clauses du traité de paix : 4.X44 canons, 15.772 wagons de munitions, 3.673 lance^mincs et grenades

par la Commission militaire interalliée, évacuent le territoire indûment détenu par eux, et les esprits retrouvent le calme, tout relatif, dont ils ont besoin. Tout relatif, disons-nous bien, car le lo octobre^ on échange encore des coups de fusils à la frontière austro-hongroise \ alors qu'il n'est partout question, dans les deux pays rivaux, que de mouvements carlistes occultement préparés pour éclater au premier jour. Par surcroît, les nouvellistes « savent » que le Tyrol est à la veille de proclamer son indépendance. On donne la date : 20 octobre. Quelques semaines plus tard, il s'unirait à la Bavière en mariage indissoluble. Indiscutablement, tout le pays s'énerve, se laisse gagner par une sorte d'esprit de panique. On voit, ou l'on croit voir, se tramer en tous lieux des complots légitimistes. L'anti-sémitisme suscite des bagarres. Les associations d'anciens combattants en provoquent d'autres. Déplorable psychologie bien peu propice à autoriser, chez le peuple autrichien, la saine conscience de ses intérêts pressants et essentiels.

S.3X3 mitxafllcttses, 445.956 fusils d'infanterie, 32.961 revolvers, 1.629.1 za armes blanches, 1408.384 obus d'artillerie, 3z.z22.200 cartoncbcs de fusils et mitzail> lenses, 16.646490 cartouches de revolver et pistolet, 5.6x5.600 parties diverses de fodls, 26 wagons d'explosifs, z.333 appareils divers d'aviation et d'aéronautique, 3.289 moteort d'aéroplanes, Z5.000 magnétos, 2.500 mitrailleuses d'aéroplanes.

I. Dans moins d'une semaine, une Conférence se réunira à Venise pour la fixation définitive de la frontière austro-hongroise, selon la médiation du ministre des AflEaires étrangères d'Italie, marquis Délia Torretta; la Hongrie évacue le territoire entier, un plébiscite auxa Ueu pour la ville de Sopron et ses environs.

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