‹ Histoire des violations du traité de paixChapitre 81 sur 92 · LB PLAN DB SBCONSTRUCIION · texte numérisé non relu

LB PLAN DB SBCONSTRUCIION

Par la reconstruction, la France redoutait ime trop grande participation de la main-d'osuvre allemande. Notre prpjet a tenu compte de ce point de vue. Toutefois, le système de maisons-t3^pes se heurtait à des objections, et en particulier nous ne voulions pas qu'il aréftt de nouveaux profiteurs de la guerre. Vopinion publique française étant devenue plus favorable, nous avons repris le programme d^à proposé à Spa.

I^ gouvemement fiançais n'a pas tépondu jusqu'ici aux demandeB de {dans que nous avons fonnulées. Faute de renseignements piréds, les travaux pfépaiatoires ne sont pas très avancés. U serait en tout cas injuste de faire supporter par TAllemagne le supplément de frais d'une main-d'œuvre non allemande I<es syndicats lilnres allemands et les fédérations internationales de syndicats ont élaboré un projet que j'a utilisé et dont je les remercie.

Enfin, nous offrons dans notre note, à la population française des régions dévastées, un abri provisoire.

L*BMPRDMT INTERNATIONAL

Pour la question d'im emprunt international, il nous faut, en tout cas, d'abondantes ressources liquides pour arriver à une reconstruction pratique, car nous devons la faire, pour commencer, avec nos propres ressources.

I<es experts neutres à qui j'ai parlé de mes projets ont estimé beaucoup plus haute que moi la puissance financière allemande. Malgré cela le plan était acceptable.

LES TENTATIVES DE EEFRISB DES POUEPARISRS

n fallait alors essayer de s'aboucher avec les Alliés. On m'a reproché que cette tentative était en contradiction avec mon discours au Rdchstag à mon retour de I/>ndres. Je le conteste.

J'ai dit clairement alors que j'étais toujours prêt à entrer à nouveau en pouxpcurlers, mais pas à tendre la main après la menace d'exécution de sanctions, et à renouveler une offre repoussée par le Rdchstag comme trop élevée.

Mais si une possibilité s'offrait de reprendre les pourparlers par l'intermédiaire d'im tiers, il eût été contraire à mon devoir de ne pas m'attacher énergiquement à cette possibilité. I«a tftche était très compliquée. Personne ne pouvait essayer une intervention auprès des Alliés en notre faveur. Je ne l'ai pas sollicitée et on ne me l'a pas offerte. Tous les représentants des États non intéressés, à qui j'ai parlé de la question, ont exprimé la conviction que la condition préalable à toute diseussion avec les Alliés était l'acceptation des décisions de Paris. C'était impossible, à mon avis, car je suis toujours convaincu que dans la forme où elles nous ont été soumises, les décisions de PÛis sont non seulement inexécutables, mais contraires aux droits des Alliés et inconciliables avec le maintien et la prospérité de l'activité économique allemande.

Page 1