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CHAPITRE VL

VALENTINIEN, GRATIEN, César, VALENTINIEN If, bn Occidwt; VALENS, PROCOPE, usuepaibur, in Oiunt.

• (Ans de J.-C. 864-383.) Portrait de Valentinien. — Sa fermeté à l'égard des soIdaU. — Àgsociation de Valens à l'empire. — Partage de l'empire entre Valentiniea et Valens. — Usnrpation

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>de Proeope.-— Lâcheté de Valena. — VagnanimitA d'Arbétion.— Fuite et mort de Procope. — Cruauté de Valenlinien. — Ses institnlions. — Mort d^Athanase. — Dis- ■enrioos ecclésiastiques à Roiue.— Victoires de Valentinien. — Son intrépidité dans un danger. — Son traité ayec Vacrien, roi des Allemands. — Victoires de Théodose en Bretagne, dcTenne proTince Valentie. — Tyrannie de Romanns en Afrique.—» RéroUe et mort de Firmus. — Mort de Théodose. — Gratien, fils de Valentinien, est nommé Auguste. — Exaction et mort de Sapor. — Tableau de la nation des Goths. — Exploits d*Hermanrich et d'Alaric— Paix entre Valens et les Goths. ~ Rnptnre de cette paix par la perfidie de Marcellinns. — Mort de Valentinien. — ValentÎBien II est proclamé empereur.— Magnanimité de Gratien.

Valentinien, porté au trône par l'armée, devait le jour au comte Gratien, soldat heureux dont la force et la bravoure avaient fait la fortune. On admirait la beauté du nouvel empereur, sa haute stature et le feu de ses regards : jeune, il s'était fait remarquer par sa tempérance et par sa chasteté autant que par sa force et par son courage. Doué d'un esprit naturel, vif et pénétrant, il avait la repartie prompte, le jugement sain ; mais, nourri dans les camps, il n'avait étudié ni les sciences, ni la philosophie, ni même la langue grecque, que parlait la moitié de l'empire. Il ne connaissait que les lois militaires. Observateur sévère de la discipline, il poussa souvent la rigueur jusqu'à la cruauté. Ayant embrassé la foi chrétienne, il méprisait les fables du paganisme; et, tandis que presque tous les grands pliaient sous l'autorité de Julien et revenaient, pour lui plaire, au culte des idoles, le fier Valentinien bravait la puissance de ce prince, et préférait son estime à sa faveur. Il osa même, en sa présence, frapper un prêtre païen qui voulait, malgré lui, le purifier en versant sur sa tête l'eau lustrale.

Ses talents lui firent pardonner sa résistance, et les suffrages unanimes de l'armée , noble prix de sa fermeté , rélevèrent, à l'âge de quarante trois ans, au pouvoir suprême. Parvenu au trône sans intrigues, il l'occupa sans crainte.

Sa première démarche prouva aux soldats qu'ils s'étaient donné un maître capable de reconnaître leurs services sans se soumettre à leur joug. Les ayant rassemblés suivant l'usage, à peine a-t-il commencé sa harangue, qu'il se voit in-

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