‹ Histoire du Bas Empire (volume 2)Chapitre 16 sur 29 · VALENTINIEN , VALENS · texte numérisé non relu

VALENTINIEN , VALENS

les surprirent au moment où ils reposaient sans défense^ sur ]a foi d'une trêve; ils en massacrèrent un grand nombre , justifiant ainsi d'avance, par cette trahison, les horribles vengeances que les hommes du Nord exercèrent depuis sur les peuples de l'Occident. victoiresde Lcs Pictcs ct Ics Galédonicns, maîtres de la cD^Breia- Grandc-Bretagnc , avaient battu plusieurs fois

nueVrovin- Ics Romaius : Théodose , envoyé par Tempece vaiemie. , , 1 . r reur dans cette contrée, y ramena la victoire.

Après un grand nombre de combats heureux , il délivra ces provinces , termina la guerre avec autant de sagesse que de vigueur, força les Calédoniens de rentrer dans leurs forêts , et conquit sur «ux un vaste territoire , qui devint une nouvelle province romaine, sous le nom de f^alentie.

Le libérat-eur de la Bretagne, revenu dans la Gaule, et envoyé par l'empereur contre les Allemands qui avaient repris les armes, soutint sa renommée par de nouvelles victoires , et reçut pour récompense la dignité de maitre général de la cavalerie.

Tyrannie Taudîs quc Yalentînicn défendait avec gloire enATri^aêlle Hord dc l'cmpirc, la tyrannie de Romanus , gouverneur d'Afrique , sa cruauté, son avarice, la protection intéressée qu'il accordait aux hordes sauvages de G^tulie , malgré les plaintes des villes exposées à leurs pillages, livraient ces

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vastes contrées à tous les malheurs inséparables d'une injuste administration. L'empereur, trompé par Romanus:, le soutenait et envoyait au supplice ceux qui osaient Taccuser.

Un prince maure> Firmus, indigne de ces BëvoUe

, ,,. • #• 1 1 «* mort de

excès, et croyant 1 occasion favorable pour ren- Firmus. dre à sa patrie son ancienne indépendance , lev^ l'étendard de la révolte, et «itraina dans son parti là Mauritanie et la Numidie. Actif, cou^ rageuXy rusé , oo croyait voii^ revivre en lui Jugurtha ; il vainquît Roûianus'y quelquefois par la force , plus souvent par l'artiGee; chaque jour ses succès étendaient sa puissance ; déjà il entrevoyait l'espoir de se rendre maître de T A^ frique; mais sa foctunç changea lorsque Thé(>dose parut..

Le vainqueur des Pietés et djes Allemamh^ repoussa les troupes de l'Africain , ne se laissa point surprendre par ses ruses, l'attaqua sur tous les points , le força dé fuir^ le poursuivit sans relâche au fond des. déseirts, et défit en bataillé rangée une nombreuse armée de^ Maures»

Firmus , digne d'un meilleur destin , se vit abandonné par les hommes, dès qu'il le fut par la fortunck^ Un prince du pays le trahit e); le livra aux Romains; mais il échappa au supplice en se tuant.

Théodose, informé des injusticeset des crime» Monde. de Romanus, l'avait suspendu de ses fonctions»

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Le coupable fut absous par l'empereur, qui le rétablit dans «es emplois,

La gloire de Théodôse le rendait odieux: aux courtisans et suspect au prince ; vainqueur des ennemis de Rônje , et vaincu par les délateurs , il périt victime de la jalousie des fils de Valea*^ tinien, qui lui firent trancher la tête,

€e supplice d'un grand homme ne souilla point la vie de Valentinien ; la délation et l'envie n^obtinrent ce honteux triomphe qu'après sa mort. L'empereur, trop cruel lorsqu'on irriteiit son caractère violent , était naturellement juste : ses lois et son administration générale le prouvent; mais il fut souvent trompé, et trop souvent il fit de mauvais choix , et les soutint avec opiniâtreté*

L'Italie , perdant sa liberté, avait conservé sa licence^ On y subissait la tyrannie des magis* trats; mais le peuple, qui n'osait leur résister, se vengeait d'ejix par des satires et des railleries.

Terrentius, autrefois boulanger, devint, malgré son ineptie , par un jeu de la fortune et par un caprice de l'empereur, gouverneur de Tos^ cane* Lorsqu'il parut pour la première fois sur son tribunal, plusieurs placards rappelèrent que son élévation avait été çn quelque sorte prédite peu de temps auparavant par l'apparition d'un âne qui , échappé et poursuivi par son maître , était monté sur ce même tribunal.

Dans ce siècle , où l'on fit tant de lois, rien

ET VALKNl'lîîlElf 11. XqS

n*étaît réglé par elles qu'en apparence ; tout dépendait des hommes. Le sort de l'empire tenait au caractère du prince ; Rome comptait encore des savans ^ dès orateurs y des héros ^ mais elle n'avait plus de citoyens. La corruption régnait dans lés mœurs, et la vertu dans les maximes^; Valens , despote , faible , méfiant et injuste , disait « qu'il était heUFeux pour les peuples de së » voir gouvernés par des princes qui avaient »«4ong* temps vécu dans la condition privée ; >t et tandis qu'il sacrifiait tant de victimes à ia dé^ lation f on citait de lui ces belles paroles : c< Les » délateurs sont plus dangereux que les Bar*^ f> bares , comme le» maladies internes sont [dus ' r> funestes que les maux produits par une cause w extérieure. »

Valentinien régna comme un tyran , et cepen*- Gmtien.fiit

^ - ' . * de Valeuli-

dant il serait difficile de tracer en moins de mois "'«>"> ««t les devoirs d'un grand monarque y qu'il ne le fit^ Auguste. lorsque , sentant ses forces décrottra* y il revêtit ^ dans la ville d'Amieiïs, son fils Gratien du titre d'Auguste, (c Vous voilà y mon fils^ dit- il à ce » jeune prince, élevé au pouvoir suprême sous n d'heureux auspices ; soutenez le poids de l'emn pire y bravez les glaces du Rhin et du Danube^ » marchez à la tête des troupes ^ versez votre #) sang pour défendre vos peuples, regardez les » biens et les maux de l'État comme vous étant )) personnels. Je consacrerai le reste de ma vie

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ij à graver dans votre cœur les pridcipes de la » justice. Et vous y soldats, aimez ce jeune prin- » ce que je confie à votre foi ; songez qu'il est né » et qu'il va croître à l'ombre de vos lauriers. » L'Orient éprouvait autant que l'Occident tous les maux inséparables du pouvoir arbitraire y et n'en était pas dédommagé par la même gloire militaire. Valens avait de bons généraux qui reteirdaient la destruction de l'empire; mais l'incertitude et là faiblesse du prince l'empêchaient de tirer parti de leurs talens ; ils s'épuisaient en efforts stériles pour exécuter des plans mal concertés. «^ Exactions Sapor. Qui, pendant un rè^ne de soixante^

et mort de ,. ^ , , , . , ^ '^

sai>or. dix ansy releva la glou^e des Perses par ses triomphes ^ et la ternit par ses vices et par ses injustices ^ employait, pour satisfaire son insatiable ambition , tantôt la force et tantôt l'artifice . Peu content d'avoir contraint , par le traité conclu avec Joviên , l'Arménie à lui payer un tribut , il voulut s'en emparer, trompa le roi Arsace par de fausses protestations d'amitié , le fit assassiner , et réduisit l'Arménie en province.

Une seule ville, Artogerdice, lui résista; Olympias, veuve d'Arsace , la défendait : soft courage repoussa long-temps, les Perses ; mais Sapor, arrivant avec une armée nombreuse , obligea enfin la ville à se rendre. La reine cour , serva sa gloire et perc&t sa liberté.

Et YALENTHimi II. 297

Le roi ne put garder paisiblement une conquête qu'il ne devait qu'à un crime; lés Arméniens êi les Ibériens se révoltèrent pour ressaisir leur indépendance. Valens, regardant le traité de Jovien comme rompu par l'invasion des Perses en Arménie, se déclara pour les révoltés. Sa cause était juste , mais le moment mal choisi pour entreprendre une guerre si périlleuse contre une puissance si redoutable ; car alors Constantinople se voyait menacée par les Goths, peuple belliqueux , et contre lequel l'empereur aurait dû réunir toutes ses forces.

Le roi de Perse, plus prompt que Valens, attaqua les Romains ; tous les efforts d' Arinthée et de Trajan se bornèrent à défendre l'Euphrate. Malgré leur vaillance , secondée par Yadomaire, roi des Allemands, autrefois captif, et depuis allié fidèle des Romains, les Perses, dont les forces augmentaient chaque jour, se seraient probablement rendus maîtres de l'Asie; mais Sapor mourut , et les troubles qui s'élevèrent après sa mort dans son royaume sauvèrent l'empire.

Valens avait embrassé la cause des Arméniens plutôt par ambition que par justice; après avoir feint de protéger Para , leur roi , il le trahit. Le comte Trajan, par ses ordres, invita le prince et les grands de sa cour à une fête. Ils s'y rendirent avec confiance, et, au milieu du

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festin ^ les ayant fait entourer pat* ses soldats, il les fit égorger.

Les princes chrétiens, les peuples civilisés se montraient alors à la fois plus perfides ^ plus * cruels et moins braves-que les Barbare?. Il devenait facile de prévoir la chute et le démembrement d'un empire où il n'existait plus dé vertus ni de liberté.

Tableau a« La cruauté des vengeances exercées par Va-

la ualiuD r^

«i<» Goihs. lens contre les Gotfas qui avaient pris le parti de Procope^ armait tous les peuples contre lui. Les historiens de l'antiquité donnent peu de lumières sur l'origine de ces nations qui renversèrent l'empire et fondèrent l'Europe nouvelle. Souvent ils confondent les Goths avec les Scythes , les Sarmates et les Daces : Tacite plaçait leur berceau sur les rives de la Vistule. Une ancienne tradition nous les montre sortant d'« sie sous la conduite d'Odin, qui, en peu de ^ temps, conquit tout le nord et tout l'orient de l'Europe, jusqua la mer Baltique, et s'établit ensuite dans la Scandinavie , qui subit son joug et reçut ses lois.

D'autres auteurs , sans rémonter si haut , racontent que, trois cents ans avant Jésus-Christ , plusieurs tribus de Goths , quittant les forêts de la Scandinavie, s'étendirent le long de là mer Baltique , sous les noms de Ruges , de P^an-daleSf de Lombards.et à' Hernies. Ces diverses

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peuplades^ devennes nombreuses , envahireai les contrées voisines ; les plus belliqueuses, con-» servant le nom primitif de Goths j traversèrent la Sarmatie et s'établirent sur les bords^du Don, prés des Palus -Méotides. Ceux qui restèrent à l'ouest de la Vistule reçurent le nom de Gépides ou paresseux. Les Goths , franchissant bientôt les plaines de la Sçythie et les rives du Borysthéne, attaquèrent, vainquirent et exterminèrent les Gètes, qui possédaient le pays situé à l'embouchure du Danube. Les Vandales., les Marcomans et les Quades cédèrent souvent à l'effort de leurs armes.

Du temps de Caracalla, Rome les regardait comme des ennemis redoutables ; sous le règne de Gallien , profitant des divisions de l'empire ^ ils ravagèrent l'IUyrie, la Grèce, l'Asie, et réduisirent Éphèse en cendres. Vaincus par Clau-» de II, par Âurélien, par Tacite, et presque détruits par Frobus, ils s'étaient déjà relevés sous le règne dé Dioclétien; leurs troupes servirent utilement Galère, et ils donnèrent à G)nstantin quarante mille auxiliaires.

Les Goths, rusés dans leur conduite, infatigables dans leurs travaux , se montraient à la fois hardis et prudens : leur stature était haute,^ leur dHéyelure blonde; leurs lok, simples et claires, ressemblaient à des réglemens de fa* mille : aussi, louqu'iis conquirent leaUixauleS;^

3oO YàLENTINIEN^ YALElfS

on préféra, dans ce pays, le code Théodoric à celui de Théodose* Charlemagne, dans ses Cor^ pitulairesy conserva plusieurs de leurs lois qui régissent encore TAngleterre. .

Quelques publicistes prétendent que l'institution des fiefs prit naissance chez les Goths ; le mariage n'était pas plus permis entre les nobles et les plébéiens qu'entre ks personne» libres et les esclaves. Le prince proposait les lois, les grands les discutaient , le peuple les acceptait ou les r^ijètait •

. L'impôt était répa rti par des magistrats él us ; on punissait rarement de mort; l'argent expiait le crime ; le coupable rachetait sa liberté ou sa vie : tout accusé était jugé par ses pairs; sou* vent le duel tenait lieu de jugement.

Les Goths, devenus puissans^ se divisèrent en deux peuples ; les orientaux , près du Pont- Euxin , prirent le nom d^ Ostrogoths ; ceux qui occupaient les bords du Danube "s'appelèrent J^isigoths. On a plus conservé le souvenir de leurs ravages que la mémoire de leurs rois ; on sait seulement que deux races célèbres les gouvernèrent long-temps. Les Amalçs régnèrent sur les Ostrogoths, le» Battes sur les Visigoths. On ne donnait à ces princes que le titre dé juges ^ Expuiis préférant sans doute le nom. qui exprIVnait la ^^"*™]Jf. justice à celui qui ne rappelait que l'autorité. ^"** Lorsque Valentinien et Yalena occupaient le

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trône romain^ un prince goth, nommé Hermann on Hermanrick, remplissait les contrées septentrionales du bruit de ses exploits. Ce conquérant^ que les Barbares nommèrent XAlexandre du Nord, subjugua douze nations; tous les Goths reconnurent sa puissance ; et , ce qui est sans doute plus extraordinaire que ses conquêtes, c'est qu'il n'entra qu'à l'âge de quatrevingts ans dans sa carrière héroïque, et ne la termina qu'à cent dix ans. Ces peuples belliqueux avaient encore, dans ce temps, d'autres chefs, Âlavivus, Âtalaric, Fritigerne et Alaric, qui méritèrent une grande renommée par leurs succès contre les Romains.

Âlaric fut le premier qui prit les armes pour venger une (bule de ses compatriotes captifs et dispersés dans l'Orient , et que le cruel Valens avait fait inhumainement égorger. Pendant deux campagnes , les succès furent balancés, et l'ha-: bileté de Victor et d'Arinthée ne put remporter aucun avantage, remarquable sur la sauvage valeur des guerriers du Nord; mais, la troisième année, Atalaric perdit une grande bataille; les généraux de Valens avaient promis aux soldats romains une forte somme par tête de Goth ; la cupidité rendit la poursuite ardente et le carnage affreux.

Les Barbares vaincus se soumirent; Valens Ptixemre conclut uli traité avec leurs princes, s'affran-. iJgoiiI

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chîi des subsides qu'il leur payait ^ et ne leur |>erinit la lil)erté de commerce que dans Fen** oeiute de deux villes situées sur le Danube. Rupture d« Cette paix, violée par la perfidie romaiùe^ pariaperfi. ne fut pas dc loHgue durée: Marcellinus, gëceUians. uéral remaiD^ imitant la bassesse du comte Tra-*^ jan, fit poignarder Gabinius / roi des Quade», qu'il avait invité à une conférence. A la nou-velle de ce crime, les Quades s'arment; les Sar-' mates, se joigneat à eux, mettent en fuite \e» Romains, ravagent laPannonie, et battent deuix légions commandées par Équitius* On croyait la^ Mo»te perdue f mais le jeune due Tbéodose, qui marchait sur les traces de [son père et devait surpasser sa gloire , rallie les troupes ,. ranime leur courage, arrête les Barbares, reprendl'offensive, et force l'ennemi à la retraite. I>aDS ce moment , Valentinien , arrivant en Illyrie pour secourir son frère , poursuit les Barbares au-delà du Danube, répand l'éponvaiite dans leur pays , détruit leurs villes , et revient prendre ses quartiers d'hiver à. Presboorg.

Mort II reçoit unô députation des Quades^ qui, dans oiea. l'iutentioft de se justifier à ses yeux , lui expo-« sent avec fierté l«urs griefs : ce prince empoxté les interrompt, tes menace, et,, dans le tran»-* port de sa colère, se rompt un vaisseau clans la poitrine. Des flots de sang kii ôfient la parole et . lai vie.

ET YAtEUTJNlIll H. 3o3

Les Romains avaient souffert douze années des emportemens de Yalentinien; il en fut luimême la dernière victime*.

Ce prince avait répudié Fimpératrice Sévéra, parce qu'elle avait abusé de son rang pour for** cer uu particulier à lui céder sou bien. Il s'é-« tait depuis remarié avec Justine ^ vcUverdé Magnence. Les lois et les mœurs permettaient alors le divorce , que condamnait l'Église.

Gratien^ proclamé César par Valentinien, de- v.icmi-

• 1 . ,1 . • . , nien II est

vait lui succéder; son nom se trouvait jomt a proclame celui de son père dans tous les actes publics^ et *"°^*""'" le respect qu'inspiraient ses qualités personnelles était encore fortifié par son union récente avec la petite-fille de Constantin. Mais que peuvent les droits les mieux reconnus et les plus puissans motifs d'intérêt public contre les passions privées ? Valentinien venait de mourir à Bréjaccio, au fond de laPannonie; Gratien était éloigné. Les généraux Équitius et Mellobaude^ croyant l'occasion favorable pour se donner un chef qui leur dût le trône, font paraître dans le camp l'impératrice Justine et son fils Valentinien, âgé de quatre ans. Les soldats, excités par les ambitieux qui espéraient régner sous le nom de cet enfant , le proclament empereur.

Gratien , par sa modération , trompa les espé- Magnanîrances de ces hommes perfides qui sacrifiaient Gratien.

* An 375.

So4 YÀLBNTJlflENy YALEN5, ETC.

Tempire à leurs intérêts. Ce prince, aussi sage que vaillant, aima mieux partager le trône que de Toecuper seul au prix d'une guerre civile ; et , par un édit confirmant le choix de Tarmée d'illyrie , il se déclara le collègue et le tuteur de son frère. Ainsi Tempire romain resta gouverné par Yalens et par ses deux neveux.

VALENS, CftAXIENy ETC. 5o5

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