LIVRE QUATRE-ymCxT-NEUVIÈM
jf. ii6a. Lia conquête des empires est Touvrage de la valel c'est à la sagesse à l(^s conserver. L'une et l'autre également nécessaîre« peur les rétablir; et lorsque cours des révolutions humaines a emporté des parti considérables d'un grand état, pour les rejoindre centre et leur donner une consistance durable , il qu'une sage politique soutienne les efforts du coura| Les trois premiers Comnènes furent autant de héi et si la valeur eût pu réparer les pertes de l'empi ils lui auroient rendu son ancienne splendeur. Lei exploits ne firent que le retenir dans sa chute; ils ne relevèrent pas. Alexis, il est vrai, avoit dans son gi les ressources de la prudence; mais le torrent des ci sades vint troubler ses mesures, et renversa les proj^ qu'il avoit formés pour détruire la puissance des Tai Jean , son fils, fut un grand capitaine. Sa valeur re( quit la Cilicie ; mais sa politique échoua devant tioche , et la Cilicie fut perdue de nouveau. On ne dans Manuel qu'un soldat déterminé et heureux, ti bouillant pour concerter ses démarches, trop impati^ pour les suivre jusqu'au bout , plus avide du bril que des fruits de la victoire. Il montra cependant ai constance dans la guerre de Hongrie; mais il n'y gaj que des victoires^ et l'acquisition de la Hongrie mi auroit à peine valu le sang qu'il lui fallut répan< pour une gloire vaine et frivole.
:inn.L 5, Géisa , toi de Hongrie, avoit dpux frères, Ladii Sicet. L 4 et Etienne. Selpn la loi du pays , Xiadislas devoit lui *' céder. Mais Géisa avoit aussi deux fils, Etienne,
nous nommerons le jeune, pour le distinguer de
HISTOIRE DU BÀS^SMFI&I. iSg
ncle , et Béla. La tendresse patçmelle destinoit la coumne au fiU aîné; et les deux frères, craignant, noa ins raison, le traitement ordinaire, prirent le parti k s'expatrier , et se réfugièrent à la cour de ManueL liVnipereur les reçut avec joie : ils lui apportoient une mce de guerre, et Tespérance de réunir à ses états tqne portion de la Hongrie. Pour se les attacher par liens plus étroits , il voulut les marier dans sa fa* le. Ladislas , persuadé qu'une alliance avec la maison riale suffiroit pour lui attirer Taversion des Hon-* , refusa tout engagement. Etienne, au contraire, int que Teropereur étoit assez puissant pour le plasor le trône malgré les Hongrois mêmes, accepta , nièce de Manuel , fille de son frère Isaac. Géisa irut en i i6i; et, selon les mesures qu'il avoit prises, fils fut élu par les suffrages de la nation. L'empeir députa aussitôt aux Hongrois pour leur représenter jdroit des deux oncles ; et , afin d'appuyer sa recomition,.il se transporta lui-même a Sardique. Les rois n'étoient pas disposés à se soumettre à des si étroitement liés avec l'empereur. Ils pensoient ji^cn les acceptant, ils alloient être assujettis, et que, des roib humbles esclaves de l'empire , la Hongrie seroit plus qu'une province. Ils renvoyèrent donc |. députés avec cette réponse : qu'ils avaient un roi psi par les suffrages de la nation , h qui seule il ^tenait de se donner un maître. Manuel , voyant qu'il ne réussiroit que par la force, marcha feri Lube, et fit avancer ses troupes dans le pays é>us loite de son neveu Alexis Contostéphane , que ^ideox princes accompagnoient. Ils se rendirent maîtres H château de Chrame , et de là ils travaillèrent par des B|isiaires secrets à corrompre par argent les principaux ^jpieurs. 11^ vinrent. à bout de former un puissant «ifti» qui obligea le nouveau roi à céder la place à son -^-Vk Ladislas. Etienne i frère de Ladislas , fut revêtu
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du titre de çt^rum ; c'ètoit le nom qu'on donnoit à 1% ritier présomptif de la couronne. Elle ne tarda pai^ passer sur sa tête , Ladislas étant mort au bout de j; mois de règne.
inn. l. S, Tandis que Contostéphane s*occupoit des a£Eaires?f ù Cange, Hongrie, Manuel , qui et oit resté à Sardique^ prit c^ ». p. a85, occasion de rétablir en Servie l'autorité de Tempifl Primislas, prince de Servie , avoit secoué le pug^ l'obéissance, et n'exécutoit aucune des conditions aaa| quelles il s'étoit engagé après la bataille du Drin. L'efl^ pereur entra à main armée dans son pays, où il n trouva nulle résistance. Il le dépouilla de la prin^ pauté, et mit à sa place son frère Béluzès. Cependai|| par compassion pour Primislas , il lui donna dans Qi autre contrée un riche domaine. Béluzès ne put sqgj porter long-temps les embarras de la souveraineté ;..£ y renonça volontairement , et se retira en Hongrie, a il goûta jusqu'à sa mort les douceurs de la vie privéi Il restoit un troisième frère, noipmé Désès, établi dvB la contrée de Dendra, près de Naisse. Manuel le f venir ; et , après lui avoir fait prêter serment de fidi lité , il lui conféra le souverain pouvoir sur la Servii à condition cependant qu'il céderoit le pays de Dendffl qui étoit à la bienséance de l'empire.
nn. LB, De retour à Constantinople , Manuel y trouva àâ 7iii, Tfr, ^lî^bassadeurs d' Amauri , roi de Jérusalem , qui vca»
0, c. 1. Je succéder à Baudouin , son frère, mort sans enGqi