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522 VILENS , GRATIEK
table du vieux Valendnien, gouvernait encore; il trompa Tempereur par des rapports infidèles ^ prévint ses ordres par les conseils de Valens^ et fit périr à Carthage l'illustre Théodose* Tout le monde romain pleura ce héros , que les païens placèrent au rang des dieux. Gratien ^ trop tard éclairé y prouva son repentir^ et expia depuis ce crime ^ en associant sans crainte à l'empire le fils de ce même Théodose. Maximin, qui avait voulu ternir et ensanglanter le règne du jeune empereur, comme celui de son père, fut jugé , condamné, et perdit la vie. Ce qui prouve la barbarie de ce temps, c'est que le plus doux des princes, le Titus de ce siècle, Gratien, parut mériter la reconnaiss^^nce du sénat romain, en ordonnant que désormais les sénateurs ne pourraient plus être soumis, dans aucun cas, à la torture.
Le principal ministre de Gratien était Gracchus, dernier descendant de la famille Sempronia; chrétien trop zélé, il fit des eni^emi^ à Tempereur en abattant beaucoup d'idoles;, mais il ne persécuta point les idolâtres.
L'empereur protégea dans la Gaule les écoles, et les multiplia; mais son amour pour les lettres et pour les arts ne put empêcher la décadence du goût ; on vit dans les écrits , dans les dis«cours, l'afFecUtion et l'enflure remplacer l'élégante simplicité^ comme l'architecture bizarre