AcenuBueot, egtnfgocKraocordCisiioi-kemalUted'il
d'être décrits. On ne saurait nous en faire un aérieus reproche. Les sources bûttotiquesnousmonquenti comiae elles nian4uent à totis les historiens, aotudleaLCHt, qui permettraient de coiùposer un exact taUeau de riu^trigue germanique dans Tintenninable caaipague grécoturqile. Nous avons donc dû nous en tenir à un exposé de faits, aussi dépouillé que possible d'élétaentlauperflusi tout juste sdffifiant à fixer Tordre d^onc^ogique des circonstances. Mais, en terminant, nbus pouvons tacilemeiit remarquer tout ce qu'eut de trouble et de téné*breux un conflit où s'afiFrontai^t lès troupes de Constantin, ami de T Allemagne, et celles de Kemali anni des Bolchevild et mieux encore de pangôrmahistes notoires. Si l'on ajoute l'initiative des Jeunes*Turcs à Constant!*nople^ leur zèle à provoquer des dissentiments parmi les ministres, leiir activité à attiser l'incendie entre les deux gouvernements turcs, on reconnut sans pdne que, sous les faits apparente, grouillait tout un peuple de termites réëolu à susciter des difficultés à l'Bntente et à aigrir, par tous les moyens, les relations de l'Occident et de l'Orient. Le but était simple à définir : teVisiôn du traité de Sèvres, restauration d'une Turquie dont oa pensait, en Allemagne, pouvoir aisémeht se refaire un jour une amie fidèle, grands espoirs asiatiques, renaissance future des vastes projets qui feraient le Reich msdtre des routes de l'Inde. Bufin^ par coUtre^coupi reviition du traité de Versailles. Nous verrons^ dans notle toine III, si ces vœux formulés aux rives de la Sprée étaient de nature à se concrétiser eu avantages, dans les plaines d'Anatolie et sur les routes du gtand Est.
Conférence financière intbrnationai^ de Bruxei^i^es ConsidiraHons financières générales,
I4B. première mesure doit être d'amener Topinion publique de tous les pays à se rendre compte de Tétat exact de la situation. Il faut la ccmvaincre, en parti(!ulieri de la n^essite de rétablir des finances saines si l'on veut réaliser la large politique de réformes sociales que le monde réclame.
Presque tous les gouvernements sont, à Theure actuelle^ sollicitée d'engager de nouvelles dépenses qui, pour la plupculi constituent de simples palliatifs et quij en définitive, accroissent les maux mêmes auxquels elles sont destinées à remédier.
Tout pays qui accepterait dans ses finanças le (mncipe du déficit budgétaire s'engagerait sur la pente dangereuse qui mène droit à la ruine. Pour échapper à ce danger, aucun sacrifice n'est trop lourd.
L'examen de la situation exposée par chacun des États représentés à la Conférence a permis à celle-ci de constater qu'une moyenne de 20 % environ des dépenses nationales est encore consacrée aux armements et à la préparation de la guerre.
La Conférence afi&rme avec force que le monde ne peut pas continuer à supporter des charges semMables. C'est seulement par une politique de collaboration franche et entière que les nations peuvent espérer retrouver leur ancienne prospérité. Cette restauration exige l'emploi^ par tous les pays, de toutes leurs richesses nationales à des dépenses strictement productives.
En conséquence» la Conférence exprime le vœu formel que le Conseil de la Société dea Nations confère au plus tôt avec las difiérents gouvernements intéressés en vue d'obtenir
leur agrément à une réduction générale de la charge écrasante que les armements, dans leur état actuel, font peser sur les populations appauvries du monde, engloutissant leurs ressources et mettant en péril leur restauration après les ravages de la guerre.
I<a Conférence espère que l'Assemblée de la Société des Nations, qui doit prochainement se réunir, prendra des mesures énergiques afin d'atteindre ce résultat.
Il est aussi de la plus haute importance que les gouvernements renoncent, dans le plus bref délai possible, à toutes les mesures contraires aux lois économiques et d'un efEet purement artificiel, qui masquent à la population la véritable situation économique d'un pays.
Pour permettre, toutefois, aux gouvernements d'appliquer ces principes de saine finance, toutes les classes de la Nation doivent apporter leur collaboration. L'industrie doit être organisée de façon à favoriser le rendement maximum à la fois du capital et du travail; c'est de cette façon seulement que sera rendu possible l'établissement de ces conditions d'existence que chaque nation considère comme un devoir d'assurer aux peuples.
D'autre part, toutes les classes, les classes riches en particulier, doivent être préparées à accepter, volontairement les charges nécessaires pour sortir de la situation actuelle.
Four combler le gouôre qui, pendant quelques années, séparera forcément la demande et les disponibilités, il est du devoir patriotique de tout citoyen de pratiquer la plus stricte économie et de contribuer de toute son énergie à accroître le bien-être collectif. L'effort individuel est la base nécessaire des mesures fiscales indispensables à la restauration des finances publiques.
La Conférence s'associe complètement à la déclaration faite par le Conseil suprême, le 8 mars dernier, que « une pleine et entière coopération amicale doit être rétablie immédiatement et qu'un échange illimité des marchandises doit être organisé entre les États créés ou i^andis par suite de la guerre, de telle sorte que l'unité essentielle de la vie économique européenne ne soit pas compromise par la création de barrières économiques artificielles ».
Tous les pays doivent s'efforcer de rétablir graduellement
la liberté du commerce, telle qu'elle esdstait avant la guerre et de supprimer, en particulier, les obstacles du commerce extérieur, tels que des restrictions artificielles et des discriminations de prix.
Résolution sur le crédit international.
ly'accord s'est fait unanimement au sein de la Commission du crédit international, présidée par M. Celier, sur la résolution suivante :
I«a Commissioii a dû leconnaître qu'aucun système ne pouvait, à lui seul, suffire pour répondre aux besoins multiples des divers pays et qu'il y avait lieu de prévoir un ensemble de mesures assez souples pour pouvoir être ultérienrement adaptées à toutes les situations. Elle a été amenée, dans ces conditions, à recommander au Conseil de la Société des Nations les dispositions ci-après :
Un organisme international serait formé et à la disposition des États qui désiireraient recourir au crédit pour assurer le payement de leurs importations essentielles. Ces États feraient connaître les garanties qu'ils peuvent affecter à la sécurité du crédit et s'entendraient avec l'organisme international sur les conditions dans lesquelles les crédits devraient être gérés. I«es bons créés sous ces garanties serviraient de collatéraux à des crédits destinés à couvrir les prix des marchandises.
Ce plan a été conçu en vue de foiunir aux États le moyen de fadtiter à leurs ressortissants l'adoption de crédits commerciaux.
Il est aisé d'apercevoir qu'il est susceptible de développements variés et qu'on peut trouver dans une partie de ses dispositiQUS les moyens de faciliter l'obtention directe des crédits par les collectivités publiques.
Un Comité de financiers et d'hommes d'affaires pourrait être désigné par le Conseil de la Société des Nations en vue d'élaborer des mesures d'exécution.
On a fait observer à la Commission que des résultats complets seraient obtemis si les bons servant de collatéraux jouissaient d'ude garantie internationale.
La Commission ne voit pas d'objection à la prise en considération de cette proposition et il lui parait que le comité prévu au paragraphe précédent aurait à apprécier les conditions d'application.
I«a Commission a été également saisie d'une proposition d'extension, sur des bases iatemationales, du système d'assurance des crédits d'exportation. Une telle extension serait précieuse dans beaucoup de cas, parce qu'elle fadliterait le commerce avec les pays où les conditions politiques et sociales donnent souvent lieu à des apjM^ensions exagérées de la ixirt des exportateurs.
I<a Commission considère cette suggestion comme digne d'être retenue et de faire l'objet d'une étude approfondie avec le concours d'experts en la matière.
Vattcnâon de la Commlision a été attix|6e ttir les crédits dits c de • fi|ii(kH& •, c'es^-jk-qiie oen:* sons Je fégiip^ desquels la inatié» picmi^, au cours de s^ txansfonua^ons suoôqa^ves, oe ce^s^ pi^s de 9çiyir de nantlsseinent aux crédits accordés, soit par l'exportateur, soit par un banquier, le produit de la vente de l'article fabriqué devant servir en premier lieu au remboursement du crédit. I«a réalisation de ce genre de crédit a rencontré de gros obstacles dans beaucoup de pays, par suite de l'absence d'une législation protégeant suffisamment l'exportateur pendant les opérations d'importation, de fabrication, de réexportation et de vente.
I<a Commission propose de recommander au Conseil de la Société des Nations d'^ttiref sur cette «motion l'attentiou des divep gouvernements et de charger un comité d'experts, composé de juristes et d'hommes d'affaires, de proposer des mesures législatives propres à atteindre le but poursuivi, dans chacun des pays intéressés.
Indépendamment des projets susvisés qu'il demande au Conseil de la Société des Nations de vouloir bien ptendie eu main, et s^U est possible, de faire aboutir, il semble à la Commission que la 8ec|été des Nations pourrait utilement exercer son actlou, en vue de promouvoir certaines réformes et d'assurer la publication méthodique de ceilaines informations de nature à leiciliter les opérations de crédit
Dans cet ordre d'idées, \sl Commiiwifnt croit devoir signaler l'intérêt qn'il y aurait à réfiliser des progrâs dans les questions suivantes : unifioation des diveises législations sur les lettres de change et de connais sements; la rédpcodâ dans les conditions faites aux suoeussales (les banques étrangères établies dans les divers pays; publication de renseignements financiers daiis et comparabln entré coxr examen des mvendioatioos des por^euts de valrius dont Itsi ooupgns sont actuellement impayés et des mesures ptopres à assurer la protectibn de l'épargne; entente inteniationaie au sujet des titres perdus, volés ou détruits; création d'une chambre iatôriiationale de compensation; recherd^ d'un accord susceptible, tout en assurant l'acquittement exact de la part des charges que tout contribuable doit supporter, d'éviter que les superpositions de tous ne puissent faire obstade aux placements internationaux.
▲u cours des délibérations, la Commission a constamment été impiessioonée par le fait que toutes ou presque toutes les proposition^ qu) lui ont été soumises exigent, jusqu'à un certain point, l'intèrvent&li de la Société des Nations. I^ Commission s'associe unanimement à œtte tendance. Elle estiùie très important d'étoiâre'au pjrogianuue financier la coopération internationale que la Société des Nations a inaugurée et qu'elle s'efforce de promouvoir en vue de l'amélioration de |a situation générale et du maintien 4c la paix dans Ip n|oiide.
La Commissiondes Réparations communiquait à la presse, le 23 levier 192 1, la note spivante relativement çiux ^vraisons de rÂllemagne au 31 décembre ii920 :
' KËP4]tATI(»(S
Une année s'étant écoulée depuis la mise en vigueur du traité de V«nalll«, Il eat intéreseant de se rendre compte des Bvralaons effectuées en exécution da ce tialté et des conventions d'annlatlce. Vaid qudles fuimt ces Uvraison», au 31 déconbie 1920, au titre des réparationï :
Charbon (y aanpiie coke et lignite cîdculéa â l'équivalence) : 17 millions 811.840 tonnes.
Sulfate d'ammoniaque : ig.ooo tonnes.
Vapenn, voiHcrB, bateaux de ptctae : 1.054.739 tcauec brutec
unités et matériel de navlgatka fluviale ; 38.730 tonnes.
Aalmsux : 360.176 ttbts.
Savances ; t.toi.588 kilos,
Uatiàcs coloranle» : 10.787.89? Idlos.
Brodolte phannacentlques : 57833 Uk».
"-"-'-' — *-nt : locxunotives, 4.571; wagons, isg.JSS; camions
. 11.6^6; Iji^emboijif, 5 . ,.
SfUfate d'awflioiiiaJius (toonKs) : France, jg.ooq.
Bateaux [tonnes brutes) : GfBBdtBrptagne, f.07-Sî9: Fr^PÇ. 166.924; Italie, 114.901; Bdgique, 15.831; Japon, 3B.678.
Unités et matériel de navlga^oB ^uviale (tonnes) : France. 36.730; Belgique, 1.000.
Animaux (têtes) : France, îo7.a43; Belgique. I52.ï33-
Semences (Idlos) : France, 6.501. 310; Italie, 100; Belgique, 301.078.
Matières colorantes (lUloâ) : Ët^»-U|il<>, 1.30(1.143; Grande-Bretagne, 3. 113-803; France, 3173.633; Italie, ;.76o.8io; Bdgique, 1. 190.375; Jappn, 130.061.
Produits pharmaceutiques (kilos) : Italie, 39.581; Bel^que, i?.)S$; Japon, 3.855.
MatMel roulant (tocomotlves) : France, s.653; Belgique, 1.91I.
Hatétlcl ronlut {«agods)^: Franc*, 63.658 ;tBeli^^, 65.897.
41 6 raSTOIRE DES VIOLATIONS DU TRAITÉ DE PAIX
Matériel xoulant (camions automobiks) : États-Unis, 1.3x4; Grande» Bretagne, z.242; France, 2.200; Belgique, 244.
Matériel agricole (nombre de macjdnes et outils) : France, 109.932; Belgique, 21.573.
Matériel fixe de chemins de fer (tonnes) : France, 90.000; Belgique, 50.000.
IfiL répartition des câbles sous-marins, confiée par les puissances alliées à une Conf^«nce d'experts réunie à Washington, n'a pas encore été effectuée.
Des évaluations ont été faites pour la plus grande partie des livraisous indiquées ci-dessus. Certaines questions de principe n'étant pas encore tranchées, il a quelquefois fallu établir, à l'aide de bases différentes, plusieurs chiffres entre lesquels on fera ultérieurement un cfaoiz. I«a Commission tient néanmoins à déclarer que les chiffres que l'AUemagne a récemment publiés à propos de ses versements à valoir sur les 20 milliards de marks-or que cette puissance est astreinte à payer, en vertu de l'artide 235 du traité, dépassent notamment les chiffres réels. I^es espèces les plus notables pour lesquelles il y a une incertitude ou un écart considétable sont : les propriétés pubUques en territoire cédé, les navires, le bassin de la Sarre, le matâîel abandonné par les Allemands après le 11 novembre 1918 et une partie du charbon.